Le Far West! De Flagstaff à Tuscon

La route est longue de Moab à Flagstaff. On passe tout de même devant le Parc de Monument Valley et son rocher nommé Mexican Hat!

Mexican hat
Mexican hat

Puis, nous traversons les réserves indiennes. C’est épeurant et intimidant. Ade nous a prévenu de ne pas s’arrêter pour dormir avant Flagstaff. Quel conseil judicieux! On doit quitter la route prendre du gaz mais on n’ose pas arrêter pour manger. Les étrangers ne semble pas vraiment bienvenus (à part dans les casinos??) mais peut-on les blâmer quand on entend parler du comportement de nos ancêtres.

Monument Valley
Monument Valley

On arrive à Flagstaff à la noirceur. Il fait froid. On n’a pas de réservation. On couchera finalement dans un hôtel de bord de route 40 (anciennement route 66).

Nous dormons fréquemment dans des hôtels « économiques » tout au long de notre chemin aux USA. Super 8, Econolodge, Motel 6, Microtel, Best Value Inn, etc. Il y a beaucoup de choix et les prix sont super compétitifs. Il n’est pas rare de payer 35$ pour une nuit avec un déjeuner inclus et l’internet gratuit! Rien de meilleur qu’un bol de Fruit Loops après un jogging!

La guerre aux travailleurs illégaux (chez Mc Do)
La guerre aux travailleurs illégaux (chez Mc Do)

Ça ne vaut pas la peine de dormir dans le Suzucamp au camping « privé » à un prix pratiquement équivalent ou dans un « rest area » avec une douche à 10$ pp sans internet. Et que dire de « l’entertainement » autour de ces hôtels! La police est présente à un moment ou à un autre certainement 50% des fois! Chicanes de ménage ou vols (où on a nous-même fait appeler la police quand on a vu quelqu’un s’introduire par effraction dans le commerce voisin).

En cette veille de Thanksgiving, un de nos pneus est mal en point et fait vibrer le Suzucamp de façon inquiétante. On décide donc de changer les quatres. 400$ plus tard, on est heureux et confortables. Il faudra se serrer la ceinture pour amortir notre première dépense importante.

Pneu fini
Pneu fini

En route, on s’arrête à Sedona. Superbe petite ville style St-Sauveur, pas mal liché mais le fun pour une marche en amoureux. Ce qu’on apprécie surtout ce sont les degrés supplémentaires et le soleil.

Sedona (AKA St-Donat, Az)
Sedona (AKA St-Donat, Az)

Phoenix, Scottsdale

Nous terminons la journée à Phœnix. Il fait beau et chaud, il y a les légendaires cactus partout et des palmiers en vue. C’est bon signe.IMG_7771

À notre arrivée à l’hôtel, un homme énervé (et un peu louche) nous explique qu’il s’est fait voler son vélo (supposément barré). Pourtant, notre hôtel est superbe (bin, comme un super 8 peut l’être, là!). On se dit que ça peut expliquer le prix dérisoire de 35$ par nuit (on a frigo, micro-ondes et même une piscine). On s’achète à souper à l’épicerie et on mange à la chambre. Ça nous permet de surveiller l’auto. En fait, je surveille l’auto toute la nuit. Je suis stressée. Je décide donc de me faire une thérapie. « Qu’est-ce qu’on à voler? Un poêle Coleman? Des vêtements? Quelques médicaments? Ça va nous couter combien si on se fait voler? Conclusion 300$. Tu peux dormir en paix!! »

Super 8 Phoenix
Super 8 Phoenix

On ‘’prend la twist’’ pour les ordinateurs. Dorénavant, ils sont barrés dans les chambres avec des câbles ou dans l’auto sous nos sièges. On commence à utiliser le coffre à gants pour y ranger (sous clé) le GPS et autres petits objets électroniques. Rien qui nous garantis un contenu intact mais au moins, ça rend la vie difficile aux opportunistes.

Bien sûr le lendemain matin, tout est là. On se prend un café et on part pour un jogging.

Find more Run in Phoenix, AZ

On comprend pourquoi Phœnix est passé d’une micro ville à la 6e plus grande ville aux USA en moins de 150 ans. Le climat est parfait. Il fait beau 360 jours par année et il fait chaud. Notre visite de la ville est sans attrait particulier. C’est propre, c’est beau mais c’est mort à cause de la Thanksgiving. Tout est fermé mais on réussit à manger dans le resto d’un hôtel. Les seuls gens qui « traînent » dans les rues sont les itinérants.

En après-midi, on va faire  un tour à Scottsdale. Wow! Quelle ville charmante. Ils y offrent une visite à pied auto-guidé de la vielle ville. Ils nous font découvrir le quartier historique avec son aspect « far west ». Évidemment, Scottsdale a aussi ses rues « trendy » avec boutiques chics et restaurants du même genre. Genre Beverly Hills, on attend la 6/49…

M&M au Far West
M&M au Far West
Solnours à Scottsdale
Solnours à Scottsdale
Scottsdale Old Town
Scottsdale Walking Tour
Scottsdale Walking Tour
Scottsdale Walking Tour

Quant au restant du peuple, les rabais de la Thanksgiving sont alléchants. C’est le Back Friday! On se pointe chez Walmart (seul magasin ouvert à 18h ce qui provoque un tolé car ils sont les premiers à déroger à la tradition) pour acheter notre souper.

On y trouve des files pour se procurer des 40’’. On comprend finalement que des prix spéciaux et ventes commenceront à 20h. Il faut être motivé!

 

Dans le but de réduire notre moyenne budgétaire, de sécuriser le contenu du Suzucamp pendant la nuit et  de finalement essayer les « State Parks » pour le camping (on aurait aimé avant mais il faisait trop froid), on va au Gilbert Ray Campground du Tuscon Mountain park. Quel beau site!!!!

Gilbert Ray Campground
Gilbert Ray Campground

C’est dans le désert du Sonora. C’est une forêt de Cactus! On sélectionne une place et on paye notre nuit: 10$. On a un très grand terrain avec table à pique-nique. Le coût pour un gros camper, c’est 20$ avec l’eau et l’électricité. Il ne manque que des douches.

Notre site dans le désert du Sonora
Notre site dans le désert du Sonora

On part en explorateurs pour aller voir le « Old Tucson ». C’est un site de cinéma western genre Universal mais en plus petit. Ils y ont tourné environ trois cents films dont une foule avec John Wayne!!

Gilbert Ray Campground
Gilbert Ray Campground

Ça ferme quand on arrive. On retourne donc au camping mais on décide de ne pas prendre le bord de la route comme à l’allé car il y a beaucoup de trafic et pas d’accotement.

Une randonnée sur la route menant au Old Tucson
Une randonnée sur la route menant au Old Tucson

On passe donc dans une trail en « piquant »  (cactus, jeux de mots) à travers. On se fait des peurs car on ne sait pas exactement ou on s’en va. Je suis en gougounes (pas winner avec les cactus). On s’imagine se perdre irchh! L’allé nous a pris 45 minutes sur le bord de la route et le retour 20 minutes (avec beaucoup de photos!) mais peut être un pas qui carbure à l’adrénaline.

Pas la chaussure idéale
Pas la chaussure idéale

On soupe au pulled pork Jack Daniel et au mashed potatoes!! Plats préparés qu’on réchauffe avec notre Coleman. On écoute ensuite un film confortablement installés dans le Suzucamp (il vente pas mal). On plaint les gens dans les tentes. Vive le Suzucamp! Bonne nuit et on passe au Mexique demain!!!

Solnours dans le désert du Sonora
Solnours dans le désert du Sonora
Desert Sonora
Desert Sonora

 

Tour d’avion: Club Mad (3e partie)

Nous avons besoin de quelques items et pour avoir laissé mon chum risquer sa vie, on me promet du magasinage. Pas facile avec notre budget!

Le nom réeel de l'arche c'est: Funnel Arch!
Le nom réeel de l’arche c’est: Funnel Arch!

On se rend alors au fameux Wabisabi . On y  trouve des collants en laine (« combines » pour MAG), une taie d’oreiller (pour MD) et un guide touristique sur le Mexique! Un bon vieux guide du AAA Club datant d’une dizaine d’années!! Le tout pour 3$ taxe incluses. Quel bonheur! Par contre, nos boutiques(!) Renaissance n’ont rien à envier.

Moab
Moab

On a rendez-vous à 14h45 avec Mario Richard pour aller faire un tour d’avion. On se prend donc une activité « relax » en avant midi.  Ce sera le « Cable  Arch ». Il porte son nom grâce au câble qui y est installé pour monter l’observer (son vrai nom c’est Funnel Arch). La plus peureuse, pour ne pas la nommer, a sa dose d’adrénaline. On fait un pic nic au saumon fumé au sommet. Ade et Martin prennent une bière (allo, il faut redescendre!).

Pic nic
Pic nic
Mayday, mayday!
Mayday, mayday!

Moab est à 1200 mètres d’altitude. Saviez-vous qu’on peut blâmer l’altitude pour beaucoup de choses? Maux de tête, maux de cœur, alcool mal supporté, mauvaise humeur, etc. Je voulais juste dire ça de même.

Mario est un parachutiste, pilote de petit avion,  expert de base jump et propriétaire de Moab Base Adventures . En sa compagnie, on fait tour de Cesna. On fait les vérifications d’usage (bin, Mario) de l’avion et on s’installe confortablement les gars en avant et les filles en arrière. Quel spectacle! On a la chance de revoir du haut des airs les endroits visités pendant la semaine :

  • Canyonlands
  • Vol ‘dans le lit’ du Green River

    Colorado ou Green river?
    Colorado ou Green river?
  • Fisher towers
  • Hidden trail
  • Dead horse point
  • Slick Rock
  • La Salle Mountains

    Sic-Sac
    Sic-Sac
  • Arches National Park
  • Vue de Moab, de la maison d’Ade et  de notre Suzucamp
  • Monitor et Merrimac

Après cette expérience quasi irréelle (on se serait cru dans un film), on célèbre à  The Moab Brewery .

Notre dernière journée est passée au Dead Horse Point. La légende dit que des cowboys rassemblaient des mustangs sauvages sur la pointe pour choisir les chevaux qu’ils voulaient. Un jour, pour une raison inconnue, les chevaux ont été laissé emprisonnés sur la pointe où  ils sont morts de soif.

On termine la journée au soleil couchant par une pause photo au Monitor et Merrimac. Ce sont deux rochers plats formés par une résistante couche de roche appelé « Mesa », le mot  espagnol pour « table ». Ces « tables » ont été nommées en l’honneur de deux bateaux célèbres de la Guerre Civile Américaine. IMG_7676 IMG_7666

Les labyrinthes
Les labyrinthes
Cable Arch de l'avion
Cable Arch de l’avion
Vue de l'avion
Vue de l’avion
Le Merrimac de l'avion
Le Merrimac de l’avion
Deux grimpeur au sommet.....
Deux grimpeur au sommet…..
Le volan du co-pilote
Le volan du co-pilote
Au Hangar...
Au Hangar…
Vers Cable Arch
Vers Cable Arch
Vue du Kane Creek Canyon
Vue du Kane Creek Canyon
Ade qui test les limites de sa soeur!
Ade qui test les limites de sa soeur!
Funnel Arch AKA Cable Arch
Funnel Arch AKA Cable Arch

On revient à la maison pour manger de la pizza de chez Paradox.  C’est avec de superbes souvenirs (et photos!) que nous quittons Adeline et Moab!

 

MERCI ADE!

 

 

 

Escalade aux Fisher Towers: Club Mad (2e partie)

Histoire de Grimpe par Martin Déry

Lors de notre séjour à Moab, Adeline, la sœur de Marie-Anne m’offre l’opportunité d’escalader la voie nommée; Ancien Art!! Cette ascension est complétée en compagnie de Steph Davis, une professionnelle de l’escalade. Genre de Sydney Crosby du domaine! Rien de moins.

Ade a tout préparé la veille. Elle m’a loué des souliers d’escalade m’a aussi prêté un livre sur les nombreuses voies d’escalade de la région. Je peux y lire la description de ce qui m’attend aux Fisher Towers.

Ces formations rocheuses sont faites de ‘sand stone’. C’est-à-dire, une roche plutôt friable. Le jargon de l’escalade appelle ça de la bouette. Toutefois, je suis en compagnie de deux femmes très sérieuses à propos de leur sport. De plus, cette ascension est complétée de façon quotidienne par plusieurs grimpeurs, je me sens alors en grande sécurité.

On rejoint donc ‘madame’ Steph Davis au Love Muffin Café sur la rue principale de Moab. Elle gagne sa vie à grimper, donner des conférences, des exhibitions et ce, à travers le monde. Cependant, son terrain de jeu se trouve à Moab au Utah. Elle fait confiance à Adeline pour l’assurer lors de certaines de ses ascensions vertigineuses.

On prend la route vers les Fisher Towers qui se trouve en banlieue de Moab. Après une randonnée pédestre d’environ 30 minutes nous sommes au pied de l’Ancien Art. C’est là que je prends vraiment conscience de l’intimidante ascension qui m’attend.

En effet, cette formation rocheuse ressemble étrangement à ces châteaux de sable que nous avons tous fait un jour ou l’autre à la plage. Vous savez lorsque l’on prend du sable plutôt liquide dans nos mains refermés et que nous laissons couler lentement pour former un genre de montagne en pic dégoulinant… voici ce que nous grimperons aujourd’hui!!

Bref, on mets nos casques, nos souliers, notre harnais de sécurité et on m’explique le programme. Steph sera la première à grimper jusqu’au premier pallier des quatre à atteindre au fur et à mesure de notre ascension. Je suis le deuxième à grimper et Ade me suit de près. Toutefois, un léger détail s’ajoute au programme de Steph. Elle s’élancera du sommet en parachute!!

Steph amorce son ascension telle l’Araignée. Elle semble collée à la paroi, elle grimpe à la vitesse de l’éclair. Ses gestes sont précis, ses prises solides, ses pieds se posent toujours en vue du prochain mouvement à déployer. Impressionnante. Elle, qui est toute mince et toute en sourire, prends le temps pendant son ascension de nous prodiguer quelques conseils sur la façon d’aborder la paroi!! Elle est vraiment en plein contrôle. En plus, elle n’est pas attachée comme je le suis. Elle s’accroche à la paroi à mesure qu’elle monte. Il est clair que c’est son terrain de jeu!

Évidemment, dès que j’entends mon signal; Martin, you are on!, ça veut dire que je peux amorcer ma grimpe en toute sécurité. Le câble qui passe par mon harnais est attaché solidement. Ainsi, si je tombe et bien je ne tomberai que d’un mètre ou deux! Le seul hic est que nous sommes entourés de paroi rocheuse.

Ade me suit de près et me guide car les prises sont rarement bien en vue. En effet, il faut flatter la paroi à l’aide de nos mains pour trouver le renflement qui nous permet de s’accrocher pour grimper. Évidemment, mes yeux sont à l’image de radars. Ils perçoivent presque toutes les bosses dans le roc pour s’appuyer de façon appropriée.

Franchement, l’escalade permet vraiment de tout oublier et de n’être focus que sur la tâche à accomplir. Soit, sauver sa vie tout en ayant du plaisir à écouter le frottement de la corde sur la pierre, le glissement des mains et des pieds, le coup de casque sur une roche, de la poussière de roche qui te tombe sur la tête, le vent qui souffle ou Steph et Ade qui t’encouragent et qui en rient. Disons que ça aide à dédramatiser le fait que nous sommes très haut dans les airs et que nous n’avons pas droit à l’erreur.

Rendu au premier palier, Steph m’accueille avec le sourire et Ade me suit à moins de trois mètres. Dès qu’Ade s’est hissée sur ce même palier, Steph repart de plus belle pour atteindre les niveaux supérieurs de l’ascension. J’en profite pour faire quelques photos et des ‘bye bye’ à Marie-Anne qui fait des images à partir du pied de la falaise.

Plus on monte et plus Marie-Anne est minime. Elle disparaît littéralement de mon champ de vision jusqu’au point de ne plus la voir. Tout ce qu’on entend là-haut, ce sont les directives de grimpe ainsi que le vent. Quel plaisir!

Rendu à l’avant dernier pallier, genre de surface d’environ un mètre sur deux, on s’attache et Ade prend le « lead » pour faire le sommet!! Paraît-il que la roche plate qui trône au sommet est instable!! La surface n’a que quatre pieds carrés… Ouf.

Je fais de nombreuses images et je refuse de m’essayer à atteindre le sommet. Ma journée est faite. Lorsque je vois Ade chercher du bout des mains les prises auxquelles s’accrocher, je suis encore plus convaincu du choix judicieux que j’ai fait. Le sommet appartient au pro et non pas aux amateurs comme moi.

Ade revient du sommet et Steph enfile son sac à dos qui contient son parachute.  Elle  atteint le sommet et s’élance, tel un ange, déclenche l’ouverture de son parachute dans un beau vacarme pour atterrir quelques centaines de mètres plus bas. Wow!! Suite à son saut, Ade et moi redescendons en rappel. Steph atterri sur le plancher des vaches au moins une heure avant nous. Ade m’assure tout au long de cette superbe expérience et c’est  plaisant et surtout INOUBLIABLE!! Merci les filles!!! Vive Ancien Art!!

Voici le film de notre journée…

Escalade aux Fisher Towers

 

Pour en savoir plus sur Steph :

http://www.highinfatuation.com/

Si l’envie vous prends de faire un saut « à la Steph », voici le site de Mario, son conjoint québécois qui vous permettra de le faire :

http://moabbaseadventures.com/

Negro Bill et Fiery Furnace (Moab 1.3!)

Solnours au Fiery Furnace
Solnours au Fiery Furnace

Le Negro Bill est notre deuxième « jogging matinal ». Cette fois-ci, on a des munitions (bananes). Les obstacles sont différents : il faut traverser à gué plusieurs petits ruisseaux. Des billots de bois givrés (c.-à-d.: glissants) nous servent de « pont ». Si vous voulez rire un peu :  Martin se mouille

La récompense est, encore une fois, impressionnante : le Morning Glory arch.

Morning Glory Arch
Morning Glory Arch

Voici le trajet de notre course pour ceux qui aiment les cartes ou ceux qui cherchent un bon entraînement. Notre entrainement au Negro Bill sur Mapmyrun

Vous vous demandez peut-être d’où provient le nom de cet endroit! Le canyon a été nommé en l’honneur de William Granstaff, un cowboy métissé, qui s’y est établi autour de 1870 avec un trappeur canadien du nom de « frenchie ».  Jusqu’à la fin des années 60, le canyon s’appelait  ‘Nigger Bill Canyon’.

Morning Glory Arch
Morning Glory Arch

En après-midi de notre 3e journée à Moab, nous sommes invités par Pierre et Claire au Fiery Furnace de l’Arches National Park. C’est une randonnée guidée par un ranger car il n’y a pas de sentier balisé, ça ressemble plutôt à un labyrinthe. C’est une région qui est remplie d’étroits passages qui pourraient éventuellement se transformer en arches. De plus, ça demande un peu de technique pour passer certains obstacles comme, par exemple, des crevasses. Par moment on se sent comme dans le film « 127 hours ».   Preview film 127 hours

Surprise Arch
Surprise Arch

On ne sait pas exactement pourquoi on a appelé cette section du parc « la fournaise ardente ». Peut-être à cause de l’effet des lames de roches qui ressemblent à des flammes ou à cause de la température infernale en été?

Voici quelques photos de notre journée:

paypal

Hidden trail, Slick Rock et souper au Desert Bistro (Moab 1.2!)

Nous partons au lendemain de notre arrivée à Moab pour un « jogging matinal ». Nous nous dirigeons vers Hidden trail qui porte bien son nom.  Pour les intéressés, voici la carte de notre « course » : Trajet Hidden Trail sur mapmyrun

En montant vers la trail
En montant vers la trail

Un jogging matinal implique, habituellement, un départ rapide (et un entraînement d’une durée de moins d’une heure) suite à un simple café (c.-à-d. : à jeun). Adeline, nous l’apprenons rapidement, n’a pas la même définition.  On débute par un petit tour d’auto pour se rendre au début de la trail qui est effectivement cachée.

On doit grimper jusqu’au plateau pour découvrir l’endroit où l’on peut courir.

Hidden trail
Hidden trail

Le paysage est superbe, il fait un peu frais, les oiseaux nous accompagnent.

On va jusqu’au bout de la trail pour y voir des pétroglyphes et…

 

 

Avis du parc

Petroglyphes
Petroglyphes

On fait carrément de l’escalade pour aller voir deux cercles de cérémonies indiennes au sommet de falaises rocheuses.  On pousse le concept du POWERVISITING (bientôt demande de brevet).

Cercle de roche sur Mesa
Cercle de roche sur Mesa
Un peu d'escalade pour se rendre à la Mesa
Un peu d’escalade pour se rendre à la Mesa

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En après-midi, nous allons à Slick rock, c’est l’endroit qui a été popularisé par les déboires de jeeps qui ont gravi (et dégringolé) le Lion’s Back. Ceci vous dit peut-être quelque chose :Lion’s Back… et une descente en jeep  Pas question d’essayer ça avec le Suzucamp!

Slick rock
Slick rock
Au sommet... avec la vue sur le Lion's Back
Au sommet… avec la vue sur le Lion’s Back
La trace noir est laissée par les pneus
La trace noir est laissée par les pneus

Nous soupons en excellente compagnie au Desert Bistro: Claire Meunier, Pierre Dubé, Stéphanie Davis, Mario Richard et Adeline Guay!Adeline a peint la toile qui figure sur la page d’acceuil du site du Bistro.

Souper au Desert Bistro
Souper au Desert Bistro

Club Mad = contraction de Club Med Moab partie 1

On dit souvent qu’une image vaut mille mots… on résume donc notre super semaine au Club Mad (contraction de Club Med Moab) par 3 posts et quelques (!!) photos.

Après seulement deux semaines de voyage on opte déjà  pour une nouvelle stratégie concernant la photo. Il n’est pas rare de remplir quotidiennement 32 GB de mémoire!  Avec trois appareils photo/caméra vidéo, trois photographes (Ade a aussi attrapé la japonaisite) et des paysages à couper le souffle, c’est difficile pour la gestion de l’espace du disque dur.

Accueillis au champagne
Accueillis au champagne

Adeline  en grand avec le champagne, un repas croc-pot et les chocolats sur l’oreiller. Ah.. et un horaire chargé!

Pour voir ce qu’Ade fait lorsqu’elle n’est pas GO : www.adelineartanddesign.com

 

 

 

 

 

 

Jour 1 : Arches

Sans tarder, nous commençons notre virée touristique par un déjeuner gracieuseté de notre hôte… à nulle autre endroit que l’« internationalement renommé » Love Muffin :  http://www.lovemuffincafe.com/

Nous nous rendons alors au superbe State Park qui tient son nom de diverses arches naturelles créées par l’érosion. Soit, Arches!! Le sandstone et les nombreuses teintes d’ocres sont omniprésentes. Époustouflant!! http://www.nps.gov/arch/index.htm

Delicate Arch
Delicate Arch

 

Après cette belle journée, nous avons droit à l’accueil local. Nous sommes reçus à souper chez Katie et son amie avec Scott. Katie organise le demi-marathon de Moab et Scott fabrique toutes sortes de choses en pierre et en bois.

http://www.moabhalfmarathon.org/

http://www.triassicstone.com/

 

 

 

C’est par cette soirée que nous avons vraiment découvert le bourbon.

Bourbon
Bourbon

 

C’est un whiskey américain.  Il a une signification particulière pour nous depuis notre passage dans le Kentucky car c’est dans le comté de Bourbon qu’il est produit. Le nom bourbon vient de celui du compté qui lui,  l’a pris en hommage et reconnaissance au roi de France Louis XVI, cinquième roi de la Maison de Bourbon qui a été un allié décisif des colons américains contre les Anglais, dans leur lutte pour leur indépendance. A Moab, on sert le Bourbon sur glace ou avec de la root beer « organic »! C’est assez agréable au goût! Assez pour qu’on se rappelle que partiellement le retour à la maison.

Voici la présentation de nos photos des 24 premières heures:Moab, Arches National Park

Visite de Mesa Verde

 

Four corners est, en quelque sorte,  l’équivalent des cinq fourches de Shefford. C’est la jonction entre le Colorado, l’Utah, le New Mexico et l’Arizona. C’est le seul endroit où quatre états américains se touchent. C’est une région grandement habitée (si on peut dire!) par les indiens. On peut être plusieurs kilomètres sur la route sans voir de maison ou de village.

Notre motel à Mancos
Notre motel à Mancos

Nous passons la nuit à Mancos. C’est une petite ville entre Cortez et Durango. On reste au motel  Country West Manco. Nous sommes agrérablement surpris de la chambre tout équipée avec cuisine. C’est vraiment un spot parfait pour un départ tôt le matin. À notre réveil,  il fait -5 celsius. Vous vous dites certainement qu’il n’y a rien là! Pas quand on est habillé pour passer un an sans hiver. On met trois paires de pantalons les uns par-dessus les autres et autant de chandails et vestes qui peuvent entrer sous notre coupe-vent sans nous couper la circulation sanguine dans les bras. Notre tuque, un foulard et des p’tits gants magiques et, on est prêts pour une journée dehors!

Mesa Verde (Colorado) est sur notre route vers Moab (Utah) en provenance de Santa Fé (Nouveau Mexique). C’est caché. Tellement que la première chose qui nous vient en tête lorsqu’on arrive finalement à ce site d’environ 1000 ans, c’est de penser que ces « pueblos »  ou Anasazis sont venus se cacher à cet endroit. C’est tout aussi impressionnant d’apprendre que des explorateurs ont découvert, il y a un peu plus de 100 ans, ce lieu abritant de véritables chefs d’œuvre de l’architecture.

Mesa Verde est à plus de 2000 mètres d'altitude
Mesa Verde est à plus de 2000 mètres d’altitude

Mesa Verde, c’est quoi!? C’est un site où des amérindiens ont construit des villages à même la falaise rocheuse. C’est le principe des troglodytes.   Les habitants faisaient l’agriculture du yucca et du maïs sur le toit (sur le dessus de la falaise rocheuse.).

On est en basse saison alors on profite d’un excellent guide sans être dans un groupe surchargé. Malheureusement, on ne peut visiter le parc en entier.  A notre grande surprise, nous enlevons rapidement des « plures ». Ils étaient futés ces indiens. Ils ont construit les maisons sur la façade sud, leur donnant une luminosité et une chaleur certainement appréciée en hiver.

On apprécie particulièrement le Spruce  tree house, Balcony house et le Cliff Palace.

Au pays des cowboys et des indiens

Nous sommes à Amarillo au Texas. C’est l’endoit où se trouve le fameux restaurant Bob the Texan Steakehouse. Ce restaurant propose à la clientèle le pari suivant; Si vous pouvez manger un steak de 72 onces (4.5 livres) en moins d’une heure, il est gratuit!! Nous avons bon appétit mais nous décidons de ne pas tenter notre chance.

Nous allons voir un bout de la vieille route 66. On y trouve quelques antiquaires, pubs et restos. On mange local… beaucoup de viande bien sûr!! Tout de même pour les estomacs solides!

On se rend au Civic Center où se déroule le Ranch Worker Rodeo World Championship. On se demande si on ne peut pas aller là ce soir. Question de ne pas passer la soirée dans la salle de lavage car il vente à écorner les bœufs et qu’on fait du camping! On ne pourra pas passer la soirée dehors! Rester assis dans l’auto est simplement hors de question.

Malheureusement, on a la déception d‘apprendre que l’événement est ‘sold out’. Par contre, il y a une foire commerciale. C’est ouvert au grand public. On s’y promène tels deux touristes. SINCÈREMENT… on fait vraiment OUT!!  On est les seuls à ne pas porter de bottes, de chapeau de cowboy et de jeans Wrangler. Même les petits enfants ont leur attirail. Ils sont beaux à voir, spécialement lorsque toute la famille porte des chemises agencées. Plusieurs insèrent leur pantalon dans leurs bottes. Ça, c’est vraiment moins ‘cute’ mais c’est certainement pratique pour ne pasle bas des pantalons!! A cette foire, on y vend des lassos, gants, éperons, chapeaux, bottes, selles, chaps… tout pour le cowboy! Les bottes peuvent coûter plus de 400$… Il y a même un docteur du chapeau. Il répare les chapeaux malmenés.

On rencontre M. Rodina qui a son show de radio et qui est représentant de Purina. On l’intrigue avec nos gougounes et notre look de « citadin ». On jase avec lui et on lui dit qu’on n’a pas de billets pour ce soir. Il nous dit de revenir le voir dans vingt minutes! Bin comme de fait, on a eu des billets!

Heureux comme des rois, on se dirige à l’épicerie pour s’y procurer un bon steak du Texas! De retour au camping, on soupe et on essaie de s’habiller à l’image d’un cowboy, le plus possible. C’est bon un faux-filet texan!!

Tous ces efforts pour obtenir des billets en valent la peine. On a droit à tout un show. Les épreuves se succèdent à un rythme rapide. On débute par un  peu de rodéo, soit des cowboys qui enfourchent des broncos. Ensuite, des équipes formées de quatre cowboys s’affrontent dans trois types d’épreuves. La première consiste en la capture de deux veaux au lasso par les quatre cowboys sur leur monture. Deux cowboys s’attaquent à un veau. Il faut passer un lasso autour du cou du veau et un à une patte. Ils doivent ensuite renverser le veau par terre et lui attacher les 4 pattes. Ils doivent faire le travail de capture en moins de deux minutes. Disons qu’il y a des veaux très fringants qui ne sont pas piégés.

L’épreuve suivante est celle de la traie de la vache « mature ». Un cowboy attrape au lasso une vache et ses trois comparses cowboys essaient de l’immobiliser pour en tirer quelques millilitres de lait. Pendant que le cowboy sur son cheval garde le lasso tendu, un de ses collègues attrape la queue, l’autre la tête et le dernier procède à la traie. C’est fringant une vache!! Certains cowboys se font littéralement traîner dans la terre boueuse et parsemée de bouses de chevaux!!

La dernière épreuve de la soirée est le tri des veaux. De trente veaux numérotés de un à dix, soit trois numéros un, trois numéros deux et ainsi de suite jusqu’à dix. Il faut isoler trois veaux portant le même numéro et les enfermer dans un enclos. C’est honnêtement impressionnant de voir manœuvrer les quatre cowboys sur leur monture. Les chevaux sont d’ailleurs très agiles. De par leurs feintes, ils dirigent les veaux à leur guise. Plutôt surprenant!

Voici un extrait vidéo de notre soirée :Ranch Rodeo World Championships

Monsieur Rodina de Purina rend deux québécois bien heureux! Il nous permet de connaître un peu plus la culture du ‘working rancher’ qui perdure encore aujourd’hui.

Welcome Y’all

 

M&M a Graceland
M&M a Graceland

Mardi 6 novembre

Grande journée. Aujourd’hui nous allons voir Elvis… et c’est la fête d’Émilie!

Après un déjeuner infecte chez Denny’s sans connexion internet promise  (25$ …sur un budget de 100$, ça fait mal au cœur) à Jackson au Tennessee, nous partons en direction de Graceland à Memphis sur le boulevard Elvis Presley.

Nous arrivons à la maison d’Elvis quelque peu après 10h30. Nous stationnons la voiture dans le parking payant (10$) et nous nous dirigeons vers la billetterie. Nous pourrions nous garer dans  la cour de l’édifice voisin et marcher quelques pas. C’est ce que je recommande. Nous sommes par contre très heureux de constater qu’il y a un surveillant attitré. Avec les bagages cachés dans  la voiture, nous avons toujours un petit stress de revenir et de retrouver le Suzucamp avec un contenu partiel.

Nous optons pour le premium package à 36$ par personne. Pas le VIP mais pas le basic non plus. Il est 10h41 et on a officiellement busté le budget de la journée. Une chance qu’on a dormi au truck stop hier. Nous sommes enchantés par notre visite. Graceland vaut le détour et tous les dollars payés.

Top 5 de ce qu’on apprécie plus spécialement à Graceland :

  • Le tapis vert mur à mur de la jungle room
  • La TV room (TCB) jaune et bleue
  • La salle de pool avec les murs recouverts de tissus
  • Le court de racketball rempli de disques d’or ou platine de partout dans le monde
  • L’avion Lisa Marie (à part l’odeur un peu morbide) et la collection d’autos

 

Top 5 de ce qu’on apprend sur Elvis à Graceland:

  • Sa générosité pour les gens de la région de Memphis
  • Son amour pour ses parents et spécialement sa mère
  • Son côté rockstar/glamour (il ne quittait pas sa chambre pas sans tous ses bijoux)
  • Ses dépenses folles (avions, autos, cadeaux)
  • Qu’il est né au Mississipi et qu’il avait un frère jumeau qui est mort à la naissance

Nous passons la soirée à Memphis. C’est une soirée fraiche et calme sur la rue Beale (peut-être à cause des élections?). Nous mangeons au BB King blues bar. Wow! La musique Live est excellente et bouffe également!  On mange une salade avec un sandwich au mahi mahi. Martin prend sa première bière depuis vendredi.   On se sent en vacance.

Ce soir nous dormons à l’hôtel, en Arkansas, à West Memphis bien différent du légendaire Peabody.. Nous écoutons les élections, le suspense est de courte durée, Obama est réélu.

Au pays du KFC

Lundi 5 novembre

Dernier jour avant les élections : Obama et Romney sont en Ohio pour faire valoir leur mérite et tenter de faire pencher la balance. L’Ohio, à notre grande surprise, est un état qui est décisif pour les élections. Croiserons-nous Barack à Cincinnati?

Nous quittons l’état de l’Ohio pour le Kentucky. L’état du KFC ou KGC! Nous ne pouvons passer dans le Kentucky sans goûter à son légendaire poulet frit. Poulet frit qui a tellement mauvaise réputation que les locaux en ont un peu honte. La compagnie tente même de changer frit pour grillé… d’où le KGC. Voici la vidéo de notre Dégustation de poulet frit au Kentucky

Au printemps de 1778, quelques hommes en provenance de la Virginie dirigés par George Clark sont arrivés par l`Ohio River à Louisville au Kentucky (Ça ne s’appelait pas comme ça dans le temps!). Leur but était de repousser le territoire Illinois pour arriver à la rivière Mississipi. Nous apprenons la signification d’Ohio. Ça vient de O-he-yo… en Iroquois ça veut dire grande rivière.

 

Nous découvrons une superbe ville. C’est un retour aux sources  avec une ville qui a pour emblème le fleur de lis (ils l’écrivent avec un « i »)… Le symbole a été adopté en 1780 deux ans après que la ville ait été fondée. Elle a pris le nom de Louisville en l’honneur du roi Louis XVI qui a prêté main forte aux Américains pendant la Guerre d’Indépendance.

On passe pas mal de temps à l’Office du tourisme où deux femmes sont heureuse de finalement avoir des clients. Ce n’est pas la haute saison! On prend des photos avec le Colonel Sanders, elles nous soulignent que le Kentucky a aussi un « Paris » et un « Versailles » (prononciation masacrée).

Martin et le Colonel Sanders
Martin et le Colonel Sanders

Nous marchons dans la ville et nous découvrons de superbes façades en « Cast Iron » (structure de fonte?). Louisville est la deuxième en importance pour ce genre d’architecture après New York.

Si nous avion eu (pris!) plus de temps… il aurait certainement été intéressant de découvrir l’histoire du Bourbon.