Pour de bon

Êtes-vous revenus pour de bon? C’est la question piège qu’on se fait poser quotidiennement.  Oui, on revient pour de bon mais on a le droit de repartir, vrai?! Pour des « vacances » plus conventionnelles. Ironiquement, on écrit ce blogue en direction de la Grosse Pomme. On participera au 5 Boro Bike Tour, une randonnée de vélo à travers 5 quartiers de New York…  Manhattan, Queens, Bronx, Brooklyn et Staten Island. On a le goût d’être chez nous mais on aime encore voyager!

Nous sommes rentrés au Québec depuis maintenant plus d’un mois. Nous avons eu la chance (!) de vivre la dernière (on l’espère) tempête de neige de l’hiver/printemps! Heureusement qu’il y a nos Canadiens en séries pour nous réconforter.

Nous reprenons le travail et la routine mais nous ressassons des souvenirs de notre voyage quotidiennement. Que ce soit avec notre conseiller financier de la Colombie, notre concierge du Guatemala, nos voisins de l’Argentine, nos amis du Chili, nos collègues du Mexique. On est toujours heureux de pouvoir parler un peu espagnol.

Si vite !

Il y a déjà 18 mois on partait avec notre Suzucamp  Ça a passé tellement vite. On se rend compte aussi combien on a appris!  Si vous avez manqué des péripéties, vous pouvez cliquer sur les liens bleus du texte plus bas pour le blogue qui s’y rattache.trajet complet r

 

L’Amérique Centrale

C’est suite à deux mois de route seulement,  après la course folle de la traversée de l’Amérique Centrale, qu’on a la chance d’avoir de la visite. Déjà après 2 mois on avait derrière la cravate un diplôme en patience et attente. On avait fait multiples kilomètres, plusieurs douanes,  et on s’apprêtait à traverser notre voiture pour franchir le Darien gap.Ça s'imposait!

Le Sud de l’Amérique du Sud

Poussés par la saison d’été qui s’achève dans le grand sud, on triche et on s’en va en avion première classe à Santiago, au Chili.

On veut voir Ushuaia mais on ne pourra l’apprécier si on attend d’être rendus en voiture… trop de kilomètres et plus tard en hiver! C’est décidé, on triche, on stationne l’auto et on le fera en bateau. Avec notre tente et notre sac à dos nous complétons la  traversée de l’Argentine en camping après avoir vécus à Buenos Aires.

Au moins il y en avait un qui faisait la vedette
Sud du Chili

Le nord de l’Amérique du Sud

Nous sommes heureux de retrouver notre Suzucamp après un peu plus d’un mois d’absence. Après une marche vers la Ciudad Perdida en jungle Colombienne, nous traversons ce sympathique pays. On entre en Équateur à Otavalo à la rencontre des Quechua. On se tient sur la côte péruvienne au nord, on visite le berceau des Amériques et l’altitude reprend de plus belle avec Cusco et la vallée sacrée. Ninon nous rend visite et nous bravons la route du Salkantay à pied pendant 5 jours pour arriver au superbe Machu Picchu.

Notre descente vers le sud reprend de plus belle avec la Bolivie, pays qui est éprouvant pour nous. Nous retrouvons l’Argentine, si belle, si fascinante mais si exaspérante avec ses route bloquée par les manifestants et les colas, les files pour obtenir à peu près tout. Puis c’est la visite de Mic&Mic avec qui on amorce la découverte du Brésil, ce pays immense et si diversifié. Rio wow! Brasilia, capitale à l’urbanisation futuriste et villes historiques telles Salvador.

Salvador, superbe ville coloniale
Salvador, Brésil

Nos coups de cœur : L’accueil des colombiens et la nature brésilienne.

les amis les oiseaux
Brésil

Trajet mémorable: Mendoza à Santiago

Le Puente del Inca
Entre Mendoza et Santiago

Maladie: Rien de grave mais on a rapporté des tiques de la jungle

Les Marianna!
Dans la jungle colombienne

Expérience: Bénévolat au Guatemala

Presqu'aussi heureuses que ceux qui leur ont offert...
Dans un orphelinat au Guatemala

Bilan financier : Nous avons réussi à arriver under malgré les croisières. Il faut avouer qu’on a eu un coup de main de la famille à plusieurs reprises. Pas aussi cheap que l’Asie. Mais quand on a mangé notre premier quart de poulet St-Hubert au retour, on a réalisé comment tout était vraiment relatif. Fin des souper au resto pour un bon bout de temps

Suite

Entre temps, on peut vous annoncer officiellement que notre film sera à l’affiche de la programmation des Aventuriers Voyageurs dès octobre prochain.

Merci à vous tous de nous avoir suivis… un gros merci tout spécial à ceux qui ont pris quelques minutes pour nous écrire. Ça fait vraiment plaisir. On a bien l’intention de garder en vie le blogue… pour encore au moins un an question de se rappeler de bons souvenirs.

M&M

Léger, très léger ou extrêmement léger?

Posés depuis moins de dix jours en Floride à notre retour du Salvador, le prix des billets d’avion pour le Mexique nous incitent à repartir de plus belle.

Notre défi cette fois-ci, partir sans bagage!  Nous choisissons une escapade à Cozumel avec Spirit Airlines, la compagnie qui offre des vols à prix dérisoires.

Le prix du billet est très intéressant SURTOUT si on ne transporte  pas de valise. Le billet ne coûte que 200$ si on ne transporte qu’un item personnel. Il ne doit pas dépasser les dimensions suivantes; 16″ x 14″ x 12″.

Si on ne réussit pas ce tour de force, il faut ajouter entre 35$ et 100$ en supplément par bagage à main ou valise en soute.

Voici le contenu de notre item personnel.

Voyager avec un item personnel
Voyager avec un item personnelLé

Avantages

  • Facilite les déplacements car il est léger (prendre le bus, marcher jusqu’à  l’hôtel…)
  • Permet de bouger fréquemment (idéal pour les circuits «sauts de puces» où on doit dormir un jour ou deux dans un hôtel et changer d’endroits à plusieurs reprises),
  • Évite que la compagnie aérienne ne perde votre bagage,
  • Permet de toujours être premier aux douanes,
  • Réduit au minimum le questionnement sur ce qu’on va porter comme vêtement (une fois sur place, car avant de partir, les questionnements sont intenses),
  • Ne nécessite qu’une petite brassée de lavage au retour.

Inconvénients

  • Avoir à laver/rincer son linge dans la douche à tous les soirs (c’est moins pire qu’on le pense… toutefois, il arrive qu’on enfile un «short» humide le lendemain)
  • Oblige à voyager dans un pays chaud car les vêtements protégeant du froid sont encombrants,
  • Implique de collectionner les bouteilles de format voyage afin de respecter la règle du 100ml à bord de l’avion et il faut laisser à la maison votre canif, vos ciseaux, limes en métal…
  • Ensachez vos vêtements dans des «ziploc». Car si fouille il y a, vos slips ne se retrouveront pas à la vue de tous les passagers!!

 Êtes-vous prêt à relever le défi? Bon voyage…

L’amour d’un chien pour mon sac

Il est 5h du matin et nous arrivons de San Salvador. Nous venons de récupérer nos bagages et le chien renifleur s’approche tout doucement de nous. Soudainement, il saute sur mon sac à dos tel un renard sur un mulot enfoui dans la neige! Il est en extase «sur» mon sac à dos. C’est l’amour à l’aéroport de Fort Lauderdale! Le douanier me sourit, je lui rends la pareille. Il offre un jouet à son chien et repart aussitôt. Commence alors notre introspection.

Est-ce que c’est le délicieux café que nous avons rapporté qui le fait réagir ainsi? On révise la liste des items défendus. Quelqu’un a pu mettre des objets prohibés dans mon sac? Après de longues minutes d’attente angoissantes en file, notre tour arrive finalement de remettre notre formulaire de déclaration au douanier.  Le chien revient pour un deuxième tour de piste et il a encore une vive réaction. Il détecte quelque chose de suspect. On a un problème. Pourtant, ça fait plus de douze fois qu’on prend l’avion au cours des quatorze derniers mois et nous n’avons été victime d’aucune fouille. La treizième fois sera peut-être fatidique.

Nous sommes blêmes d’une nuit blanche dans l’avion mais c’est surtout l’idée de la fouille qui nous déplaît. Le douanier nous apostrophe alors :

«Do you have any medications, drugs»?

«Si, si, oups, yes, yes,»

« What types of drugs? »

« Many, I don’t remember the names »

Le douanier nous prie de déposer nos sacs sur le comptoir et enfile ses gants. Il amorce la fouille de nos sacs et nous demande alors;

«Any narcotics»?

Euuuhhhhh, non mais nous avons des pilules. Beaucoup de pilules. C’est la faute de la Clinique du Voyageur. Quelques consultations nous permettent d’établir les vaccins à être idéalement administré et les médicaments à transporter.  On a :

  • Malarone et chloroquine; deux types de pilules pour la malaria en fonction des régions que nous visitons;
  • Dexamétasone pilules pour l’altitude
  • Azythromicine  et Cipro contre les infections aux bactéries,
  • Antihistaminiques pour les allergies,
  • Tamiflu pour le H1N1 ou autre forte grippe
  • Immodium pour la diarrhée,
  • Gravol pour le mal de cœur,
  • Gastrolyte pour combattre la déshydratation,
  • Eno et Peptobismol pour les maux de ventre,
  • Acétaminophène et ibuprophène pour les petites douleurs de tous les jours,
  • Quelques seringues et thermomètres,
  • Sans parler des crèmes cortisone, Polysporin…

Une petite pharmacie quoi!

Notre trousse de médicaments
Notre trousse de médicaments

Malgré notre explication quant à l’utilité de ces médicaments, il nous regarde d’un air sceptique. Il appelle alors le chef pour s’assurer de la marche à suivre. Nos rires sont plutôt crispés, nerveux et jaunes! Nous signalons que nous avons les feuillets explicatifs et l’étiquette de prescription de chacun des médicaments.

Ils remballent nos sacs et les déposent dans le scanneur. Celui de Marie-Anne ressort sans problème. Le mien cependant montre une anomalie.

Il est rendu 6h15 du matin, nous n’avons pas encore eu droit à notre café.

Le douanier nous lance alors dans son anglais mâché;

«You have pot?»

«What? Pot? Of course not.»

«No, I mean you have a pot in your bag?»

«Si, si, yes, yes, it’s a pot which serves to boil water for our morning coffee…»

«OK, you’re good to go!»

Ouf… on a enfilé nos sacs, on est reparti lentement vers la sortie de l’aéroport. Nous n’avions plus besoin d’un café car nous étions très bien réveillés!!

Welcome to the United States of America!!

On doit ajouter que nous sommes heureux de transporter cette trousse mais que nous l’utilisons rarement. Nous avons aussi constaté qu’il est EXTRÊMEMENT facile de se procurer une grande majorité de ces médicaments dans les pharmacies de tous les pays que nous avons visités sans prescription. On peut même les acheter à l’unité et ce, à prix dérisoires. Bon voyage!!

Instructions et prescription
Instructions et prescription

Au pays du Sauveur…

Plus de trois milles morts par année… Dans ce petit pays de sept millions d’habitants, comme au Québec, plus de quinze milles d’entre eux sont morts au cours des cinq dernières années!? On va être franc, lorsque nous avons acheté nos billets d’avion en direction du Salvador, nous ne savions pas ça!?

Nous voyageons au sein de pays à risque depuis plus d’un an maintenant. Ça ne devrait donc pas nous intimider. Les racontars c’est une chose mais les chiffres ne mentent pas.

Gardes armés, vitres pare-balles et rencontres amicales
Gardes armés, vitres pare-balles et rencontres amicales

On a choisi le Salvador pour les raisons suivantes…

  • Les billets d’avion avec Spirit Airlines pour moins de 275$/personne aller-retour en étant raisonnables avec les bagages. Facile pour nous!
  • Le coût de la vie au Salvador… on maintient une moyenne de dépenses quotidiennes de 63$ pour deux personnes sur trente jours!
  • De plus, c’était l’un des deux pays d’Amérique Centrale que nous n’avions pas visité.

    Jus aux radis, café, villages de montagne et de pêcheurs
    Jus aux radis, café, villages de montagne et de pêcheurs

Évidemment, il ne faut pas être trop friand de luxe au Salvador. Les infrastructures touristiques sont limitées. On peut tout de même percevoir les efforts du ministère du tourisme pour nous attirer. Le circuit des ‘Pueblos vivos’, Ruta de Las Flores, Suchitoto en sont la preuve.

Charmante ville de Sushitoto
Charmante ville de Sushitoto

Toutefois, les douches à l’eau froide sont encore la norme, le transport en bus scolaire transformé littéralement (voir notre photo) en «chicken bus» est généralisé… Le choix de nourriture y est restreint. Il faut aimer les «pupusas», le plat national!

Chicken Bus...littéralement
Chicken Bus…littéralement

 

Pupusas et uva Tropical, un soda qui goûte le raisin et bière pour Martin
Pupusas et uva Tropical, un soda qui goûte le raisin et bière pour Martin

C’est une galette à base de farine de maïs ou de riz fourrées aux fèves et au fromage. Parfois on nous offre une farce composée d’un mélange de viande style «catchow». Non merci pour le «chicharron». Sinon, les «pupuserias», haut de gamme, en offrent farcis aux «jalapenos», à l’ail, aux crevettes séchées ou aux légumes… Alors, Martin préfère aux «jalapenos» et Marie-Anne aux légumes! On accompagne le tout avec un très bon et très sucré soda aux raisins… une fois par jour, c’est agréable.

Ceci dit, on a découvert un pays de gens chaleureux et accueillants pour les gringos comme nous. Ils nous surnomment affectueusement ainsi et ce n’est pas péjoratif. Les femmes affectionnent spécialement Martin allant même jusqu’à lui chatouiller les mamelons ou lui envoyer des becs volants au passage!?

Ils sont très pauvres, le coût de la vie est ridiculement bas. Ils coupent les cheveux pour 1.25$, vendent des sacs d’eau dans les bus à 15¢, des arachides pour 25¢… combien de profits peuvent-ils bien faire? On dit généralement qu’ils gagent 1$ de l’heure. Ça nous incite à consommer… même quand on n’en a pas vraiment besoin. On leur achète de tout!!

Achats à cora
Achats à cora

 

Paletas... délicieux "pop sicle" double fruits
Paletas… délicieux « pop sicle » double fruits

Ils reçoivent aussi beaucoup d’aide de chez nous. Que ce soit financière, via un organisme pour construction de maisons ou mise en place de jardin. Les vêtements usagers sont très populaires. C’est le paradis du «thrift shopper». On croise des casquettes de la Caisse Pop Ste-Colette ou des t-shirts de la Cage aux Sports!!??

On a découvert :

  • Le « cora » ou le 25¢. Tout se vend à 1, 2 ou 3 « coras » pas à 75¢ mais bien 3 coras! Une fois adapté, c’est un vrai plaisir d’acheter sur la rue ou dans les bus. Bonbon, peanuts, fruits, jus, chips, crème miracle et bien sûr la bénédiction d’un ‘preacher’ qui entre dans le bus et essaie de nous convaincre que la parole de dieu est la voie à suivre… Hilarant!
  • Les « chicken bus » avec un service extraordinaire (si on fait abstraction du confort). Ils partent quand c’est ‘ben’ plein. Il ne faut pas avoir peur de se coller! Sièges des bus à 2 et on se retrouve à 3 et souvent 4. Mais départs super fréquents pour visiter les micro-villages et vraiment pas cher.
  • Le café d’altitude. On avait un faible pour la Colombie et le Costa Rica mais on ajoute le Salvador dans la liste. Wow le café Bourbon!
  • Paysages de volcan. C’est un pays résilient qui a vécu la guerre, éruptions volcaniques et tremblement de terre… Hier on a eu droit à un tremblement de terre (4.2) et le volcan Chapparastique est en activité depuis un mois…
  • Villes désertes à 8h le soir. Héritage du régime militaire et du couvre-feu… ou des statistiques de mortalité.
  • Entrepreneurs inspirants. Oli et Mao du Québec qui sont propriétaire du El Dorado à El Zonte, Carlos qui a la Casa Verde à Santa Ana et Ana de Jo An’s Hostal à San Salvador. Des gens qui ont le sens des affaires et l’intuition en ce qui concerne les besoins des voyageurs. C’est d’ailleurs à El Zonte que nous rencontrons pour la première fois un membre de notre famille élargie, Ben le chum de ma cousine Aurélie.
    Ascension du volcan de Santa Ana et panorama du volcan Izalco
    Ascension du volcan de Santa Ana et panorama du volcan Izalco
    Ruines de Tazumal
    Ruines de Tazumal
    Salvador... pays de fervents catholiques
    Salvador… pays de fervents catholiques

    Repère de surfeurs, El Tunco
    Repère de surfeurs, El Tunco

Nous reprenons un vol vers la Floride ce soir d’où nous travaillerons sur la réalisation de notre film ‘De Montréal à Rio’, notre aventure en voiture. Nous prévoyons la sortie en salles à l’automne 2014.

PS : Le Sauveur en espagnol se dit; El Salvador!! 😉

De pilote à passager

Nous atterrissons à Fort Lauderdale en Floride. On se retrouve alors dans LA capitale du monde des croisières.  Nous faisons trois croisières l’une après l’autre.

Certains d’entre vous pensent peut-être que nous avons gagné le gros lot… et bien non. On magasine (beaucoup!) sur quelques sites et on réussit à s’en sortir à prix décent!! Les croisières que nous avons choisies nous coûtent environ 1000$ pour deux par semaine! Vacations to go et Crucon sont nos sites de prédilection. Évidemment, il faut oublier les balcons, couper dans l’alcool et les excursions pour réussir à respecter (ne pas totalement bousiller) notre budget. Chose certaine, on mange et on profite des installations au même titre que tous les autres passagers!!

Après un an de voyage, il est venu le temps de passer de pilote à passager!! On a besoin de repos et de changement. On veut réduire le nombre de décisions à prendre au quotidien. On ne veut plus chercher pour de l’essence, de la nourriture, une auberge, une excursion, un site à visiter… Bref, on ressent le besoin de faire confiance à un capitaine.

Il n’en demeure pas moins qu’un bon truc pour économiser est de faire ses recherches sur les destinations où l’on s’arrêtera. On peut alors préparer ses excursions soi-même. De toutes façons, les agences de tourisme, les taxis et les bus attendent les croisiéristes à la sortie du bateau pour vous offrir leurs services. Il ne reste plus qu’à négocier!! Généralement, on réussit à obtenir les mêmes excursions que sur le bateau mais à la moitié du prix sans travailler très fort!!

Coral Princess

On se fait livrer le café à tous les matins à la cabine!! Il fait beau et chaud donc on profite des nombreux bains tourbillons et piscines. De plus, les employés sont très accueillants et serviables… Sur le coup de midi, le capitaine nous explique où l’on se trouve sur l’Atlantique! Nous apprécions (un peu trop même) la nourriture. On a droit au cinéma en plein air sur le pont à tous les soirs, avec popcorn bien sûr!

Cinéma en plein air sur le Princess et soirée chic en préparation
Cinéma en plein air sur le Princess et soirée chic en préparation

 

Sur le Coral Princess... pas facile pour la ligne
Sur le Coral Princess… pas facile pour la ligne

Les escales: Aruba, sans façon. La vieille ville de Cartagena et l’accueil des Colombiens est à ne pas manquer! Le canal de Panama est fascinant! Colon est sans intérêt. Puerto Limon est surprenante pour sa rue piétonne et ses paresseux! Grand Cayman permet de nager avec les poissons… gratuitement!

Aruba... le fait d'avoir visité le dimanche et d'avoir eu de la pluie n'a certainement pas aidé à notre opinion mi-figue mi-raisin
Aruba… le fait d’avoir visité le dimanche et d’avoir eu de la pluie n’a certainement pas aidé à notre opinion mi-figue mi-raisin

 

Cartagène et son port nous ont rappelé de beaux souvenirs
Cartagène et son port nous ont rappelé de beaux souvenirs
Cartagène et sa vieille ville
Cartagène et sa vieille ville
On rencontre Jonathan à Limon au Costa Rica
On rencontre Jonathan à Limon au Costa Rica
L'expérience ultime du canal de Panama
L’expérience ultime du canal de Panama
Un charmant paraisseux
Un charmant paraisseux
Superbe eau turquoise de Grand Cayman
Superbe eau turquoise de Grand Cayman
Grand Cayman
Grand Cayman

Carnival Liberty

Il y a quatre escales à l’horaire. Half Moon Cay est une plage de rêve, sable fin, eau turquoise et vagues douces!! St-Thomas USVI est une dépendance Américaine qui est très prisée par les propriétaires de gros yachts qui s’y prélassent pendant l’hiver. San Juan, Puerto Rico est l’endroit où les Espagnols ont construit plusieurs forts…c’est une visite intéressante. Finalement, on passe par Grand Turk, site de l’amerrissage des premières capsules spatiales Américaines! Impressionnant et fascinant à la fois!

San Juan... Puerto Rico, isla del encanto porte bien son nom
San Juan… Puerto Rico, isla del encanto porte bien son nom

 

Incroyable plage privée de Half Moon Cay
Incroyable plage privée de Half Moon Cay
St-Thomas, ville où il y a encore des rumeurs de trésors cachés
St-Thomas, ville où il y a encore des rumeurs de trésors cachés
Grand Turk... plage et voyages dans l'espace
Grand Turk… plage et voyages dans l’espace

On mange également (!!!) très bien à bord du Carnival! L’ambiance y est définitivement plus à la fête et il y a toujours un spectacle en cours pour vous divertir! Il y a même des glissades d’eau… Le summum est que l’on a droit à un concours de « booty shake » sur le bord de la piscine!! C’est une grand-mère afro-américaine qui remporte la palme du brassage de fesses!!! Hilarant!!

Les soirées chics sont respectées et les gens en profitent pour se faire prendre en photo. De notre côté, un des nombreux « thrift shop » GoodWill en Floride nous permet de respecter le code vestimentaire. C’est l’équivalent de nos Village des Valeurs ou Renaissance.  Je me trouve un veston et des souliers, MAG se déniche une camisole à paillettes et des sandales à talons hauts!! Le tout pour la modique somme de 30$!!

Sur le Carnival Liberty... avec nos vêtements du Thriff Shop
Sur le Carnival Liberty… avec nos vêtements du Thriff Shop

 

Norwegian Epic

On débarque du Carnival qui est à quai à côté de notre prochain bateau, le Norwegian Epic! C’est le plus gros bateau sur lequel on a la chance de mettre les pieds de notre vie… 4500 passagers et plus de 2000 employés!!

Invasion de chaises roulantes électriques, ogres et paresseux
Invasion de chaises roulantes électriques, ogres et paresseux

Norwegian se targue d’être le croisiériste permettant le « freestyle cruising »! Aucun passager n’a d’heure de souper précise. Au lieu de faire la file, on nous remet un « beeper » et une flûte de mousseux, histoire de nous faire patienter. Le nombre de passagers fait que les employés sont très occupés et le service en souffre inévitablement. L’offre d’activités et le design moderne du bateau compensent. On teste les glissades d’eau, le mur d’escalade, l’immense gym… Impossible de s’y ennuyer.

Sur le Norwegian Epic
Sur le Norwegian Epic…bateau au design moderne
Lecture, glissades d'eau et escalade sur le Norwegian Epic
Lecture, glissades d’eau et escalade sur le Norwegian Epic

Les escales nous permettent de visiter à nouveau St-Thomas USVI. On passe ensuite par St-Marteen, un joli village en bord de mer avec un beau «boardwalk», de l’eau turquoise et des communautés Néerlandaises et Françaises qui s’y côtoient. On termine par Nassau aux Bahamas. Il y a déjà quatre autres bateaux de croisière qui y sont accostés. C’est une destination très populaire et il y a beaucoup de monde en ville. Évidemment, le complexe Atlantis recueille sa large part des dollars des touristes.

Nassau, Bahamas
Nassau, Bahamas
St-Marteen
St-Marteen
St-Thomas et le superbe Disney Fantasy
St-Thomas et le superbe Disney Fantasy

La vie des gens riches et célèbres pour nous se termine alors que nous sortons avec nos sacs sur notre dos et que nous marchons du terminal maritime vers le métro de Miami.

Bem vindo ao Brasil… à l’heure des graves décisions

Après deux belles nuits passées en bus à partir de Sao Paulo, on récupère notre voiture dans le nord de l’Argentine. On met la clé dedans et elle redémarre comme au premier jour!!!

On reprend aussitôt la route en direction nord vers le Brésil. On s’arrête dans un camping à San Ignacio en Argentine. Les Jésuites y sont d’ailleurs passés bien avant nous comme en témoigne les ruines dans cette région…

Au camping, on trouve une belle piscine, des douches à l’eau chaude, une plage sur la rivière Parana qui sépare l’Argentine du Paraguay. On s’y installe pour quelques jours histoire de reprendre vraiment possession de notre chez nous! On en profite pour nettoyer le bolide…

Retour en Argentine et Campign à San Ignacio
Retour en Argentine et Campign à San Ignacio

On doit aussi prendre des décisions sur l’itinéraire qu’on suivra, et ça, ce n’est pas facile!! La première étape du plan c’est de se rendre dans le Brésil profond, soit le Pantanal pour y voir des oiseaux, des piscines naturelles et des caïmans.

Ensuite, on doit choisir…

  • Remonter vers le nord par le centre du Brésil et atteindre Manaus en Amazonie pour éventuellement entrer au Vénézuela et en Colombie… On a trouvé un transport « économique » pour apporter l’auto de Catagène à Baltimore (oui, oui, aux States) OU on peut le traverser à nouveau au Panama.Tout dépend de notre envie de conduire à nouveau en Amérique Centrale et au Mexique.
  • Prendre vers l’est pour atteindre Brasilia, la capitale et ensuite foncer sur la côte à Salvador de Bahia. De là, on peut remonter sur la côte, de plage en plage vers Belem. On pourra alors mettre le bolide sur une barge pour remonter le fleuve Amazone et atteindre Manaus…

Le Brésil, c’est très grand! Merci de sympathiser avec nous. Ne pas savoir ce qu’on va faire comme circuit durant les prochaines semaines… Quel circuit feriez-vous?

Parilla Québécoise
Parilla Québécoise, on avait apporté une réserve de plaques en cas de besoin.

Une famille d’Hollandais s’installe à côté de nous. Ils débutent leur voyage dans leur ‘campeur’. Ils se lancent à l’assaut d’Ushuaia…le bout du monde! Ils sont accompagnés de leurs deux enfants à qui ils font l’école. Ils font la preuve que ce n’est pas parce qu’on a des enfants qu’on ne peut pas voyager.  En leur compagnie (les parents là, pas les enfants!), on fait une dégustation de plusieurs alcools… Le pisco du Pérou, l’aguardiante de l’Équateur, le rhum Cubain et du Licor 43 d’Espagne.  La discussion est facile et agréable. Voici le site des 4 amigos

L’entrée au Brésil est très simple. On montre notre visa et il vous laisse entrer. Même pas besoin d’importer temporairement notre bolide. C’est la nouvelle loi depuis le mois de mai.  C’est une grande et excellente nouvelle pour nous. On peut donc vendre notre SuzuCamp ou même le laisser sur le bord de la route et sortir du pays car les autorités n’ont aucune trace de notre véhicule!! Ce qui n’est pas le cas avec tous les autres pays DOUZE pays que nous avons traversés depuis notre départ. Ces importations temporaires nous obligent à ressortir la voiture du pays ou à payer des taxes astronomiques (80% à 100% de la valeur de l’auto) si on désire la vendre en plus d’avoir à gérer la paperasse.

Nous ne savons pas ce qui doit être fait si la voiture devient irréparable ou volée. Il faut certainement en débattre avec les autorités. Sachant que nous sommes des gringos, et qui dit gringos, dit riche, nous avons bien peur de cette solution.

Les grands toucans étaient nombreux à venir manger dans l'arbre près de notre tente
Les grands toucans étaient nombreux à venir manger dans l’arbre près de notre tente

Bonito près du Pantanal

  • Camping vraiment abordable qui comprend tous les services. En plus, on a droit à des températures agréables, soit 35 degrés le jour et 20 la nuit!!
  • Bière à 90 cennes et  filet mignon à 9$/kg
  • Toucans, aras et autres oiseaux en liberté qui vivent dans les arbres près de nous
  • Rivière turquoise qui nous sert de piscine
  • Petite ville charmante avec une rue principale animée

    Perruche, Pic bois, Ara, Toucan...
    Perruche, Pic bois, Ara, Toucan…tous pris en photo à moins de 5 mètres de notre tente!

À notre camping, on a même la chance de parler en français car il y a trois couples de Français et deux couples de Flamands/Belges. Eux se baladent en Range Rover version ‘Campeur de brousse’. Ils sont vraiment full-equiped!! Impressionant!  Au bout de quelques jours, 2 couples de Suisses viennent remplacer les français. Ils voyagent deplus plus de 3 ans!  Ils sont tous des voyageurs aguerris avec qui il est agréable de discuter.

Le site d’Anne et Olivier

Le site de Jacques et Cathy

Le site de Christa et Johann

Le site de Melanie et Werner

Le camping Rio Formoso à Bonito
Le camping Rio Formoso à Bonito

En terminant, voici quelques-uns de nos « meilleurs » récapitulatifs…

À visiter en famille

  • Isla de la plata, Équateur. On la surnomme les Galápagos des pauvres. On peut y voir, entre autre, les fous à pattes bleues.
  • Morelia, Mexique pour y voir les papillons monarque qui ont migré du Canada.
  • Punta Arenas au Chili pour voir les pingouins de Magellan
  • Puracé en Colombie pour voir l’écosystème páramo et ses vaches laitières
  • Jaco au Costa-Rica pour les plaisirs de la plage, du surf et des couchers de soleil!

    Isla de la Plata, Équateur
    Isla de la Plata, Équateur

 

Vie des gens riches et célèbres

  • Visiter Buenos Aires avec des $US comptant dans les poches
  • Faire une croisière autour de l’Amérique du Sud en ayant magasiné sur vacationtogo.com
  • Voler en Première classe sur LAN en ayant magasiné sur Priceline
  • Dormir au Casa Andina à Lima gagné sur Sky Auction
  • Aller passer 24h à Foz d’Iguazu en partant de Buenos Aires en avion, un petit tour au-dessus des chutes, un taxi à notre entière disposition et la visite des chutes du côté Argentin puis Brésilien…an et prendre l’avion à la fin de la journée pour se rendre à Rio.

    Notre vol vers Santiago en première classe. LIT INCLUS!
    Notre vol vers Santiago en première classe. LIT INCLUS!

Aventure

  • Escalade et randonnée à Moab au Utah
  • Trek vers la Ciudad Perdida en Colombie
  • Rafting à Tena en Équateur et balade dans l’Amazonie
  • Ascension du volcan Purace en Colombie
  • Cuire des guimauves sur les cendres du volcan Pacaya à Antigua au Guatemala

    Terrain de jeu à ciel ouvert... Moab, Utah
    Terrain de jeu à ciel ouvert… Moab, Utah

Romantique

  • Montevideo en Uruguay et sa fontaine de l’amour où l’on peut y cadenasser notre amour!
  • Memphis aux USA et se balader à Graceland en écoutant Elvis Presley!
  • Salento en Colombie et déguster un café frais moulu par leur ambassadeur Juan Valdez!
  • Ushuaia en Argentine… petite ville du bout du monde! Genre St-Sauveur ou Knowlton!
  • Tigre en Argentine, près de Buenos Aires où l’on vogue dans le delta du rio de la Plata!

    Fontaine de Montévidéo
    Fontaine de Montévidéo

Bouffe

  • Chicha morada du Pérou, breuvage de maïs mauve!
  • Fruits frais… surtout des mangues de le long de la Panamericaine
  • Yuca avec sauce à l’ail et poulet à David au Panama
  • Parilla de steak partout en Argentine
  • Platano (banane)… surtout en Colombie mais l’essentiel, c’est que ça soit frit et bien salé!

    L'Amérique du sud en mangeant!!
    L’Amérique du sud en mangeant!!

 

Bikini mini

Rio et le Brésil sont réputés pour leurs plages et…on doit l’avouer, les fesses à l’air! Les filles vont à la plage en bikini…brésilien. La particularité c’est la culotte. Oui, ça peut-être du « fil dentaire ». Ils appellent vraiment ça comme ça. Ce qui est plus joli ce sont ceux avec un peu plus de tissu…mais moins que les nôtres. Bon. Il faut comprendre que TOUTES ont le droit de porter ces maillots. Pas de discrimination et pas de complexe non plus. En tout cas, moi j’en ai plus. Grosses, petites, plates, molles, bombées, blanches, rouges ou bronzées, il y en a pour tous les goûts. Ceci dit, notre préférence s’est arrêtée sur les joueuses de volleyball. Voir autant de fesses surprend au début mais on finit par s’habituer. Surement comme les chevilles à une certaine époque!

Bikinis de volleyball
Bikinis de volleyball

On nous disait que les brésiliens sont fans de chirurgie esthétique. On peut surtout confirmer, à notre grand étonnement et bonheur, qu’ils sont adeptes de la forme physique. Peut-être que c’est dans un but d’apparence plus que de santé mais c’est une situation où la fin justifie les moyens. Les filles aiment les leggins colorés et multicolores. Les gars aiment se promener en « chest ». Tous aiment les souliers de course qui flashent…style Noosa ou Kayano. Ça se vend près de 400$ ici!!! Et dire qu’on se plaint du prix chez nous.

Nous en profitons pour vous partager notre article concernant le voyage et la forme, deuxième collaboration avec le site moimessouliers.org. Cette fois-ci, nous parlons justement des stations d’exercice en plein air très populaires à Rio.

Nous passons quelques jours de plus à Rio. Nous demeurons dans la Favela Cantagalo. Coincé entre Copacabana et Ipanema! Une fois notre peur surmontée, on apprécie le quartier. C’est la vraie vie. C’est ce qu’on aime voir quand on voyage. On mentirait de vous dire qu’on dort bien. Le bruit est assez impressionnant. C’est ça vivre collé sur son voisin sans trop de règles. La vue de la terrasse le matin nous fait oublier le chaos de la nuit précédente.

Les favelas sont construites par leurs habitants sans trop de restrictions.
Les favelas sont construites par leurs habitants sans trop de restrictions.

Notre route de retour vers la voiture passe par Sao Paulo. MEGAPOLE!! Ouf, la ville est un vrai labyrinthe. Par chance, elle est équipée d’un métro en mesure de servir une population de plus de 19 millions de personnes!! Certains charmes de la ville incluent sa population asiatique et le shopping à la « canal street de New York ». On dit que la ville a plus de 14 500 restos. Avec un coût de la vie qui ressemble aussi à NY, les voyageurs à long terme comme nous doivent malheureusement s’abstenir.

Sao Paulo...et les importations chinoises!
Sao Paulo…et les importations chinoises!

Après 10 mois de voyage, voici quelques-uns de nos « tops ». Dites-nous les sujets de tops qui vous intéresseraient pour notre prochaine édition?

Sites archéologiques

Copan, Honduras
Copan, Honduras

 

  1. Copan, Honduras
  2. Ciudad Perdida, Colombie
  3. Teotihuacan, Mexique
  4. San Agustine, Colombie
  5. Le Pérou!! Avec la vallée sacrée, le Machu Picchu, Caral, Chan Chan…

Bouffe dégeux

Les vers blancs cuits à l'étuvée avec têtes de violon
Les vers blancs cuits à l’étuvée avec têtes de violon

 

  1. Gusano (gros vers blanc) en Équateur
  2. Cuy (cochon-dinde) au Pérou
  3. Tête de poulet (ou patte, organes divers…) dans la soupe au Pérou
  4. Boudin argentin avec poils et chunk non identifié
  5. Soupe aux patates déshydratées de la Bolivie

Bucketlist

Mario, ami d'Ade était notre pilote d'avion
Mario, ami d’Ade était notre pilote d’avion

 

  1. Faire un tour d’avion au-dessus Moab, dans le lit du Colorado,  « entre amis »… RIP Mario Richard
  2. Mettre les pieds à Ushuaia, la « fin du monde » et passer dans le canal de Beagle en bateau
  3. Traverser son auto du Panama à la Colombie… et conduire de Montréal jusqu’au Brésil
  4. Se rendre au Machu Picchu après 5 jours de marche en passant par Salkantay
  5. Prendre un Caipirinha au Copacabana Palace à Rio

Immersion

Chicken bus au Guatemala
Chicken bus au Guatemala

 

  1. Écouter la série télé de Pablo Escobar (100 épisodes) en espagnol décrivant la vie du célèbre narcotrafiquant Colombien.
  2. Manger le menu du jour en n’ayant aucune idée de ce que ça sera.
  3. Prendre les « chicken bus », petits combis et bus avec tous les locaux
  4. Acheter le journal local, le lire et jaser d’actualité avec nos rencontres
  5. Écouter les matchs de soccer au dépanneur du coin

Couchers de soleils

San Juan del Sur, Nicaragua
San Juan del Sur, Nicaragua

 

  1. Mazatlan, Mexique
  2. Minca, Colombie
  3. Valparaiso, Chili
  4. San Juan del Sur, Nicaragua
  5. Tamarindo, Costa Rica

Et une correction au top 5 précédent… La plage du Decameron au Panama

Plage de Farallon au Panama
Plage de Farallon au Panama

 

Depuis notre départ…

On a quitté Montréal le 3 novembre 2013,

Ça fera bientôt huit mois que nous sommes sur la route,

On a roulé plus de 23 000km avec notre bolide,

On a douze nouvelles estampes de pays dans notre passeport,

Visser les pentures
Fabrication du Suzucamp

 

Surprise

Il est possible de voyager sans se faire voler,

C’est en Colombie que l’on retrouve les forces de l’ordre les plus aimables!!

On a eu la chance (et aura) de voir de la famille et des amis régulièrement,

Delicate Arch
Adeline à Delicate Arch

 

Pierre et Claire au Double Arch
Pierre et Claire au Double Arch

 

La grande vie!
La grande vie!

 

Gratte-ciels de Panama city
Gratte-ciels de Panama city

 

On a eu la chance de faire une croisière,

On a même contourné la pointe sud de l’Amérique,

Au moins il y en avait un qui faisait la vedette
Au moins il y en avait un qui faisait la vedette

Il est possible d’écouter la radio de Montréal (et le hockey) à partir de n’importe où,

 

Bouffe

Le café Colombien est vraiment exceptionnel,

Le blé d’inde est utilisé partout, partout, partout,

La patate est aussi utilisée tout partout,

Une soupe vient toujours avec une pièce de l’animal qui a servi de base,

Les œufs ne sont jamais au frigo,

Le poulet, sous toutes ses formes, est disponible partout, partout, partout,

Les jus de fruits sur la rue sont toujours très bons,

Les kiosques de nourriture de rue rendent plus heureux que malade,

Papas...un peu gras mais tellement bon!
Papas…un peu gras mais tellement bon!

 

Un épi de maïs mauve est toujours surprenant à voir,

La bière est universelle,

Mc Do offre le café et la crème glacée les plus abordables,

La canne à sucre occupe encore une grande part de l’agriculture et le l’alimentation,

 

La route

La Chevette et La VW Beetle roulent encore sur les routes,

Il faut payer son passage sur toutes les autoroutes,

C’est au Mexique que le voyage en auto coûte le plus cher,

Et en Équateur que ça coûte le moins cher,

Une copie couleur de votre passeport fait le travail dans beaucoup de situations,

Les mécaniciens automobiles sont aussi fiables que les nôtres,

Una nueva rotula en Loja, Ecuador!
Una nueva rotula en Loja, Ecuador!

 

 

Argent

La devise américaine est encore et toujours très utile à avoir en sa possession,

Les billets costariciens ornés d’animaux sont les plus beaux,

On trouve toujours un guichet automatique pour renflouer nos poches,

 

Les fameux pesos argentins
Les fameux pesos argentins

 

Culture

Le soccer est sans contredit le sport le plus populaire,

Lionel Messi est la figure sportive la plus utilisée dans le monde médiatique,

Le piéton n’a jamais priorité sur la rue,

Les gaines de corps sont encore très populaires,

Un bébé est très confortable attaché dans le dos de sa mère à l’aide d’une pièce de tissu,

Les femmes sont en ville... pour aller au guichet
Les femmes sont en ville… pour aller au guichet

 

Beaucoup de femmes travaillent au champ avec un bébé sur le dos,

Les chapeaux servent uniquement à se protéger du soleil et non d’artifice mode,

La langue espagnole est facile à comprendre,

Les sous-titres en espagnol sont très utiles pour apprendre la langue,

Muchas gracias ouvre facilement une foule de portes,

La corruption existe dans tous les pays,

 

Question existentielle

Doit-on encourager les enfants qui vendent un cirage de chaussures sur la rue?

 

Trucs du voyageur

Un kit à café soluble est fort réconfortant au lever,

L’internet est un outil incroyablement utile et Mc Do offre souvent une bonne connexion Wi-Fi,

Ne partez pas sans une corde à linge dans votre valise,

Notre Suzucamp "dans la chambre"
Notre Suzucamp « dans la chambre »

 

Un bâton de marche est très efficace pour éloigner les malfaiteurs,

 

Aussi

Les cordonniers sont pour la plupart très fiables,

Les réparateurs de montres aussi,

Et les exemples de débrouillardise du peuple sont quotidiens.

Sacs à dos ingénieux
Sacs à dos ingénieux

 

 

Hasta luego!

Contenador y coche!!

Vite, vite, vite… On quitte Bocas del Toro à la bourre pour se rendre à Panama City. Il nous faut huit heures de route pour s’y rendre. Il ne nous reste que 36 heures avant de mettre notre bolide dans un conteneur en direction de Cartagena de India en Colombie!!

Notre horaire est chambardé car un couple de jeunes français a contacté le même transporteur maritime que nous pour expédier leur vielle Citroën 2CV en Colombie. Notre représentante nous offre de partager un conteneur avec eux.  On accepte sans hésiter. On sauve près de 300$ dollars!! En plus, on peut laisser une majorité du contenu sans se stresser de se le faire voler. On évite aussi le congé du carnaval qui permet de prendre possession de la voiture plus rapidement…

C'est elle qui partage le conteneur avec le SuzuCamp
C’est elle qui partage le conteneur avec le SuzuCamp

Dès notre arrivée à Panama City on doit recommencer une version des douze travaux d’Astérix. Tout d’abord, on fait corriger notre certificat d’importation qui affiche un numéro de plaque d’immatriculation erroné. Une couple d’heures de travail.

Ensuite, on passe une inspection visuelle du véhicule au service de police des douanes. Un avant midi à souffrir sous le soleil de plomb de Panama City. Ce même service nous remet finalement un certificat dûment estampé certifiant que notre bolide est ‘conforme’?! L’attente dure pratiquement tout l’après-midi mais cette fois-ci, à l’air climatisé.

En attendant 'une' des inspections
En attendant ‘une’ des inspections

À la course, on traverse la ville pour aller payer le coût du transport vers la Colombie. 950$ ‘cash’?! Oui, oui, il faut payer en ‘effectivo’ comme ils disent!

-          Ah oui, votre service de transport est-il garanti?
-          Ne vous Inquiétez pas, il n’arrivera rien.
-          Oui mais si vous échappez le conteneur ou si le bateau coule…
-          Ne vous inquiétez pas, il n’est jamais rien arrivé.
-          Oui mais… on a entendu dire que deux bolides pouvaient faire les autos-tamponneuses dans un conteneur et en ressortir bonnes pour la ferraille?!
-          Seabord est une bonne compagnie et il n’arrivera rien.
-          OK

On ressort de là plus pauvre de 950$ sans garantie que le bolide sera intact à son arrivée en Colombie. Une couple d’heure de travail de plus au compteur.

Le lendemain, on se rend à Colon au bord de l’Atlantique. C’est là, à environ 100 kilomètres de Panama City qui se trouve sur le Pacifique, que nous mettrons le SuzuCamp dans un conteneur.

Un représentant de Seabord, le transporteur maritime, nous accompagne à travers les dédales portuaires afin de mettre un scellé sur les portes d’un conteneur enfermant notre bolide et celui de Julie et Jean-Baptiste.

Après quelques heures d’attente au bureau de Seabord, on conduit finalement nos bolides au port. C’est là que nous commençons nos visites de bureaux de services. Le premier nous remet un certificat de transport maritime. Le second nous taxe pour des frais de douanes. Le troisième nous charge pour un arrosage de bolide, histoire de ne pas trainer les bibittes du Panama vers la Colombie. Après cette étape, on commence à croire en nos chances de mettre notre bolide dans un conteneur avant la fin de la journée.

On nous invite enfin à approcher nos voitures sur le quai de chargement. C’est là qu’on peut finalement apercevoir le conteneur qui nous est dédié!! Évidemment, on doit tout de même attendre « notre tour » même si nous sommes les seuls à patienter là. Quelques employés nous accompagnent dans notre attente du superviseur. On a profité des temps morts pour faire quelques photos et immortaliser le moment.

Oui, oui, c'est un 'camper'!
Oui, oui, c’est un ‘camper’!

Lorsque nous avons finalement le signal, je conduis mon bolide au fond du conteneur et Jean-Baptiste me suit. Des ouvriers attachent (à notre grand bonheur) nos véhicules au plancher du conteneur. On scelle les portes sous nos yeux!

Maintenant, il ne reste plus qu’à ATTENDRE que le Shippan Island mette le cap sur la Colombie pour y récupérer notre SuzuCamp!!!

On revient à Panama City à bord du train qui longe le canal de Panama. C’est une belle balade à travers la jungle qui nous permet de mieux comprendre l’ampleur des travaux de construction de ce passage.

 

On doit se résoudre à prendre l’avion vers la Colombie car les voiliers qui font la traversée du Panama vers la Colombie sont tous pleins. L’absence de route entre ces deux pays nous oblige malheureusement à agir ainsi. Les compagnies aériennes en profitent pour charger plus de 350$ pour un billet aller-simple et un vol de moins de 45 minutes. On a dépensé un peu moins de 2000$ cette semaine. Aouch.

Choo Choo!!
Choo Choo!!

Villégiature à la Panaméenne: Decameron, Boquette et Bocas del Toro

Notre deuxième semaine au Panama se passe dans le luxe d’une villa au sein du ‘gated community’ du Decameron Beach Club.

Top 5

  • Vivre dans le confort d’une maison avec un jardin…bananiers et manguier!! Ça fournit plus que ce que nous sommes capables de manger!!
  • Acheter son poisson aux pêcheurs du bord de la plage
  • Être au royaume du kart de golf (vive les électriques) et de la marche réglementaire de raquettes (les maisons sont disposées en formes de raquettes)
  • Faire un 5 à 7 chez Valérie et ses parents et en apprendre plus sur les avantages de vivre au Panama!
  • Découvrir, par hasard, le festival de l’orange et rencontrer des gens supers fiers que des touristes soient à leur festival.

Nous passons ensuite quelques jours à Boquete qui est une petite ville du genre St-Sauveur ou Knowlton. Cette région est réputée pour ses pozos, son café et la culture des fleurs.

Nous y marchons le sendero de los quetzales. On n’a pas vu de quetzales! Personnellement, je crois que cet oiseau n’a jamais existé que dans l’imaginaire des ornithologues!

On tente aussi l’ascension d’une montagne pour voir les deux océans : le Pacifique et l’Atlantique. Malheureusement, c’est un PEU nuageux.

L’événement marquant de notre séjour à Boquete vient du fait que mes parents ont loué un une camionnette (pourtant on rentrait tous dans le Suzucamp avec les bagages sur le toit mais ma mère trouvait qu’on faisait un peu trop bohèmes).  Quand tu as un pick-up en location, tu peux faire des lifts a plein de monde qui marche sur le bord de la route. C’est tellement le fun de pouvoir les faire monter et de les voir sourire. « Eh! On vient de leur sauver trois heures de marche pour aller au village pendant notre seule journée de congé ». La prochaine fois que je me loue une auto, je loue un «pick-up»!

Pozos de Boquete
Pozos de Boquete

On quitte la famille qui retourne à Panama city et nous partons pour Bocas Del Toro qui se trouve sur une île. Le coin est réputé pour ses plages et le surf. Le trajet de Boquete à Bocas est un challenge. On traverse une chaine de montagnes et la route est souvent défoncée. On a un répit quand on suit un collectivo qui nous avertis en ralentissant avant les obstacles. A l’arrivée à Almirante, on doit laisser la voiture dans un stationnement payant (sans se stresser que le contenu ne la voiture soit volé) et prendre un petit bateau pour une traversée d’un peu plus de trente minutes. Pendant cette balade plutôt mouvementé en bateau, je me demande bien pourquoi je n’ai pas mis mon passeport dans une pochette autour de mon cou. Ça c’est comment je ne suis pas certaine que mon sac se rende à destination.

Notre arrivée sur l’île est marquante. On est agréablement surpris du calme. Il n’y a pratiquement pas d’autos. On marche au plein milieu de la rue.

Nous prévoyons rester quatre jours à Bocas. Nous louons des vélos et nous explorons l’île. L’expédition est agréable et nous découvrons les plages, les singes, les plantations de bois de teck…et les étoiles de mer. Wow!

En marchant sur la rue principale, on est très surpris de voir le rituel des petits diables avec le fouet et le bâton en préparation pour le carnaval.  En effet, certains adolescents se déguisent en diable et fouettent les passants qui osent marcher dans la rue. Durant le carnaval, la rue leur appartient. Ces passants sont alors équipés d’un bâton de bois pour se protéger des coups de fouets des diables. Évidemment, tout ça est un jeu qui rappelle aussi l’époque de l’esclavage durant laquelle certains citoyens n’avaient pas droit de passage dans la rue… Curieux mais tout de même intimidant. Cliquez pour voir la vidéo: Rituel du Carnaval

Nous recevons alors un email qui changera le cours de notre périple. En effet, on a un conteneur et des amis pour le partager sur un bateau qui part vendredi. On est mardi! Ça veut dire qu’on doit être au bureau de police à Panama City demain matin à 9h!! On doit faire inspecter le Suzucamp avant l’embarquement. En plus, on a 8 heures de route à se taper… Ouf!! Vacance vous dites!!