Au monde des PPP (plongeurs, paquebots, pancartes à vendre)

Notre impression de Cozumel, avant d’y mettre les pieds, est celle d’une île paisible où le scooter est roi,  de plages de sable fin à perte de vue et d’une petite ville coloniale. Le paradis du sportif où l’on peut même y faire un Ironman…

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À notre grande surprise, il n’y a pas de plage publique près de San Miguel de Cozumel. Il faut prendre un taxi pour s’y rendre. Pas de transport en commun pour s’imprégner de la culture locale. Les plages des hôtels sont privées. Il y a  des bar-terrasses en bord de mer qui vendent l’accès à la plage. C’est un peu décevant pour les voyageurs à petit budget comme nous.

Superbe eau, paradis des plongeurs...et des cyclistes

Superbe eau, paradis des plongeurs…et des cyclistes

L’abc pour se rendre à Cozumel… Nous prenons un vol (cheap!!) de Fort Lauderdale vers Cancun. De l’aéroport, nous embarquons dans un bus ultra confortable pour une balade d’environ 1h qui nous amène au centre-ville de Playa del Carmen pour 13$.  De là, un ferry nous mène jusqu’à l’île. Un autre 13$… 40 minutes.

À notre sortie du ferry, nous aurons un premier contact avec la mafia du taxi… et quelques minutes plus tard aux effets de l’ouragan Wilma (2005), de la spéculation des américains et de la crise financière de 2008 et des rumeurs* de dangers de visiter le Mexique.

Résultat… une maison sur deux a l’air d’être en ruine, flanquées par de grosses cabanes chics d’étrangers. Le tourisme n’est plus seulement le plongeur à la découverte des coraux mais bien les croisiéristes. On aime bien les croisières, on en a même fait quelques-unes. Toutefois, ce type de tourisme a des conséquences fâcheuses, pour ne pas dire poches.

Paysage de San Miguel de Cozumel

Paysage de San Miguel de Cozumel

Les gens qui arrivent sur l’île sont là pour quelques heures. Les habitants de l’île les harcèlent pour leur vendre un souvenir, une balade en taxi, en bateau, en moto, un accès à la plage, un lunch, des bijoux, des diamants…

Malgré tout il est clairement plaisant d’y passer l’hiver. On y trouve une grosse communauté d’expatriés. Des américains, des européens et même des canadiens. On fait de belles rencontres.  L’arrêt de six bateaux de croisière par jour permet l’émergence de services comme de grosses épiceries, centre d’achats, services médicaux de haut niveau, etc.

Carnaval en préparation

Carnaval en préparation

Les grands moments de notre visite :

  • L’ambiance du carnaval annuel,
  • La nourriture mexicaine et les taquerias,
  • Le tour de l’île à vélo
  • La température parfaite… chaude!
  • La «découverte» de services de santé à bon «precio»… clinique médicale, pharmacie et dentiste pour vraiment pas cher. On aurait dû en profiter mais nous y étions pour seulement cinq jours.

    Bonne bouffe mexicaine: tacos, enchiladas et compagnie! Ah, la Sol et la Tecate!

    Bonne bouffe mexicaine: tacos, enchiladas et compagnie! Ah, la Sol et la Tecate!

Conclusion : Si vous allez à Cozumel, choisissez un complexe hôtelier et sortez une journée ou deux pour aller en ville. Ce sera bien assez pour la découvrir! Si vous optez pour un petit hôtel ou un B&B, considérez sérieusement la location d’une voiture. Ils offrent de petites VW Beetles des années 70 décapotables. Très tendance pour aller à la plage, plonger en apnée, visiter des sites archéologiques ou se faire photographier tout dépeigné!!

*On dit rumeurs parce qu’il y définitivement des endroits plus à risque au Mexique mais Cozumel n’est certainement pas l’un de ceux-là.

Playa del Carmen

Playa del Carmen

 

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Léger, très léger ou extrêmement léger?

Posés depuis moins de dix jours en Floride à notre retour du Salvador, le prix des billets d’avion pour le Mexique nous incitent à repartir de plus belle.

Notre défi cette fois-ci, partir sans bagage!  Nous choisissons une escapade à Cozumel avec Spirit Airlines, la compagnie qui offre des vols à prix dérisoires.

Le prix du billet est très intéressant SURTOUT si on ne transporte  pas de valise. Le billet ne coûte que 200$ si on ne transporte qu’un item personnel. Il ne doit pas dépasser les dimensions suivantes; 16″ x 14″ x 12″.

Si on ne réussit pas ce tour de force, il faut ajouter entre 35$ et 100$ en supplément par bagage à main ou valise en soute.

Voici le contenu de notre item personnel.

Voyager avec un item personnel

Voyager avec un item personnelLé

Avantages

  • Facilite les déplacements car il est léger (prendre le bus, marcher jusqu’à  l’hôtel…)
  • Permet de bouger fréquemment (idéal pour les circuits «sauts de puces» où on doit dormir un jour ou deux dans un hôtel et changer d’endroits à plusieurs reprises),
  • Évite que la compagnie aérienne ne perde votre bagage,
  • Permet de toujours être premier aux douanes,
  • Réduit au minimum le questionnement sur ce qu’on va porter comme vêtement (une fois sur place, car avant de partir, les questionnements sont intenses),
  • Ne nécessite qu’une petite brassée de lavage au retour.

Inconvénients

  • Avoir à laver/rincer son linge dans la douche à tous les soirs (c’est moins pire qu’on le pense… toutefois, il arrive qu’on enfile un «short» humide le lendemain)
  • Oblige à voyager dans un pays chaud car les vêtements protégeant du froid sont encombrants,
  • Implique de collectionner les bouteilles de format voyage afin de respecter la règle du 100ml à bord de l’avion et il faut laisser à la maison votre canif, vos ciseaux, limes en métal…
  • Ensachez vos vêtements dans des «ziploc». Car si fouille il y a, vos slips ne se retrouveront pas à la vue de tous les passagers!!

 Êtes-vous prêt à relever le défi? Bon voyage…

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L’amour d’un chien pour mon sac

Il est 5h du matin et nous arrivons de San Salvador. Nous venons de récupérer nos bagages et le chien renifleur s’approche tout doucement de nous. Soudainement, il saute sur mon sac à dos tel un renard sur un mulot enfoui dans la neige! Il est en extase «sur» mon sac à dos. C’est l’amour à l’aéroport de Fort Lauderdale! Le douanier me sourit, je lui rends la pareille. Il offre un jouet à son chien et repart aussitôt. Commence alors notre introspection.

Est-ce que c’est le délicieux café que nous avons rapporté qui le fait réagir ainsi? On révise la liste des items défendus. Quelqu’un a pu mettre des objets prohibés dans mon sac? Après de longues minutes d’attente angoissantes en file, notre tour arrive finalement de remettre notre formulaire de déclaration au douanier.  Le chien revient pour un deuxième tour de piste et il a encore une vive réaction. Il détecte quelque chose de suspect. On a un problème. Pourtant, ça fait plus de douze fois qu’on prend l’avion au cours des quatorze derniers mois et nous n’avons été victime d’aucune fouille. La treizième fois sera peut-être fatidique.

Nous sommes blêmes d’une nuit blanche dans l’avion mais c’est surtout l’idée de la fouille qui nous déplaît. Le douanier nous apostrophe alors :

«Do you have any medications, drugs»?

«Si, si, oups, yes, yes,»

« What types of drugs? »

« Many, I don’t remember the names »

Le douanier nous prie de déposer nos sacs sur le comptoir et enfile ses gants. Il amorce la fouille de nos sacs et nous demande alors;

«Any narcotics»?

Euuuhhhhh, non mais nous avons des pilules. Beaucoup de pilules. C’est la faute de la Clinique du Voyageur. Quelques consultations nous permettent d’établir les vaccins à être idéalement administré et les médicaments à transporter.  On a :

  • Malarone et chloroquine; deux types de pilules pour la malaria en fonction des régions que nous visitons;
  • Dexamétasone pilules pour l’altitude
  • Azythromicine  et Cipro contre les infections aux bactéries,
  • Antihistaminiques pour les allergies,
  • Tamiflu pour le H1N1 ou autre forte grippe
  • Immodium pour la diarrhée,
  • Gravol pour le mal de cœur,
  • Gastrolyte pour combattre la déshydratation,
  • Eno et Peptobismol pour les maux de ventre,
  • Acétaminophène et ibuprophène pour les petites douleurs de tous les jours,
  • Quelques seringues et thermomètres,
  • Sans parler des crèmes cortisone, Polysporin…

Une petite pharmacie quoi!

Notre trousse de médicaments

Notre trousse de médicaments

Malgré notre explication quant à l’utilité de ces médicaments, il nous regarde d’un air sceptique. Il appelle alors le chef pour s’assurer de la marche à suivre. Nos rires sont plutôt crispés, nerveux et jaunes! Nous signalons que nous avons les feuillets explicatifs et l’étiquette de prescription de chacun des médicaments.

Ils remballent nos sacs et les déposent dans le scanneur. Celui de Marie-Anne ressort sans problème. Le mien cependant montre une anomalie.

Il est rendu 6h15 du matin, nous n’avons pas encore eu droit à notre café.

Le douanier nous lance alors dans son anglais mâché;

«You have pot?»

«What? Pot? Of course not.»

«No, I mean you have a pot in your bag?»

«Si, si, yes, yes, it’s a pot which serves to boil water for our morning coffee…»

«OK, you’re good to go!»

Ouf… on a enfilé nos sacs, on est reparti lentement vers la sortie de l’aéroport. Nous n’avions plus besoin d’un café car nous étions très bien réveillés!!

Welcome to the United States of America!!

On doit ajouter que nous sommes heureux de transporter cette trousse mais que nous l’utilisons rarement. Nous avons aussi constaté qu’il est EXTRÊMEMENT facile de se procurer une grande majorité de ces médicaments dans les pharmacies de tous les pays que nous avons visités sans prescription. On peut même les acheter à l’unité et ce, à prix dérisoires. Bon voyage!!

Instructions et prescription

Instructions et prescription

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Au pays du Sauveur…

Plus de trois milles morts par année… Dans ce petit pays de sept millions d’habitants, comme au Québec, plus de quinze milles d’entre eux sont morts au cours des cinq dernières années!? On va être franc, lorsque nous avons acheté nos billets d’avion en direction du Salvador, nous ne savions pas ça!?

Nous voyageons au sein de pays à risque depuis plus d’un an maintenant. Ça ne devrait donc pas nous intimider. Les racontars c’est une chose mais les chiffres ne mentent pas.

Gardes armés, vitres pare-balles et rencontres amicales

Gardes armés, vitres pare-balles et rencontres amicales

On a choisi le Salvador pour les raisons suivantes…

  • Les billets d’avion avec Spirit Airlines pour moins de 275$/personne aller-retour en étant raisonnables avec les bagages. Facile pour nous!
  • Le coût de la vie au Salvador… on maintient une moyenne de dépenses quotidiennes de 63$ pour deux personnes sur trente jours!
  • De plus, c’était l’un des deux pays d’Amérique Centrale que nous n’avions pas visité.

    Jus aux radis, café, villages de montagne et de pêcheurs

    Jus aux radis, café, villages de montagne et de pêcheurs

Évidemment, il ne faut pas être trop friand de luxe au Salvador. Les infrastructures touristiques sont limitées. On peut tout de même percevoir les efforts du ministère du tourisme pour nous attirer. Le circuit des ‘Pueblos vivos’, Ruta de Las Flores, Suchitoto en sont la preuve.

Charmante ville de Sushitoto

Charmante ville de Sushitoto

Toutefois, les douches à l’eau froide sont encore la norme, le transport en bus scolaire transformé littéralement (voir notre photo) en «chicken bus» est généralisé… Le choix de nourriture y est restreint. Il faut aimer les «pupusas», le plat national!

Chicken Bus...littéralement

Chicken Bus…littéralement

 

Pupusas et uva Tropical, un soda qui goûte le raisin et bière pour Martin

Pupusas et uva Tropical, un soda qui goûte le raisin et bière pour Martin

C’est une galette à base de farine de maïs ou de riz fourrées aux fèves et au fromage. Parfois on nous offre une farce composée d’un mélange de viande style «catchow». Non merci pour le «chicharron». Sinon, les «pupuserias», haut de gamme, en offrent farcis aux «jalapenos», à l’ail, aux crevettes séchées ou aux légumes… Alors, Martin préfère aux «jalapenos» et Marie-Anne aux légumes! On accompagne le tout avec un très bon et très sucré soda aux raisins… une fois par jour, c’est agréable.

Ceci dit, on a découvert un pays de gens chaleureux et accueillants pour les gringos comme nous. Ils nous surnomment affectueusement ainsi et ce n’est pas péjoratif. Les femmes affectionnent spécialement Martin allant même jusqu’à lui chatouiller les mamelons ou lui envoyer des becs volants au passage!?

Ils sont très pauvres, le coût de la vie est ridiculement bas. Ils coupent les cheveux pour 1.25$, vendent des sacs d’eau dans les bus à 15¢, des arachides pour 25¢… combien de profits peuvent-ils bien faire? On dit généralement qu’ils gagent 1$ de l’heure. Ça nous incite à consommer… même quand on n’en a pas vraiment besoin. On leur achète de tout!!

Achats à cora

Achats à cora

 

Paletas... délicieux "pop sicle" double fruits

Paletas… délicieux “pop sicle” double fruits

Ils reçoivent aussi beaucoup d’aide de chez nous. Que ce soit financière, via un organisme pour construction de maisons ou mise en place de jardin. Les vêtements usagers sont très populaires. C’est le paradis du «thrift shopper». On croise des casquettes de la Caisse Pop Ste-Colette ou des t-shirts de la Cage aux Sports!!??

On a découvert :

  • Le « cora » ou le 25¢. Tout se vend à 1, 2 ou 3 « coras » pas à 75¢ mais bien 3 coras! Une fois adapté, c’est un vrai plaisir d’acheter sur la rue ou dans les bus. Bonbon, peanuts, fruits, jus, chips, crème miracle et bien sûr la bénédiction d’un ‘preacher’ qui entre dans le bus et essaie de nous convaincre que la parole de dieu est la voie à suivre… Hilarant!
  • Les « chicken bus » avec un service extraordinaire (si on fait abstraction du confort). Ils partent quand c’est ‘ben’ plein. Il ne faut pas avoir peur de se coller! Sièges des bus à 2 et on se retrouve à 3 et souvent 4. Mais départs super fréquents pour visiter les micro-villages et vraiment pas cher.
  • Le café d’altitude. On avait un faible pour la Colombie et le Costa Rica mais on ajoute le Salvador dans la liste. Wow le café Bourbon!
  • Paysages de volcan. C’est un pays résilient qui a vécu la guerre, éruptions volcaniques et tremblement de terre… Hier on a eu droit à un tremblement de terre (4.2) et le volcan Chapparastique est en activité depuis un mois…
  • Villes désertes à 8h le soir. Héritage du régime militaire et du couvre-feu… ou des statistiques de mortalité.
  • Entrepreneurs inspirants. Oli et Mao du Québec qui sont propriétaire du El Dorado à El Zonte, Carlos qui a la Casa Verde à Santa Ana et Ana de Jo An’s Hostal à San Salvador. Des gens qui ont le sens des affaires et l’intuition en ce qui concerne les besoins des voyageurs. C’est d’ailleurs à El Zonte que nous rencontrons pour la première fois un membre de notre famille élargie, Ben le chum de ma cousine Aurélie.
    Ascension du volcan de Santa Ana et panorama du volcan Izalco

    Ascension du volcan de Santa Ana et panorama du volcan Izalco

    Ruines de Tazumal

    Ruines de Tazumal

    Salvador... pays de fervents catholiques

    Salvador… pays de fervents catholiques

    Repère de surfeurs, El Tunco

    Repère de surfeurs, El Tunco

Nous reprenons un vol vers la Floride ce soir d’où nous travaillerons sur la réalisation de notre film ‘De Montréal à Rio’, notre aventure en voiture. Nous prévoyons la sortie en salles à l’automne 2014.

PS : Le Sauveur en espagnol se dit; El Salvador!! ;-)

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Maison en pain d’épices, hockey et famille

 

Les oiseaux sont partout!

Les oiseaux sont partout!

 

Kayak dans les Everglades, pays des alligators

Kayak dans les Everglades, pays des alligators

Top 5 Visites du Sud de la Floride:

1-      Aller à la rencontre des alligators (et des moustiques) dans les Everglades.

2-      Se promener dans la paisible ville de Naples où dauphins, pélicans et touristes « bien nantis » se côtoient sur la plage de sable blanc du Golfe du Mexique.

3-      Visiter le domaine Ringling à Sarasota. John Ringling est un homme d’affaire qui a fait fortune dans l’industrie du cirque. Sa maison, Ca’d’zan, un musée du cirque et leur collection d’art transformée en musée sont ouverts aux visiteurs.

4-      Flâner à South Beach!! Ocean Boulevard et ses édifices art déco, la piétonne Lincoln road avec ses boutiques et restos… sans oublier la plage!

5-      Faire une balade sur la A1A entre Lake Worth et Fort Lauderdale pour admirer les maisons de millionnaires, les petits motels et les « boardwalks ».

A part les alligators (et leurs os), on a vu des toiles d'araignées...au grand bonheur d'Ade

A part les alligators (et leurs os), on a vu des toiles d’araignées…au grand bonheur d’Ade

 

Parc John Price... paradis des kayakistes et des iguanes

Parc John Price… paradis des kayakistes et des iguanes

 

 

Vélo à Lake Worth

Vélo à Lake Worth

 

 

Bon truc de délinquante

Bon truc de délinquante

 

 

Plage de Naples sur le Golfe du Mexique

Plage de Naples sur le Golfe du Mexique

Top 5 Expériences du temps des fêtes en Floride

1-      Profiter du « bondfire » et de la plage de Lake Worth.

2-      Manger une poutine au Poutine Dog Café  et se taper le circuit de conditionnement physique de l’association des maladies du cœur le lendemain.

3-      Aller voir un match Habs vs Panthers à côté du Sawgrass Mills.

4-      Faire de l’observation d’iguanes, oiseaux, « gators »… mais aussi du vitrail. Nous avons commencé la reproduction en vitrail d’œuvres d’Adeline. Vive McMow pour trouver les fournitures!

5-      Tenter de déterminer la décoration de Noël la plus quétaine du terrain de camping!

On fait du vitrail en camping

On fait du vitrail en camping

 

 

Vitrail de l'oeuvre Girabaldi Estates

Vitrail de l’oeuvre Girabaldi Estates

 

Notre maison de luxe en pain d'épices

Notre maison de luxe en pain d’épices

 

Le plaisir d'être en famille

Le plaisir d’être en famille

 

La maison de Ringling

La maison de Ringling

 

Champagne... et crabe pour le nouvel an

Champagne… et crabe pour le nouvel an

 

Un gros MERCI à Louise et Bernard pour la tente et la chaufferette (et+!) mais aussi pour nous avoir donné un bon coup de main au niveau de notre budget!!!  Par-dessus tout, on est reconnaissants d’avoir eu la chance de passer Noël et jour de l’an en famille, un grande lujo para los viajeros!

Entre temps, nous travaillons très fort sur un film! Oui oui, nous sommes à monter un documentaire de notre aventure sur la route à travers les Amériques.

South Beach

South Beach

Habs vs Panthers

Habs vs Panthers

Décorations de Noël du camping

Décorations de Noël du camping

Dans les jardins de Ringling

Dans les jardins de Ringling

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Invasion de “snowbirds”

Cou’donc, ça ne parle que français ici!? C’est ainsi qu’après plus de dix mois de pratique intense de la langue espagnol dans les Amériques qu’on atterri à Fort Lauderdale aux USA.

Dès notre sortie de l’avion, des gens autour de nous parlent français. Il y a les Québécois qui arrivent pour se sauver de l’hiver mais aussi des Haïtiens, qui eux, travaillent à l’aéroport.

On se sent comme chez nous!

On se sent comme chez nous!

Chanceux, c’est mon cousin et sa blonde qui nous accueillent à notre descente de l’avion. C’est le plus jeune «snowbird» que je connaisse. Il n’a que quarante ans et réussit tout de même à se sauver de notre hiver depuis plus de cinq ans déjà!

Doublement chanceux, à notre arrivée chez mon cousin, les Canadiens mènent par un but sur les Oilers d’Edmonton. En plus, on a droit aux côtelettes de porc sur le «charcoal» avec de la Molson!! Demain matin, on pourra écouter Salut-Bonjour! Bref, on se sent chez nous!!

Sa maison-roulotte se trouve à Lake Worth, à environ une heure au nord de Fort Lauderdale. Tel que le disent les affiches sur la route, c’est là que les tropiques débutent! Oui, oui, on est encore dans les tropiques et le soleil nous le rappelle rapidement! C’est une région de la Floride qui est habitée par de nombreux Cubains. C’est d’ailleurs avec un plaisir renouvelé que nous avons l’occasion de pratiquer la langue espagnole.

Lake Worth

Lake Worth

Les Cubains sont également bien heureux de pouvoir communiquer sans devoir nous demander d’attendre l’arrivée d’un membre de leur famille qui parle anglais… On se lie d’amitié avec la famille « d’en face ». Ils proviennent de Santa Clara, la contrée du Che. Raoul et sa femme se sont pointés il y a près de dix ans déjà. Ils ont pu ensuite accueillir leurs parents, leurs frères, leurs cousins… seuls les plus jeunes qui ont la chance d’étudier en Floride sont en mesure de parler en anglais.  Ça semble plutôt simple de s’établir aux USA pour eux. Ils demandent un visa pour aller en vacances en Floride. Ils prennent l’avion et ne retournent jamais à Cuba. Après un an de vie en Floride, ils obtiennent une «green card» et le tour est joué!! À soixante-cinq ans, ils peuvent même obtenir un chèque de sécurité sociale!! Ça, c’est ce qu’ils nous ont dit!

A West Palm Beach

A West Palm Beach

C’est en prenant l’autobus et le train qu’on se rend compte de l’importance des communautés ethniques en Floride. Tous les dépliants explicatifs sur le système de transport en commun sont écrits en trois langues. L’anglais, l’espagnol et le créole. «Bin su mon frrèr!» à moins que vous préfériez «si, si mi hermano!».

Nous savons que la Floride est un état habité par de nombreuses communautés des Amériques. Cependant, on ne se doutait pas qu’on ferait nos emplettes dans une chaîne de marché d’alimentation d’origine mexicaine!! À nous les «chiffles», «elotes» y «Coronitas» !!! Chez El Bodegon, on croise des Mexicains, Cubains, Colombiens, Péruviens Guatémaltèques… et on retrouve la nostalgie et les produits qu’on a appréciés dans la dernière année.

Il y a de nombreux postes de radio langue espagnole. On trouve des journaux de quartiers dans cette même langue. Bref, c’est un bain dans la culture rythmée et épicée des Amériques d’origine espagnole!!

Jardinage et petits intrus

Jardinage et petits intrus

La Floride offre de nombreuses options pour s’amuser à l’extérieur et profiter du soleil. Évidemment, il y a la plage, le golf, le tennis, les piscines publiques, le ski nautique, le vélo, le jogging… de notre côté, nous avons découvert les parcs. On peut généralement y pratiquer toutes ces activités et ça nous a permis de découvrir le «disk golf»!!

Promenade au parc Okeehelee

Promenade au parc Okeehelee

Une première partie de disk golf

Une première partie de disk golf

Ma première leçon de golf avec un PRO! Merci JF

Ma première leçon de golf avec un PRO! Merci JF

Le «disk golf» se pratique à l’aide «frisbee» de poids différents. Le coup de départ se fait à l’aide du disque le plus lourd qui couvre de longue distance. Le coup d’approche avec un disque plus léger et le «putter» avec un petit disque. Le trou est un genre de poubelle sur pied à un mètre du sol, sans côté, dans laquelle sont suspendues des chaînes métalliques qui absorbe l’impact du disque pour qu’il tombe dans la coupe d’environ 60cm de diamètre. Il y a même une ligue et après quelques matches on peut y calculer son handicap!!

Avec nos vrais disques... on ne parle plus de vulgaires frisbees

Avec nos vrais disques… on ne parle plus de vulgaires frisbees

En terminant, nous nous sommes offert le summum de l’amateur de sport!! Soit, aller «tailgater»!! Oui, oui, on se rend alors au stade des Dolphins de Miami pour le match de football du dimanche. Et là, on s’installe dans le stationnement pour s’y cuisiner des hamburgers en compagnie des 50 000 autres fans présents!!

Tailgate

Tailgate

On se pointe au stade vers 10:30h. On sort le grill et on met le feu aux briquettes de charbon de bois. Ensuite on s’échange quelques passes avec notre ballon de football, on déguste une bière ou deux, on discute du match qui débute à 13h… C’est un rendez-vous familial et les gens portent majoritairement les couleurs des Dolphins… Ce sont les Panthers de la Caroline et Cam Newton, une des nouvelles vedettes de la NFL qui viennent disputer la victoire aux Dolphins. Évidemment, il a réussi un autre de ses tours de magie pour voler le match à la toute dernière minute…

Dolphin land

Dolphin land

 

Cheerleaders, Marino et le soleil de la Floride

Cheerleaders, Marino et le soleil de la Floride

 

A chacun sa façon de démontrer son attachement à l'équipe

A chacun sa façon de démontrer son attachement à l’équipe

Vive le Sunshine State !!

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Joyeux Noël et Bonne Année 2014

Nous vous souhaitons un Joyeux Noël et une Bonne Année 2014 en direct du pays des alligators, des oranges et des snowbirds.

Nous, bien sûr, sympathisons avec vous quant à la quantité de précipitations reçues durant les derniers jours…mais on vous confirme que sans neige, l’ambiance n’est pas parfaite pour célébrer Noël!

En tant que voyageurs, nous commencerons l’année comblés. Nous serons dans l’avion en direction du El Salvador.

Ho! Ho! Ho!2013_12_22

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De pilote à passager

Nous atterrissons à Fort Lauderdale en Floride. On se retrouve alors dans LA capitale du monde des croisières.  Nous faisons trois croisières l’une après l’autre.

Certains d’entre vous pensent peut-être que nous avons gagné le gros lot… et bien non. On magasine (beaucoup!) sur quelques sites et on réussit à s’en sortir à prix décent!! Les croisières que nous avons choisies nous coûtent environ 1000$ pour deux par semaine! Vacations to go et Crucon sont nos sites de prédilection. Évidemment, il faut oublier les balcons, couper dans l’alcool et les excursions pour réussir à respecter (ne pas totalement bousiller) notre budget. Chose certaine, on mange et on profite des installations au même titre que tous les autres passagers!!

Après un an de voyage, il est venu le temps de passer de pilote à passager!! On a besoin de repos et de changement. On veut réduire le nombre de décisions à prendre au quotidien. On ne veut plus chercher pour de l’essence, de la nourriture, une auberge, une excursion, un site à visiter… Bref, on ressent le besoin de faire confiance à un capitaine.

Il n’en demeure pas moins qu’un bon truc pour économiser est de faire ses recherches sur les destinations où l’on s’arrêtera. On peut alors préparer ses excursions soi-même. De toutes façons, les agences de tourisme, les taxis et les bus attendent les croisiéristes à la sortie du bateau pour vous offrir leurs services. Il ne reste plus qu’à négocier!! Généralement, on réussit à obtenir les mêmes excursions que sur le bateau mais à la moitié du prix sans travailler très fort!!

Coral Princess

On se fait livrer le café à tous les matins à la cabine!! Il fait beau et chaud donc on profite des nombreux bains tourbillons et piscines. De plus, les employés sont très accueillants et serviables… Sur le coup de midi, le capitaine nous explique où l’on se trouve sur l’Atlantique! Nous apprécions (un peu trop même) la nourriture. On a droit au cinéma en plein air sur le pont à tous les soirs, avec popcorn bien sûr!

Cinéma en plein air sur le Princess et soirée chic en préparation

Cinéma en plein air sur le Princess et soirée chic en préparation

 

Sur le Coral Princess... pas facile pour la ligne

Sur le Coral Princess… pas facile pour la ligne

Les escales: Aruba, sans façon. La vieille ville de Cartagena et l’accueil des Colombiens est à ne pas manquer! Le canal de Panama est fascinant! Colon est sans intérêt. Puerto Limon est surprenante pour sa rue piétonne et ses paresseux! Grand Cayman permet de nager avec les poissons… gratuitement!

Aruba... le fait d'avoir visité le dimanche et d'avoir eu de la pluie n'a certainement pas aidé à notre opinion mi-figue mi-raisin

Aruba… le fait d’avoir visité le dimanche et d’avoir eu de la pluie n’a certainement pas aidé à notre opinion mi-figue mi-raisin

 

Cartagène et son port nous ont rappelé de beaux souvenirs

Cartagène et son port nous ont rappelé de beaux souvenirs

Cartagène et sa vieille ville

Cartagène et sa vieille ville

On rencontre Jonathan à Limon au Costa Rica

On rencontre Jonathan à Limon au Costa Rica

L'expérience ultime du canal de Panama

L’expérience ultime du canal de Panama

Un charmant paraisseux

Un charmant paraisseux

Superbe eau turquoise de Grand Cayman

Superbe eau turquoise de Grand Cayman

Grand Cayman

Grand Cayman

Carnival Liberty

Il y a quatre escales à l’horaire. Half Moon Cay est une plage de rêve, sable fin, eau turquoise et vagues douces!! St-Thomas USVI est une dépendance Américaine qui est très prisée par les propriétaires de gros yachts qui s’y prélassent pendant l’hiver. San Juan, Puerto Rico est l’endroit où les Espagnols ont construit plusieurs forts…c’est une visite intéressante. Finalement, on passe par Grand Turk, site de l’amerrissage des premières capsules spatiales Américaines! Impressionnant et fascinant à la fois!

San Juan... Puerto Rico, isla del encanto porte bien son nom

San Juan… Puerto Rico, isla del encanto porte bien son nom

 

Incroyable plage privée de Half Moon Cay

Incroyable plage privée de Half Moon Cay

St-Thomas, ville où il y a encore des rumeurs de trésors cachés

St-Thomas, ville où il y a encore des rumeurs de trésors cachés

Grand Turk... plage et voyages dans l'espace

Grand Turk… plage et voyages dans l’espace

On mange également (!!!) très bien à bord du Carnival! L’ambiance y est définitivement plus à la fête et il y a toujours un spectacle en cours pour vous divertir! Il y a même des glissades d’eau… Le summum est que l’on a droit à un concours de « booty shake » sur le bord de la piscine!! C’est une grand-mère afro-américaine qui remporte la palme du brassage de fesses!!! Hilarant!!

Les soirées chics sont respectées et les gens en profitent pour se faire prendre en photo. De notre côté, un des nombreux « thrift shop » GoodWill en Floride nous permet de respecter le code vestimentaire. C’est l’équivalent de nos Village des Valeurs ou Renaissance.  Je me trouve un veston et des souliers, MAG se déniche une camisole à paillettes et des sandales à talons hauts!! Le tout pour la modique somme de 30$!!

Sur le Carnival Liberty... avec nos vêtements du Thriff Shop

Sur le Carnival Liberty… avec nos vêtements du Thriff Shop

 

Norwegian Epic

On débarque du Carnival qui est à quai à côté de notre prochain bateau, le Norwegian Epic! C’est le plus gros bateau sur lequel on a la chance de mettre les pieds de notre vie… 4500 passagers et plus de 2000 employés!!

Invasion de chaises roulantes électriques, ogres et paresseux

Invasion de chaises roulantes électriques, ogres et paresseux

Norwegian se targue d’être le croisiériste permettant le « freestyle cruising »! Aucun passager n’a d’heure de souper précise. Au lieu de faire la file, on nous remet un « beeper » et une flûte de mousseux, histoire de nous faire patienter. Le nombre de passagers fait que les employés sont très occupés et le service en souffre inévitablement. L’offre d’activités et le design moderne du bateau compensent. On teste les glissades d’eau, le mur d’escalade, l’immense gym… Impossible de s’y ennuyer.

Sur le Norwegian Epic

Sur le Norwegian Epic…bateau au design moderne

Lecture, glissades d'eau et escalade sur le Norwegian Epic

Lecture, glissades d’eau et escalade sur le Norwegian Epic

Les escales nous permettent de visiter à nouveau St-Thomas USVI. On passe ensuite par St-Marteen, un joli village en bord de mer avec un beau «boardwalk», de l’eau turquoise et des communautés Néerlandaises et Françaises qui s’y côtoient. On termine par Nassau aux Bahamas. Il y a déjà quatre autres bateaux de croisière qui y sont accostés. C’est une destination très populaire et il y a beaucoup de monde en ville. Évidemment, le complexe Atlantis recueille sa large part des dollars des touristes.

Nassau, Bahamas

Nassau, Bahamas

St-Marteen

St-Marteen

St-Thomas et le superbe Disney Fantasy

St-Thomas et le superbe Disney Fantasy

La vie des gens riches et célèbres pour nous se termine alors que nous sortons avec nos sacs sur notre dos et que nous marchons du terminal maritime vers le métro de Miami.

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Moi, j’vends!!

Nous célébrerons un an sur la route à parcourir les Amériques en croisière. Nous venons d’acheter un aller simple pour quitter le Brésil et se rendre à Fort Lauderdale. Un seul problème, il ne nous reste que dix jours pour se départir du SuzuCamp!!

On part de Brasilia, au centre du pays, avec la ferme intention de rejoindre Salvador sur la côte Atlantique au «pc». En cours de route, on s’arrête pour dormir sur deux «truck stop». La vie sur une halte de routiers est vraiment fascinante. Les chauffeurs sont tous en gougounes de marque Havaianas bien sûr! Ils portent tous le short de «surfer» et le t-shirt très tendance… on est loin des chauffeurs aux bottes à caps et à l’habit bleu ou vert de chez nous!! Ah le Brésil!!

Les «postos» sont littéralement organisés comme de petits villages. On y trouve de l’essence, des restos, un dépanneur, une section wi-fi, des douches, un barbier, une boutique vidéo et bien sûr tous les services de mécanique et d’entretien de camion… Un monde à découvrir!!  Notre bolide est tout petit à travers ces mastodontes mais la plupart des chauffeurs nous saluent et sont abasourdis d’apprendre que nous avons conduit depuis le Canada?!

Itaparica

Itaparica

Nous avons la chance de dormir dans un très beau camping en bord de mer sur l’île d’Itaparica dans la région de Salvador. Les palmiers y sont nombreux et très hauts. On est dans le sable, l’eau est turquoise et le fond de l’air sent le sel! On est à seulement quelques kilomètres du Club Med. C’est déjà notre dernier weekend de camping et on tente de s’alléger. Les enfants des voisins héritent de chaises, lampes frontales… C’est avec eux que nous pratiquons un peu plus notre portugais! Obrigado!

En chemin vers Salvador, nous avons prenons un traversier. Nous préparons nos affiches «Vendo, Suzuki 4X4, 207 000km»  mais il nous manque un prix. Curieux, j’apostrophe le conducteur derrière nous qui conduit aussi un 4X4. Je lui demande alors quel prix demander pour vendre vite, vite, vite! Il ne nous reste qu’une semaine au pays. Il me promet alors de me rappeler en soirée avec une idée de prix.

Quinze minutes plus tard, il revient vers moi pour vérifier l’immatriculation, mon passeport, le numéro de série du véhicule, bref, il m’explique qu’un de ses amis serait fort probablement intéressé à l’acheter pour l’utiliser sur sa fazenda (ferme). C’est idéal pour nous car importer le véhicule pour le mettre légalement sur la route est compliqué.

Sur le traversier, il revient à la charge en me proposant de nous conduire à un hôtel à Salvador. Il nous avoue alors qu’il est prêt acheter notre bolide à la condition que le 4X4 fonctionne. Il veut l’essayer! Est-ce que 600$ ferait notre affaire? Marché conclu!!!

Vente de l'auto... on n'a pas eu le temps de mettre un prix et envoi d'un GROS paquet

Vente de l’auto… on n’a pas eu le temps de mettre un prix et envoi d’un GROS paquet

Moins de 6h après avoir abordé notre voisin en ligne au traversier, on vide le Suzuki de ses neufs caissons de «stock». Revenu à l’auberge après avoir visité deux guichets automatiques, je signe l’endos de mon certificat d’immatriculation, il me tend l’argent, nous signons une déclaration de vente à l’amiable et c’est ainsi que se conclut la vente de notre fidèle SuzuCamp!! Marie-Anne verse quelques larmes.

Un peu sous le choc du déroulement rapide des derniers événements, nous visitons Salvador qui est une ville coloniale très colorée. Les teintes pastel y sont à l’honneur. Les bâtiments y sont en bon état on peut y visiter plusieurs petites plages. La promenade de front de mer est tel un serpentin vallonné qui permet de passer par toutes les couches de la société.

Salvador à la plage...

Salvador à la plage…

Salvador, superbe ville coloniale

Salvador, superbe ville coloniale

On se tape un dernier bus de nuit pour compléter le trajet Salvador-Recife. Plus de douze heures mais avec l’aide de nos petites pilules bleus, ça se passe vraiment très bien. Comme le disait l’annonce publicitaire; «Ne partez pas sans elles!!»

Recife est une ville de plage. Les tours à condos se succèdent à un rythme effarant. Le large «boardwalk» en bord de mer y fait près plus de huit kilomètres. Les joggeurs et marcheurs y sont rois. On trouve aussi une piste cyclable indépendante de la voie de circulation… C’est vraiment un bel endroit pour prendre une semaine à la plage. Seul ombre au tableau, les requins! Il y a des affiches sur la plage expliquant qu’il existe un danger réel d’y laisser sa peau, et ce surtout lorsque la lune est pleine ou la marée haute. Alors ça se fait bronzer à souhait!!

Recife, le boardwalk, les requins et les leggins qui flashent

Recife, le boardwalk, les requins et les leggins qui flashent

Donc, quelques jours après avoir célébré mon quarante-sixième anniversaire de naissance sur la plage de Recife nous quittons l’Amérique du Sud. Onze mois et demi de conduite automobile, 33 000 km, treize pays traversés sans aucun accrochage, aucun vol, aucune contravention, aucun pot de vin versé à la police… Nous sommes fiers notre périple et heureux de revenir la tête pleine d’espagnol, de portugais, de nouvelles connaissances et de souvenirs.

Le retour...vers l'Amérique du Nord

Le retour…vers l’Amérique du Nord

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1750 vs 1950

Si on vous décrit une ville qui prend la forme d’un avion. Vous croirez certainement que nous sommes atterris (jeux de mots) aux Émirats Arabes Unis. Cette ville, du centre agricole du Brésil, est conçue dans les années 50 par des architectes qui ont le mandat d’imaginer la cité qui arrachera le titre de capitale à Rio.

Rencontre de Julien, Français qui roule en moto depuis près de 3 ans!!

Rencontre de Julien, Français qui roule en moto depuis près de 3 ans!!

Le cockpit abrite des bâtiments gouvernementaux d’importance. Le fuselage est composé d’édifices à bureaux, d’espaces verts, de monuments, du terminus de bus, de centres d’achats… les ailes sont formées de quartiers d’habitation!! Le moins qu’on puisse dire, c’est flyé!! Les rues sont larges, longues et droites. Les bâtiments sont à étages multiples, l’architecture est épurée et harmonieuse. Futuriste!

Brasilia, ville en forme d'avion!

Brasilia, ville en forme d’avion!

Le Brésil, un pays de contrastes, nous permet de constater la différence entre deux époques de façon spectaculaire. En plus des gens d’origine si variées qui compose le pays, le contraste entre les villes de Goias et Brasilia le démontrent parfaitement.

Architecture futuriste de Brasilia

Architecture futuriste de Brasilia

Nous passons également par Cidade de Goias où l’on se retrouve soudainement en 1750 à l’époque glorieuse des Portugais.
Les rues sont tortueuses et faites de pierres, on ne peut y circuler que très lentement. Les maisons n’ont qu’un étage. Elles sont toutes de stuc et peintes d’une couleur pastel. Les corniches et les cadres de fenêtres sont blancs. Il y a plusieurs églises. Un rio la traverse lentement établissant ainsi le rythme. C’est la colonie.

Goias, la coloniale

Goias, la coloniale

On a même la chance d’assister à une séance de Capoeira. C’est un art martial qui origine des méthodes de combat et les danses des peuples africains du temps de l’esclavage au Brésil. C’est maintenant un exercice pratiqué par les grands et les petits. Ça nous fait même parfois penser au break-danse. Fascinant!! On ne s’initie pas mais on se donne chaud dans les trilhas (sentier) et on se récompense par des baignades aux cachoeiras (chutes).

Capoeira

Capoeira

Trilhas, cachoeira et cajou

Trilhas, cachoeira et cajou

Cidade de Goias permet de circuler à pieds et de s’y sentir en vacances. La Praça centrale de Goias s’offre en spectacle à tous les jours vers 17h. En effet, ses habitants viennent y relaxer autour d’une rotonde à l’ombre des manguiers. Jeunes et moins jeunes s’y retrouvent On peut y déguster une bière ou un jus de cajou avec un sac de pipoca (popcorn) en admirant le soleil couchant. Bien belle habitude!

Comidinhas, pipoca et piquis

Comidinhas,pipoca et piquis

L’efficacité de Brasilia est quant à elle surprenante. La circulation automobile est fluide, l’axe central de circulation est si large que le bruit en émanant est minimal. Les virages à gauche se font par des bretelles d’accès évitant les bouchons. Bref, on a appliqué des principes qui fonctionnent encore cinquante ans plus tard!!

Pour les amoureux de vitrail, le Sanctuaire Don Bosco

Pour les amoureux de vitrail, le Sanctuaire Don Bosco

Le charme de Cidade de Goias est indéniable. Les résidents sont accueillants et on peut y pratiquer notre portugais facilement. Les commerçants sont tout aussi gentils et reconnaissants de notre passage dans leur ville. L’échange d’adresse courriel et d’identité Facebook est inévitable.

À Brasilia, on passe inaperçu. Le rythme y est rapide. Sans automobile, on est plutôt pris au dépourvu. Merci SUZUCAMP! On y travaille, les télés sont branchées sur le réseau décrivant la vie politique. Madame Rousseff, la présidente, est en vedette! On s’y sent malheureusement un peu comme un intrus. Le piéton n’y est pas le bienvenu. Les automobiles sont en grand nombre et tiennent le haut du pavé!!

Cathédrale de Brasilia

Cathédrale de Brasilia

Le Brésil n’est vraiment pas que plages, favelas, nature et soccer…

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