Au pays de Pablo Escobar, Botero et Juan Valdez

En sortant de la Ciudad Perdida, on roule pendant 4h et on couche une nuit à Cartagene. On s’installe dans un stationnement public à côté du port de plaisance. Il fait très chaud et l’idée de laisser les fenêtres du camion rabaissées nous fait peur.  Debout vers 6h après une nuit qu’on ne pourrait pas qualifier de reposante, les colombiens qui travaillent à proximité, nous sourient en réalisant que nous avons dormi dans notre bolide.

Notre camping à Cartagène
Notre camping à Cartagène

La mer…

On fonce vers Tolu, une ville qui se trouve sur le bord de l’Atlantique. C’est une station vacances pour les Colombiens. On s’y déplace facilement à l’aide de taxi-vélo! Le centre est très animé et le malecon en bord de mer est en rénovation. C’est de là qu’on peut partir en lancha pour rejoindre un archipel dont une des îles possède la plus haute densité de population au monde. De plus, on peut y voir des coraux.

Le camping est situé à une extrémité du malecon. Les plages se succèdent et sont séparées par des jetés de pierres qui protègent le rivage de l’érosion. On y vend bien sûr beaucoup de ceviche.  Les vendeurs de toutes sortes passent au camping pour nous offrir leurs fruits, légumes et des langoustines fraîches du matin!! On se paye la traite aux fruits de mer… un délice!

 

La ville…

Après quelques jours de repos au son des vagues et de la musique caribéenne, on  reprend la route pour se rendre à Medellin. Ancien château fort du célèbre narcotrafiquant Pablo Escobar mais aussi du non moins célèbre artiste, Botero. On est maintenant dans les Andes de l’ouest. Nous allons d’ailleurs y circuler durant les deux prochains mois!!

Je te tiens, par la barbichette...
Je te tiens, par la barbichette…

Cette ville se situe dans d’une vallée longue d’environ soixante kilomètres. Les quartiers s’étirent du fond de celle-ci vers les sommets bordant l’est et l’ouest de cette grande ville. Il y a plus de trois millions de personnes ici… Beaucoup de trafic, des motos de petites cylindrées, beaucoup de bus, un metro de surface, le seul en Colombie, qui va du nord au sud le long du Rio Medellin!! La pollution est visible à l’œil.

Pablo Escobar par Botero
Pablo Escobar par Botero

Il est facile de s’y déplacer! Ils ont relié à ce metro un réseau de téléphériques et de bus qui mènent dans les hauteurs de Medellin. C’est le moyen qu’ils ont trouvé pour permettre un accès facile au centre pour les gens qui habitent les quartiers défavorisés.

La vue du haut de ce téléphérique sur la vallée est vraiment magnifique. Un de ces téléphériques donne accès à un grand parc situé aux sommets des montagnes. On peut y camper, pique-niquer… des sentiers ont été aménagés, une surveillance policière à cheval y est présente… On se retrouve alors dans un autre écosystème. Il y a beaucoup de pins, bref au sommet des montagnes, c’est pas mal plus frais!! On peut en redescendre par téléphérique ou par bus. Le bus est évidemment une attraction de par la route empruntée qui est en lacet et vraiment étroite… Ben le fun!!!

 

Vue de Medellin
Vue de Medellin

À ne pas manquer à Medellin, c’est le musée d’Antiquoia qui abrite plus d’une centaine d’œuvres de Botero. On peut y voir des sculptures, des peintures et même quelques tableaux montrant Pablo Escobar criblé de balles!

Le café…

Un arriero...transporteur de café
Un arriero…transporteur de café

 

Après quelques jours en ville, on reprend la route pour se rendre dans la région du café. Vous savez, le café de Juan Valdez, et bien c’est ici qu’on en produit le plus en Colombie. On s’arrête alors à Salento qui est un fort joli village. En effet, toutes les portes et fenêtres des résidences sont peintes à l’aide de couleurs vives.

On s’installe dans une petite auberge qui possède sa finca de café. On a alors la chance d’effectuer une visite guidée de cette ferme en ‘espagnol’!! Le gérant nous explique comment sa plantation est bio. Qu’il utilise un pesticide naturel qu’il fabrique lui-même à l’aide d’ail, de piment, de tabac, de mélasse, d’eau, de lait, sucre de canne et de la merde de vache!!!

À travers les plants de café, on retrouve des orangers, bananiers, plantains, pêchers, mûriers, eucalyptus… qui procurent un peu d’ombre aux caféiers. Bref, il est à réorganiser la terre à flanc de montagne en seize parcelles pour en laisser reposer quelques-unes à tous les ans. Vraiment intéressant!

Le clou de la visite est de faire griller les grains de café dans un chaudron sur un poêle au gaz. Ensuite, on moût les grains avant de les percoler à l’eau chaude pour en recueillir un café d’une saveur inégalable!!! Cette tasse de café plus pure que pure nous a empêchés de dormir mais ce fut un faible prix à payer!!!!!

Les paysages du café tout en montagnes et vallées se trouve entre 1000m et 2000m d’altitude. Température parfaite pour profiter des journées chaudes mais on doit tout de même porter un pyjama car les nuits sont fraîches et humide…

Voici donc un exemple parfait de ce qu’on aime particulièrement de la Colombie. En une semaine, on passe de la Sierra Nevada à la mer, à une ville vibrante,  au café en passant par une autre chaîne de montagnes, les Andes… Vive la diversité!!!

Vue de la vallée
Vue de la vallée

En terminant, il ne nous reste que 900km à faire avant d’atteindre la frontière de l’Équateur!! Sachant qu’on roule à environ 50 km, il nous faudra près de 20 heures de route pour sortir de la Colombie. On devra dépasser au bas mot, 250 camions de marchandises, soit un au 5 minutes. On roulera en cinquième vitesse qu’environ 10% du temps… de bien beaux problèmes!!!!!

2 réflexions au sujet de « Au pays de Pablo Escobar, Botero et Juan Valdez »

  1. Allo les téméraires, je vous envie Botero j’ai hâte que vous m’en parliez +
    Ici le beau temps est a nos portes et les CÔNES ORANGÉS sont en place et le pont encore en réparation , y’a pas juste les routes de Colombie qui sont l’enfer.
    BOBECSxx lorraine

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