Nos endroits les plus romantiques!

En cette journée de la St-Valentin, nous vous offrons notre top 5 des endroits les plus romantiques dans le monde… que nous avons eu la chance de visiter.

1) Parc National des lacs Plivitce
Nous avons découvert cet endroit féerique lors de notre voyage de vélo en Croatie.  C’est un parc sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1979. On y retrouve plusieurs lacs à l’eau cristalline reliés par des chutes, des cascades ou des petites rivières. On peut y marcher paisiblement sur des sentiers aménagés.

 

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2) Miami et son boardwalk… Si vous pouvez en plus trouver une croisière pas cher… c’est quasi imbattable!

South Beach
South Beach

3) Buenos Aires…

Buenos Aires ne peut vraiment pas laisser indifférent. On adore ou elle nous exaspère. Parfois les deux au cours de la même journée… On y est passés à plusieurs reprises lors de notre périple en Amérique du Sud. Même si les grèves, et les files d’attente peuvent rendre fou, on ne peux pas passer sous silence le romantisme de son architecture, la culture des cafés, ses restos et sa vie nocturne…

Tango dans San Telmo
Tango dans San Telmo

4) Rio de Janeiro… parce que c’est Rio! cropped-Le-Christo-Redendor-de-Rio.jpg
5) Grenade, son Alhambra, ses rues étroites, les churros et les Banos Arabes en couple…

Houuuu!!! Des Churros!
Houuuu!!! Des Churros!

Bem vindo ao Brasil… à l’heure des graves décisions

Après deux belles nuits passées en bus à partir de Sao Paulo, on récupère notre voiture dans le nord de l’Argentine. On met la clé dedans et elle redémarre comme au premier jour!!!

On reprend aussitôt la route en direction nord vers le Brésil. On s’arrête dans un camping à San Ignacio en Argentine. Les Jésuites y sont d’ailleurs passés bien avant nous comme en témoigne les ruines dans cette région…

Au camping, on trouve une belle piscine, des douches à l’eau chaude, une plage sur la rivière Parana qui sépare l’Argentine du Paraguay. On s’y installe pour quelques jours histoire de reprendre vraiment possession de notre chez nous! On en profite pour nettoyer le bolide…

Retour en Argentine et Campign à San Ignacio
Retour en Argentine et Campign à San Ignacio

On doit aussi prendre des décisions sur l’itinéraire qu’on suivra, et ça, ce n’est pas facile!! La première étape du plan c’est de se rendre dans le Brésil profond, soit le Pantanal pour y voir des oiseaux, des piscines naturelles et des caïmans.

Ensuite, on doit choisir…

  • Remonter vers le nord par le centre du Brésil et atteindre Manaus en Amazonie pour éventuellement entrer au Vénézuela et en Colombie… On a trouvé un transport « économique » pour apporter l’auto de Catagène à Baltimore (oui, oui, aux States) OU on peut le traverser à nouveau au Panama.Tout dépend de notre envie de conduire à nouveau en Amérique Centrale et au Mexique.
  • Prendre vers l’est pour atteindre Brasilia, la capitale et ensuite foncer sur la côte à Salvador de Bahia. De là, on peut remonter sur la côte, de plage en plage vers Belem. On pourra alors mettre le bolide sur une barge pour remonter le fleuve Amazone et atteindre Manaus…

Le Brésil, c’est très grand! Merci de sympathiser avec nous. Ne pas savoir ce qu’on va faire comme circuit durant les prochaines semaines… Quel circuit feriez-vous?

Parilla Québécoise
Parilla Québécoise, on avait apporté une réserve de plaques en cas de besoin.

Une famille d’Hollandais s’installe à côté de nous. Ils débutent leur voyage dans leur ‘campeur’. Ils se lancent à l’assaut d’Ushuaia…le bout du monde! Ils sont accompagnés de leurs deux enfants à qui ils font l’école. Ils font la preuve que ce n’est pas parce qu’on a des enfants qu’on ne peut pas voyager.  En leur compagnie (les parents là, pas les enfants!), on fait une dégustation de plusieurs alcools… Le pisco du Pérou, l’aguardiante de l’Équateur, le rhum Cubain et du Licor 43 d’Espagne.  La discussion est facile et agréable. Voici le site des 4 amigos

L’entrée au Brésil est très simple. On montre notre visa et il vous laisse entrer. Même pas besoin d’importer temporairement notre bolide. C’est la nouvelle loi depuis le mois de mai.  C’est une grande et excellente nouvelle pour nous. On peut donc vendre notre SuzuCamp ou même le laisser sur le bord de la route et sortir du pays car les autorités n’ont aucune trace de notre véhicule!! Ce qui n’est pas le cas avec tous les autres pays DOUZE pays que nous avons traversés depuis notre départ. Ces importations temporaires nous obligent à ressortir la voiture du pays ou à payer des taxes astronomiques (80% à 100% de la valeur de l’auto) si on désire la vendre en plus d’avoir à gérer la paperasse.

Nous ne savons pas ce qui doit être fait si la voiture devient irréparable ou volée. Il faut certainement en débattre avec les autorités. Sachant que nous sommes des gringos, et qui dit gringos, dit riche, nous avons bien peur de cette solution.

Les grands toucans étaient nombreux à venir manger dans l'arbre près de notre tente
Les grands toucans étaient nombreux à venir manger dans l’arbre près de notre tente

Bonito près du Pantanal

  • Camping vraiment abordable qui comprend tous les services. En plus, on a droit à des températures agréables, soit 35 degrés le jour et 20 la nuit!!
  • Bière à 90 cennes et  filet mignon à 9$/kg
  • Toucans, aras et autres oiseaux en liberté qui vivent dans les arbres près de nous
  • Rivière turquoise qui nous sert de piscine
  • Petite ville charmante avec une rue principale animée

    Perruche, Pic bois, Ara, Toucan...
    Perruche, Pic bois, Ara, Toucan…tous pris en photo à moins de 5 mètres de notre tente!

À notre camping, on a même la chance de parler en français car il y a trois couples de Français et deux couples de Flamands/Belges. Eux se baladent en Range Rover version ‘Campeur de brousse’. Ils sont vraiment full-equiped!! Impressionant!  Au bout de quelques jours, 2 couples de Suisses viennent remplacer les français. Ils voyagent deplus plus de 3 ans!  Ils sont tous des voyageurs aguerris avec qui il est agréable de discuter.

Le site d’Anne et Olivier

Le site de Jacques et Cathy

Le site de Christa et Johann

Le site de Melanie et Werner

Le camping Rio Formoso à Bonito
Le camping Rio Formoso à Bonito

En terminant, voici quelques-uns de nos « meilleurs » récapitulatifs…

À visiter en famille

  • Isla de la plata, Équateur. On la surnomme les Galápagos des pauvres. On peut y voir, entre autre, les fous à pattes bleues.
  • Morelia, Mexique pour y voir les papillons monarque qui ont migré du Canada.
  • Punta Arenas au Chili pour voir les pingouins de Magellan
  • Puracé en Colombie pour voir l’écosystème páramo et ses vaches laitières
  • Jaco au Costa-Rica pour les plaisirs de la plage, du surf et des couchers de soleil!

    Isla de la Plata, Équateur
    Isla de la Plata, Équateur

 

Vie des gens riches et célèbres

  • Visiter Buenos Aires avec des $US comptant dans les poches
  • Faire une croisière autour de l’Amérique du Sud en ayant magasiné sur vacationtogo.com
  • Voler en Première classe sur LAN en ayant magasiné sur Priceline
  • Dormir au Casa Andina à Lima gagné sur Sky Auction
  • Aller passer 24h à Foz d’Iguazu en partant de Buenos Aires en avion, un petit tour au-dessus des chutes, un taxi à notre entière disposition et la visite des chutes du côté Argentin puis Brésilien…an et prendre l’avion à la fin de la journée pour se rendre à Rio.

    Notre vol vers Santiago en première classe. LIT INCLUS!
    Notre vol vers Santiago en première classe. LIT INCLUS!

Aventure

  • Escalade et randonnée à Moab au Utah
  • Trek vers la Ciudad Perdida en Colombie
  • Rafting à Tena en Équateur et balade dans l’Amazonie
  • Ascension du volcan Purace en Colombie
  • Cuire des guimauves sur les cendres du volcan Pacaya à Antigua au Guatemala

    Terrain de jeu à ciel ouvert... Moab, Utah
    Terrain de jeu à ciel ouvert… Moab, Utah

Romantique

  • Montevideo en Uruguay et sa fontaine de l’amour où l’on peut y cadenasser notre amour!
  • Memphis aux USA et se balader à Graceland en écoutant Elvis Presley!
  • Salento en Colombie et déguster un café frais moulu par leur ambassadeur Juan Valdez!
  • Ushuaia en Argentine… petite ville du bout du monde! Genre St-Sauveur ou Knowlton!
  • Tigre en Argentine, près de Buenos Aires où l’on vogue dans le delta du rio de la Plata!

    Fontaine de Montévidéo
    Fontaine de Montévidéo

Bouffe

  • Chicha morada du Pérou, breuvage de maïs mauve!
  • Fruits frais… surtout des mangues de le long de la Panamericaine
  • Yuca avec sauce à l’ail et poulet à David au Panama
  • Parilla de steak partout en Argentine
  • Platano (banane)… surtout en Colombie mais l’essentiel, c’est que ça soit frit et bien salé!

    L'Amérique du sud en mangeant!!
    L’Amérique du sud en mangeant!!

 

Bikini mini

Rio et le Brésil sont réputés pour leurs plages et…on doit l’avouer, les fesses à l’air! Les filles vont à la plage en bikini…brésilien. La particularité c’est la culotte. Oui, ça peut-être du « fil dentaire ». Ils appellent vraiment ça comme ça. Ce qui est plus joli ce sont ceux avec un peu plus de tissu…mais moins que les nôtres. Bon. Il faut comprendre que TOUTES ont le droit de porter ces maillots. Pas de discrimination et pas de complexe non plus. En tout cas, moi j’en ai plus. Grosses, petites, plates, molles, bombées, blanches, rouges ou bronzées, il y en a pour tous les goûts. Ceci dit, notre préférence s’est arrêtée sur les joueuses de volleyball. Voir autant de fesses surprend au début mais on finit par s’habituer. Surement comme les chevilles à une certaine époque!

Bikinis de volleyball
Bikinis de volleyball

On nous disait que les brésiliens sont fans de chirurgie esthétique. On peut surtout confirmer, à notre grand étonnement et bonheur, qu’ils sont adeptes de la forme physique. Peut-être que c’est dans un but d’apparence plus que de santé mais c’est une situation où la fin justifie les moyens. Les filles aiment les leggins colorés et multicolores. Les gars aiment se promener en « chest ». Tous aiment les souliers de course qui flashent…style Noosa ou Kayano. Ça se vend près de 400$ ici!!! Et dire qu’on se plaint du prix chez nous.

Nous en profitons pour vous partager notre article concernant le voyage et la forme, deuxième collaboration avec le site moimessouliers.org. Cette fois-ci, nous parlons justement des stations d’exercice en plein air très populaires à Rio.

Nous passons quelques jours de plus à Rio. Nous demeurons dans la Favela Cantagalo. Coincé entre Copacabana et Ipanema! Une fois notre peur surmontée, on apprécie le quartier. C’est la vraie vie. C’est ce qu’on aime voir quand on voyage. On mentirait de vous dire qu’on dort bien. Le bruit est assez impressionnant. C’est ça vivre collé sur son voisin sans trop de règles. La vue de la terrasse le matin nous fait oublier le chaos de la nuit précédente.

Les favelas sont construites par leurs habitants sans trop de restrictions.
Les favelas sont construites par leurs habitants sans trop de restrictions.

Notre route de retour vers la voiture passe par Sao Paulo. MEGAPOLE!! Ouf, la ville est un vrai labyrinthe. Par chance, elle est équipée d’un métro en mesure de servir une population de plus de 19 millions de personnes!! Certains charmes de la ville incluent sa population asiatique et le shopping à la « canal street de New York ». On dit que la ville a plus de 14 500 restos. Avec un coût de la vie qui ressemble aussi à NY, les voyageurs à long terme comme nous doivent malheureusement s’abstenir.

Sao Paulo...et les importations chinoises!
Sao Paulo…et les importations chinoises!

Après 10 mois de voyage, voici quelques-uns de nos « tops ». Dites-nous les sujets de tops qui vous intéresseraient pour notre prochaine édition?

Sites archéologiques

Copan, Honduras
Copan, Honduras

 

  1. Copan, Honduras
  2. Ciudad Perdida, Colombie
  3. Teotihuacan, Mexique
  4. San Agustine, Colombie
  5. Le Pérou!! Avec la vallée sacrée, le Machu Picchu, Caral, Chan Chan…

Bouffe dégeux

Les vers blancs cuits à l'étuvée avec têtes de violon
Les vers blancs cuits à l’étuvée avec têtes de violon

 

  1. Gusano (gros vers blanc) en Équateur
  2. Cuy (cochon-dinde) au Pérou
  3. Tête de poulet (ou patte, organes divers…) dans la soupe au Pérou
  4. Boudin argentin avec poils et chunk non identifié
  5. Soupe aux patates déshydratées de la Bolivie

Bucketlist

Mario, ami d'Ade était notre pilote d'avion
Mario, ami d’Ade était notre pilote d’avion

 

  1. Faire un tour d’avion au-dessus Moab, dans le lit du Colorado,  « entre amis »… RIP Mario Richard
  2. Mettre les pieds à Ushuaia, la « fin du monde » et passer dans le canal de Beagle en bateau
  3. Traverser son auto du Panama à la Colombie… et conduire de Montréal jusqu’au Brésil
  4. Se rendre au Machu Picchu après 5 jours de marche en passant par Salkantay
  5. Prendre un Caipirinha au Copacabana Palace à Rio

Immersion

Chicken bus au Guatemala
Chicken bus au Guatemala

 

  1. Écouter la série télé de Pablo Escobar (100 épisodes) en espagnol décrivant la vie du célèbre narcotrafiquant Colombien.
  2. Manger le menu du jour en n’ayant aucune idée de ce que ça sera.
  3. Prendre les « chicken bus », petits combis et bus avec tous les locaux
  4. Acheter le journal local, le lire et jaser d’actualité avec nos rencontres
  5. Écouter les matchs de soccer au dépanneur du coin

Couchers de soleils

San Juan del Sur, Nicaragua
San Juan del Sur, Nicaragua

 

  1. Mazatlan, Mexique
  2. Minca, Colombie
  3. Valparaiso, Chili
  4. San Juan del Sur, Nicaragua
  5. Tamarindo, Costa Rica

Et une correction au top 5 précédent… La plage du Decameron au Panama

Plage de Farallon au Panama
Plage de Farallon au Panama

 

Mission B.A.

On quitte Tarija, le vignoble Bolivien pour atteindre la frontière Argentine. On a bien sûr échangé quelques dollars américains pour des pesos Argentins avant de s’y pointer. Le taux est de 8.8 pesos pour un dollar… plus de 3 pesos que le taux officiel. Le $US est toujours aussi en demande!!

C’est la fin de la Cordillère des Andes et du froid. Dès notre entrée en Argentine, on dort dans le SuzuCamp. Les campings municipaux y sont nombreux et bien aménagés. De plus le soleil est au rendez-vous!

Partis pour 700km, on se retrouve bloqués après 350km au milieu de nulle part pendant huit heures sur la route Trans-Chaco. Une communauté de cette région désertique est toujours en attente de revendications passées?!

Top 5 : On s’était ennuyé de ça…

  • Camping municipaux à 5$ avec eau chaude,
  • Le vin à bon prix, la Quilmes, l’eau minérale, le bon café et les medialunas,
  • Le ‘’blue’’, taux de change sur le marché noir à 8.8 pesos pour 1$ US au lieu de 5.5 pesos!
  • Les Ford Falcon,
  • Le transport en commun à prix ridicule, 20 cennes pour un trajet à Buenos Aires.

Top 5 : On ne s’était PAS ennuyé de ça…

  • Les manifestations qui briment notre vie,
  • Les chiens en liberté et leur merde,
  • Les files d’attente un peu partout,
  • L’attitude hautaine de plusieurs à Buenos Aires,
  • Les prix plus élevés pour les étrangers

On nous laisse repartir vers 22h et nous sommes à la recherche d’un endroit pour dormir. Pas facile à trouver à cette heure.

Une couple d’heures plus tard, on aperçoit enfin une station-service qui semble héberger quelques semi-remorques. Le pompiste, buvant son maté, nous offre de dormir et en échange d’un plein d’essence… Disons que c’est plus rassurant d’essayer de dormir là que sur le bord de la route. On installe les rideaux et Buenas noches chicos!

Debout vers 7h, on brasse un café sur le capot du bolide et on repart avec un sac de pan al queso

Il fait beau et chaud dans cette région désertique et tropicale à la fois. On est heureux et on se remémore les souvenirs du froid qui sévissait dans les Andes. La tuque, les gants, les douches fraîches, le frimas sur les fenêtres du train…

Rendu à Resistencia, le camping municipal est parfait. Douche chaude, parilla, site ombragé, lac et à seulement quinze minutes de marche du centro!! Perfecto!

On est rendu dans la ville qui nous permettra de stationner le bolide pour quelques semaines et se rendre à Buenos Aires pour accueillir mes parents!!

On fait le trajet Resistencia-B.A. en bus de nuit. Douze heures plus tard, on se réveille à la gare Retiro! On saute dans le metro pour prendre possession de notre chambre au OWN dans Palermo. Vive Sky Auction!!

On se rend aussitôt dans le Micro Centro sur la calle Florida pour échanger quelques dollars US pour des pesos Argentins. Encore un bon taux, soit 8.65 pesos pour un dollar US!!

On redécouvre avec joie les quartiers de Buenos Aires, ses buveurs de maté, ses restos, ses artistes, ses cafés et medialunas

Quelques jours plus tard, on prend possession de l’appartement dans Tribunales qui nous servira de repère pour la prochaine semaine avec mes parents!! C’est le même appartement qu’on avait loué avec les parents de Marie-Anne au mois de mars dernier. Si vous allez à Buenos Aires, on vous recommande grandement cet appartement!

Le lendemain, debout à 4h30, on se rend sur l’Avenue de Mayo pour embarquer dans le bus 8 qui nous emmènera à l’aéroport où l’on accueillera mes parents à 7h!

Comme convenu, ils se pointent… on essuie nos larmes, on embarque dans notre taxi et commence une escapade de près de deux semaines qui nous permettra de faire découvrir B.A., les chutes d’Iguaçu et Rio de Janeiro!!

En rafale à Buenos Aires: la plus grande avenue du monde :9 de Julio, l’Obélisque, la calle Florida, Tigre, la Casa Rosada, le steak et le vin argentin, les cafés chics, le tango, la Boca et Maradona, San Telmo et Mafalda, le Tetro Colon et les Noces de Figaro

teatro colon
teatro colon

Puis on prend l’avion (grand luxe pour nous) et on visite les sites argentin et brésilien des chutes d’Iguazu/Iguaçu!

On reprend l’avion pour Rio et ses plages de Copacabana et Ipanema, le sable qui rappelle la cassonade, le Pan de Açucar, le Christo Redendor, Santa Teresa, les favellas de Rocinho et Cantagalo…

Merci encore d’avoir fait vos valises et d’être venus nous voir durant l’hiver en Amérique du sud!!!!!

M&M

Depuis notre départ…

On a quitté Montréal le 3 novembre 2013,

Ça fera bientôt huit mois que nous sommes sur la route,

On a roulé plus de 23 000km avec notre bolide,

On a douze nouvelles estampes de pays dans notre passeport,

Visser les pentures
Fabrication du Suzucamp

 

Surprise

Il est possible de voyager sans se faire voler,

C’est en Colombie que l’on retrouve les forces de l’ordre les plus aimables!!

On a eu la chance (et aura) de voir de la famille et des amis régulièrement,

Delicate Arch
Adeline à Delicate Arch

 

Pierre et Claire au Double Arch
Pierre et Claire au Double Arch

 

La grande vie!
La grande vie!

 

Gratte-ciels de Panama city
Gratte-ciels de Panama city

 

On a eu la chance de faire une croisière,

On a même contourné la pointe sud de l’Amérique,

Au moins il y en avait un qui faisait la vedette
Au moins il y en avait un qui faisait la vedette

Il est possible d’écouter la radio de Montréal (et le hockey) à partir de n’importe où,

 

Bouffe

Le café Colombien est vraiment exceptionnel,

Le blé d’inde est utilisé partout, partout, partout,

La patate est aussi utilisée tout partout,

Une soupe vient toujours avec une pièce de l’animal qui a servi de base,

Les œufs ne sont jamais au frigo,

Le poulet, sous toutes ses formes, est disponible partout, partout, partout,

Les jus de fruits sur la rue sont toujours très bons,

Les kiosques de nourriture de rue rendent plus heureux que malade,

Papas...un peu gras mais tellement bon!
Papas…un peu gras mais tellement bon!

 

Un épi de maïs mauve est toujours surprenant à voir,

La bière est universelle,

Mc Do offre le café et la crème glacée les plus abordables,

La canne à sucre occupe encore une grande part de l’agriculture et le l’alimentation,

 

La route

La Chevette et La VW Beetle roulent encore sur les routes,

Il faut payer son passage sur toutes les autoroutes,

C’est au Mexique que le voyage en auto coûte le plus cher,

Et en Équateur que ça coûte le moins cher,

Une copie couleur de votre passeport fait le travail dans beaucoup de situations,

Les mécaniciens automobiles sont aussi fiables que les nôtres,

Una nueva rotula en Loja, Ecuador!
Una nueva rotula en Loja, Ecuador!

 

 

Argent

La devise américaine est encore et toujours très utile à avoir en sa possession,

Les billets costariciens ornés d’animaux sont les plus beaux,

On trouve toujours un guichet automatique pour renflouer nos poches,

 

Les fameux pesos argentins
Les fameux pesos argentins

 

Culture

Le soccer est sans contredit le sport le plus populaire,

Lionel Messi est la figure sportive la plus utilisée dans le monde médiatique,

Le piéton n’a jamais priorité sur la rue,

Les gaines de corps sont encore très populaires,

Un bébé est très confortable attaché dans le dos de sa mère à l’aide d’une pièce de tissu,

Les femmes sont en ville... pour aller au guichet
Les femmes sont en ville… pour aller au guichet

 

Beaucoup de femmes travaillent au champ avec un bébé sur le dos,

Les chapeaux servent uniquement à se protéger du soleil et non d’artifice mode,

La langue espagnole est facile à comprendre,

Les sous-titres en espagnol sont très utiles pour apprendre la langue,

Muchas gracias ouvre facilement une foule de portes,

La corruption existe dans tous les pays,

 

Question existentielle

Doit-on encourager les enfants qui vendent un cirage de chaussures sur la rue?

 

Trucs du voyageur

Un kit à café soluble est fort réconfortant au lever,

L’internet est un outil incroyablement utile et Mc Do offre souvent une bonne connexion Wi-Fi,

Ne partez pas sans une corde à linge dans votre valise,

Notre Suzucamp "dans la chambre"
Notre Suzucamp « dans la chambre »

 

Un bâton de marche est très efficace pour éloigner les malfaiteurs,

 

Aussi

Les cordonniers sont pour la plupart très fiables,

Les réparateurs de montres aussi,

Et les exemples de débrouillardise du peuple sont quotidiens.

Sacs à dos ingénieux
Sacs à dos ingénieux

 

 

Hasta luego!

La Grande Traversée : Rosario, Cordoba , Mendoza, les Andes et Santiago

Quitter Buenos Aires n’est pas une simple tâche. La ville est si agréable et surprenante qu’il  faut se faire violence pour reprendre notre sac à dos et s’acheter un billet de bus qui mène à Rosario. On la quitte à regret mais avec une envie de voir autres choses…

Au fait, notre itinéraire va comme suit; C’est une traversée d’est en ouest. On commence par Rosario, on se rendra ensuite à Cordoba pour aboutir à Mendoza d’où nous partirons pour traverser les Andes et se retrouver à Santiago au Chili. Un beau projet qui nous permet de traverser l’Amérique du Sud de l’Atlantique au Pacifique!!

Au passage, on en profite pour vivre dehors. C’est-à-dire que nous faisons du camping. On profite du début de l’automne austral pour être en contact avec la nature de l’Argentine. On peut se faire des feux pour cuisiner et déguster steaks et vin Argentin au quotidien!!! Un bien beau plan… lorsqu’il ne pleut pas!!

Qui dit automne, dit pluie. Et bien, la maxime fut respectée! On a eu droit à un épisode de pluie à Rosario, un à Cordoba et une couple à Mendoza. Notre tente et la bâche qui la recouvre ont fait le travail. On a dormi au sec tout au long de ces dix-huit nuits de camping.

Évidemment, on dort avec nos manteaux, nos bas et notre tuque (parisienne pour Martin) car les nuits sont fraîches, entre 5 et 10 degrés! On n’a jamais pensé que nous allions faire face à ce genre de température. On est content de pouvoir utiliser notre sac de couchage commercial! Vous savez lorsqu’on couche à deux dans le même !!

Notre instalation à Rosario avec notre chien de garde
Notre instalation à Rosario avec notre chien de garde

Top 5 : Rosario

  1. Avoir un ami/gardien de sécurité chien à notre camping municipal
  2. Avoir un bus « expresso » qui relie la ville de Rosario et notre banlieue où l’on campe
  3. Découvrir une façon de cuisiner minimaliste : parilla sur tôle ondulée et assiettes d’écorce commanditées par Alcan…
  4. Découvrir les boulevards grandioses même si Rosario est une ville relativement petite… et se balader sur les nombreuses rues piétonnes
  5. Monument à la bandera(drapeau) Argentin, ville natale du fameux joueur de foot Lionel Messi et de Ché Guevara

Poche : Aller à la tour de la bandera, jour après jour, pour se faire dire que demain matin l’observatoire sera ré-ouvert!

Superbe grand magasin Falabella
Superbe grand magasin Falabella

Top 5 : Cordoba

  1. Feria artisanale internationale… immense Salon des Métiers d’Arts au 1/10 du prix. On a même eu un billet d’entrée moins cher que les locaux étant donné qu’on était des étrangers! C’était bien la première fois que ça nous arrivait…normalement on doit payer un suplément.
  2. La place Bon Pasteur et l’ambiance d’étudiants sur le party… il y a 7 universités à Cordoba. Le grand héritage Jésuite avec ses églises, cryptes, universités et ses rues piétonnes…
  3. Vivre de soir… oui, oui, vous avez bien lu, on a vécu de soir : typiquement on soupe à 21h et on se couche vers 1h am.   Il faut comprendre que si l’on mange à Cordoba, c’est minimum une sortie du resto à 22h… après, pour se rendre à notre camping en banlieue de la ville, on attend le bus une trentaine de minutes, une heure de trajet et ensuite un autre 40 minutes de marche. On a beau vouloir se coucher tôt…À quelques jours de notre départ, on découvre finalement un resto près de notre camping. Il sert aussi de dépanneur. Ils sont bêtes au début mais on finit par les apprivoiser. On mange de très bonnes pâtes et on boit du vin au prix de l’épicerie à seulement vingt minutes de marche de notre tente!
  4. Visiter Alta Gracia, banlieue de Cordoba avec son héritage jésuite et la maison d’enfance du Che… en apprendre plus sur lui, en tant que fils de famille fortunée, souffrant d’asthme, de grand voyageur, d’homme marié/divorcé/père de 5 enfants avec 2 femmes différentes et utilisant de faux passeport pour aller faire la révolution en Afrique et en Bolivie (après Cuba!).
  5. Visiter le musée à la mémoire des quelques 30 000 disparus suite au coup d’état de 1976. Malheureusement, à cette époque les dirigeants ont décidé de faire disparaître tous les indésirables. C’est-à-dire, les leaders de mouvement à tendance socialiste, communiste… et leurs supporteurs. De là, l’existence des Mères de la place de Mai.

    Nos amis les chiens!
    Nos amis les chiens!

Poche : La quantité de chiens au camping…dont une femelle qui vient d’accoucher de bébés mais qui a une infection à l’oreille. Odeur infernale. Elle se cache dans les douches. Je ne peux pratiquement pas me laver. J’ai le cœur qui me lève. Finalement, le jour de notre départ, ils appellent un « vétérinaire » qui viendra lui faire une opération.

ah les Jésuites...
ah les Jésuites…

Top 5 : Mendoza

  1. Se payer le luxe d’une excursion en haute montagne : WOW! Villavicencio, Uspalatta, Cerro de los siete colores, Puente de l’Inca, l’Aconcagua, Le Christo Redendor, les neiges éternelles…
    Le Puente del Inca
    Le Puente del Inca

  2. Les 5 grands squares de la ville délimitant son centre.
  3. Les arbres matures qui couvrent d’ombre les rues de la ville.
  4. La ville qui était un désert est complètement irriguée par un système de canaux ingénieux.
  5. Visite de deux vignobles et d’une oliveraie : Une autre belle leçon d’espagnol!!!
    Bodega Lopez
    Bodega Lopez

Poche : Notre camping… il a un beau potentiel mais les dirigeants sont constamment assis à boire du maté. Gardien de nuit absent, la clôture est fermée à notre retour vers 22h?? Alors on doit faire une cascade pour entrer. Les bus qui passent devant nous sans arrêter à l’entrée du camping. Les employés du camping ne connaissent pas les horaires de bus. Les chauffeurs qui ne font rien pour nous aider même si on les questionne (quel bus prendre, où attendre etc.) Finalement, la cerise sur le sundae! Durant notre dernière nuit, on se fait réveiller vers 4h car on croit entendre un coup de feu. Quelques instants plus tard, notre tente est accrochée au passage par quelque chose qui court très vite. On est totalement sous le choc… On sort en criant avec nos bâtons et poivre de cayenne… Deux piquets sont arrachés du sol.

Le gardien nous annonce alors qu’il y a eu un meurtre dans le parc??!! Un meutre dans le parc! Super le fun!! La police qui patrouille sans cesse autour du camping n’est pas trop rassurante. On fait allumer les lumières du terrain. Nous espérons que c’est un des chiens du camping qui a accroché notre tente en pleine nuit et non un meurtrier qui s’échappe.

Disons qu’on n’a pas vraiment dormi.  On ne peut s’empêcher de penser que c’est un des meutriers en cavale qui a accroché la tente en tentant d’échapper à la police. On n’a jamais eu aussi peur de notre vie et jamais aussi été heureux d’avoir deux billets de bus pour le Chili le lendemain matin à 9h!!!

Meutre près de notre site de camping...super le fun!
Meutre près de notre site de camping…super le fun!

Don’t cry for me Argentina y Hasta Luego…

Quant au trajet Mendoza-Santiago, on est obligé de le faire de jour. En effet, la route des Andes va vers le Chili de jour et vers l’Argentine durant la nuit. Évidemment, les douaniers Chiliens procèdent à une inspection complète du bus, des bagages, des passagers… bref, trois heures plus tard on emprunte la route composée de 26 épingles pour rejoindre le fond de la vallée qui nous mène enfin à Santiago!! 10 heures de route PANORAMIQUE!! WOW!!!

Top 5 : Santiago

  1. Le musée à la mémoire des disparus sous le régime de Pinochet. Émouvant.
  2. Les cerros Santa Cristobal et Lucia qui offrent une vue de la ville et des Andes à couper le souffle.
  3. Le mote con huesillo, breuvage aux pêches agrémenté de grains de blé germés. Rafraîchissant et nourrissant!!
  4. Les rues piétonnes et le parc qui s’étire tout au long du fleuve Mapocho
  5. Les cafés Haïti; les Hooters du café… de jeunes femmes vêtues de robes courtes, talons hauts et collants vous servent un café savoureux au comptoir!!! Évidemment, les hommes y sont en grande majorité…

Poche : Le smog de Santiago est tellement présent qu’il prend directement aux yeux??? En fin de journée, les yeux nous rougissent et on ne voit plus les Andes à l’horizon. On ne voit les Andes que durant la matinée…

Smog de Santiago!
Smog de Santiago!

 

Au sommet du Cerro San Cristobal avec une vue sur la ville de Santiago
Au sommet du Cerro San Cristobal avec une vue sur la ville de Santiago

Buenos Aires…l’Europe en Amérique du sud et le blue!

Top 5 : Marvilloso a Buenos Aires

  1. Marcher sur les grandes avenues à admirer l’architecture et les monuments. On se croirait en Europe.
  2. Visiter le Teatro Colon et avoir la chance d’assister à une répétition. On a droit à une pièce complète jouée par l’orchestre philarmonique de Buenos Aires. C’était beau…quasi irréelle d’être dans la loge centrale de ce théâtre grandiose avec plus de musiciens que de spectateurs.
  3. Flâner dans le quartier Palermo…c’est leur coin branché style Outremont. Déambuler dans le Madero, qui ressemble (un peu plus hot quand même) à notre canal Lachine. Se balader en bateau-taxi à Tigre, une ville avec des quartiers résidentiels bâtis à même les bras de terre du Delta  (un genre de Venise…en campagne).
  4. Se déplacer avec le bus de la ville… une fois qu’on a compris comment la bible des trajets fonctionne, on peut aller n’importe où sans attendre car il passe un bus aux minutes!
  5. Cafe y medialunas : Une habitude bien ancrée dans la vie des Argentins est de prendre un café et deux mini-croissants. On sert généralement un verre de jus d’orange ou d’eau gazéifiée avec ce duo. Ça se consomme tout au long de la journée. Vers 16h, on voit très bien que plusieurs clients viennent de terminer leur sieste. Ça permets de patienter jusqu’au souper qui aura lieu vers 22h. Certains préfèrent les tostados. Ça peut soit être une version de notre « grilled cheese » à trois tranches de pain très mince parfois avec jambon. D’autres préfère étendre du dulce de leche, un genre de caramel qui goûte un peu le sucre à la crème. C’est un peu comme s’ils déjeunaient deux fois par jour!

 

Top 10 surprenant (on ne pouvait pas réduire à 5)

  1. Buenos Aires a 7 équipes de soccer!
  2. Au guichet, on ne peut que retirer l’équivalent de 200$ avec des frais de 4$. Le taux de change officiel pour le peso argentin est 5,15$ US. Le blue est bien différent. C’est le taux de change du marché noir. Il est même publicisé dans les journaux!  C’est le taux qu’on peut avoir en visitant les bureaux illicites (ou certains dépanneurs, restos, pharmacies etc.). On se fait solliciter constamment sur la rue. Le hic, ça prend des dollars américains dans ses poches. Merci à Bernard et Louise de nous avoir vendu leurs billets verts sinon, il est impossible de s’en procurer. Ce n’est pas compliqué, à notre arrivée, on pouvait avoir 7 pesos pour 1$… quelque semaines plus tard, on a eu 8,10!! Certains économistes prévoient même qu’il se rende à 12 d’ici la fin de l’année. Les Argentins ont une économie très contrôlée… et le ministère des finances (aussi connu sous le nom de ministère des dépenses) trouve des façons farfelues de « gérer » la valeur de leur devise. Entre autre, les entreprises doivent avoir une balance équilibrée… autant d’imports que d’exports. Si ton entreprise fabrique des tracteurs et que tu dois importer des pièces, tu devras exporter quelque chose, comme par exemple, des crevettes!! Ce n’est pas très bon pour la compétitivité des entreprises!
  3. Ils passent leurs files de câble à l’extérieur des édifices. Ça fait des méchants spaghettis.
  4. L’artisanat : leurs marchés sont superbes. Il y en a beaucoup et ce qu’ils font est vraiment beau et original. C’est notre salon des métiers d’arts à longueur d’année…en plein air et, au quart du prix.
  5. La culture du polo est très présente. Ça va certainement avec l’importance qu’est donnée aux classes en Argentine et la très grande différence entre la richesse des uns et la pauvreté des autres.
  6. Le nombre exagéré d’employés dans les boutiques… Ça déborde et ce n’est vraiment pas efficace. La pause est très à la mode. C’est aussi le cas pour les employés municipaux, les services de transport etc.
  7. Les restos se remplissent à 11h le soir.
  8. La vente d’articles de luxe usagés: montres, bijoux, meubles, lustres, argenterie etc. Ils ont été riches, plusieurs ne travaillent pas et se sont tellement fait dévaluer leur fortune (de plus de 40% du jour au lendemain en 2001), qu’ils doivent vendent l’héritage familial.
  9. Le maté, c’est un genre de thé amer. C’est la boisson nationale! Ça se boit dans une calebasse (courge séchée) avec une bombilla (paille /filtre d’inox). La particularité c’est qu’on doit le préparer constamment. Donc, il faut aussi transporter le thermos d’eau chaude et sans cesse verser de l’eau, pratiquement gorgée par gorgée.
  10. L’horaire typique de l’Argentin : Il se lève vers 7h car il travaille à 8h ou 9h. Vers 13h, il va luncher et ira faire la sieste vers 15h. Évidemment, tout est fermé entre 13h et 16h. Vers 17h, il repart au travail et termine vers 20h pour aller souper vers 22h.  D’autres ont la chance de se retrouver, à toutes heures du jour, entre amis dans un parc pour le maté. Des vendeurs itinérants vont à travers les attroupements pour offrir du gâteau, de la tarte, des biscuits faits maison. C’est l’économie au noir.

Top 5 Ordinario

  1. Les Argentins sont gentils en général mais si tu ne demandes pas, tu n’auras pas. Ils ne font pas « l’extra mile ». Nous avons eu, à plusieurs reprises, de mauvaises expériences dans les bureaux de tourisme.
  2. Il y a des files partout et les gens semblent être résignés. Ils attentent en ligne pour payer leurs factures car ils ne mettent pas leur argent à la banque. Ils peuvent ainsi éviter les règlements de retraits. Il n’est pas intéressant d’épargner car l’inflation est trop importante.
  3. Les piétons n’ont pas priorité : JAMAIS. Même quand la lumière est verte, on doit attendre qu’il n’y ait plus de voiture. Les chauffeurs, surtout ceux de bus, semblent prendre plaisir à chasser les piétons de la rue.
  4. C’est difficile de dormir à BA. Il y a beaucoup d’action le soir (nuit!). Ils ont la mauvaise habitude de casser leurs bouteilles de bière dans la rue. Vive nos canettes!
  5. Les écarts importants de richesse…Il y a beaucoup de monde qui dors dans les pars. Ça semble être autorisé ou toléré. Ils ont aussi une gestion déficiente des déchets. Les robineux (et il y en a en masse!) vident les conteneurs pour retirer bouffe mais surtout carton et autres items recyclable ou même réutilisables. On voit souvent des gens vendre toutes sortes d’objets usagés sur le trottoir.

Vie de crucero!

Dès notre arrivée au port d’embarquement, on nous met au pas…ou à la file. Deux heures d’attente pour l’embarquement. Ce sera le thème de fond de cette odyssée de 13 jours.

Voici notre itinéraire représenté sur la carte :

L'itinéraire de notre croisière
L’itinéraire de notre croisière

Top 5 : Agréable en croisière

  • Couvrir plus de 8000km de territoire en 13 jours sans avoir à se soucier de la route, des douanes, des trous, de la police…ou de se trouver de l’hébergement, un resto ou de l’essence. C’est la GRANDE GRANDE vie. On se réveille le matin et on a fait près de 300 km!
  • Aller à la Thalasso tous les jours : On a pris cet extra par crainte d’avoir à se battre pour des chaises à l’extérieur à la piscine. On ne savait pas jusqu’à quel point on faisait une bonne affaire car la seule journée possible pour se baigner était celle à notre départ… y faisait trop frette pour rester à l’extérieur.
  • Se faire servir le café et les fruits à la chambre en guise de réveille-matin. La liberté et le luxe de manger ce qu’on veut…quand on veut! Petit cornets de crème glacée, bouffe indienne, wok et table privée au souper.
  • Retourner à l’entraînement dans un gym full equipped! Ça fait changement car il faut oublier la course. La piste de « marche » sur le pont mesure 150m! Il faut faire 7 tours pour faire 1km et il vente à écorner un bœuf! Et pour les tapis roulant au gym…il faut faire LA FILE en plus de gérer la houle. Vivement l’elliptique!
  • Avoir une foule de divertissements disponibles : films « en plein air »  avec couvertures et popcorn, casino, spectacles, bingo, encans d’art, danse (on regarde et on est impressionnés des asiatiques qui savent très bien danser.)

Top 5 : « bof »

  • La file, la file et encore la file… spécialement pour sortir et entrer du bateau, mais aussi au service à la clientèle, au buffet…
  • Durant notre croisière, quatre personnes sont mortes sur le bateau. Rien pour faire le 24 hours Mystery… avec une population d’âge moyen de 70 ans, on imagine que c’est normal. Crise cardiaque pour la plupart.
  • La télé sur le bateau était nulle! On n’avait que des postes de nouvelles américains. On s’est « passioné » pour l’histoire de Jody Arias. Il n’y avait rien que ça. Même le film gratuit se répétait aux 2 jours. OUF. Tout pour qu’on achète les films du « pay per view ».
  • En 4e et 5e position: Les retards…et les temps très limités de visite lors des arrêts. Typiquement, nous arrivions à notre destination une heure en retard…puis c’est le processus de désembarquement. On a deux situations, soit on est au quai, soit on doit utiliser les ‘tenders’ (bateaux de sauvetage). Habituellement les quais sont moins pénibles, à moins que, comme à Buenos Aires, qu’on doive prendre une navette pour sortir du port.  Pour les ‘tenders’, il faut se lever à 5h30 am et faire la file pour avoir un « sticker » numéroté avec le ‘tender’ qui nous est attitré. Bien sûr, il se peut qu’on attende 1h30 même si on a le sticker #2… les gens qui ont des excursions achetées via la croisière ont priorité sur tout le monde et les VIP (ceux qui voyagent souvent avec Carnival) aussi! On réussit alors à sortir à 9h  et l’heure de retour sur le bateau est 16h! Ça ne fait pas long de temps libre. Et là, quand on attend depuis une heure pour revenir sur le bateau…on voit finalement les bus d’excursions arriver! FRUSTRANT.

Notre premier arrêt est à Puerto Montt au Chili.  Il pleut mais ça importe peu car on est en excellente compagnie. C’est l’Anniversaire de Mariage de Louise et Bernard! 40 ans!! Ils sont venus nous rejoindre de l’Argentine pour célébrer.

Nous passons ensuite par le Détroit de Magellan… comme une croisière dans les fjords du Saguenay. Le bateau s’insère entre les montagnes rocheuses qui bordent ce bras de mer… Spectaculaire!

Punta Arenas et les Pingouins! Belle ville. Plusieurs banques…riches éleveurs de moutons. On a la chance de visiter une aire protégée où les pingouins de Magellan mettent bas. Toujours impressionnant de voir ce genre d’oiseau qui nage mieux qu’il marche et certainement mieux qu’il vole!! Il se cache dans des terriers comme nos siffleux?! Évidemment, ils retournent à la mer pour s’alimenter.

Le canal de Beagle ou canal de Darwin… on y voit des glaciers. On navigue dans des couloirs très serrés et on aperçoit ces jetées de glace qui semblent déborder de la montagne. Couleur bleutée, l’eau qui s’en échappe contraste avec l’eau salée de la mer. On nous confirme toutefois que l’Alaska est plus spectaculaire au niveau des glaciers.

Nous arrivons à Ushuaia vers midi. Elle se surnomme le bout du monde ou la porte de l’Antarctique. Ville de bord de mer avec les montagnes comme panorama…très belle carte postale! On marche jusqu’au glacier Marcial…toute une expédition. Près de minuit, on repart mais c’est déjà l’automne alors la clarté ne tient pas jusque-là même si nous sommes au 55ième parallèle.

Lendemain matin, c’est le jour tant attendu par plusieurs. C’est le passage du Cap Horn ou ‘U turn’ pour ceux qui font la croisière de Los Angeles à New York. Nous ne faisons que 13 jours de cette croisière qui en prend 48!! On a de la difficulté à évaluer la hauteur des vagues mais ça brasse à souhait! La visibilité est plutôt nulle, il vente tellement que le bateau penche sur sa gauche brusquement et les piscines se vident de leur contenu??!! On vas-tu couler? Ben non!! Un peu épeurant! Il y a un autre bateau de croisière qui lui attend à l’abri d’une île. On ne pourra pas voir le phare du cap Horn mais la météo nous a fait comprendre que de contourner la pointe de l’Amérique du Sud n’est pas de la tarte! Imaginez au temps des galions du 18ième siècle.

Le prochain stop se fait à Puerto Madryn… On retrouve Bernard et Louise qui nous attendent avec une voiture et un lunch. On a la chance de se rendre à la péninsule de Valdès.

Quatuor à Puerto Madryn
Quatuor à Puerto Madryn

Collaboration spéciale de Lumberjack :

On s’est retrouvés ce matin vers 8h au bout du quai. Nos projets de la journée: aller faire le tour de la Péninsule Valdés. La température, quoique nuageuse, est tout de même clémente. On se déplace donc vers l’entrée du parc, site naturel protégé de l’UNESCO.

Il a plu abondamment durant les deux dernières journées et une rumeur circule sur le bateau que certaines routes sont fermées.  Effectivement, à la guérite du parc, on nous annonce qu’il n’est pas possible de faire le tour de la péninsule car la pluie a rendu les routes impraticables. Le plus loin qu’on peut aller est au petit village de Piramides. On nous demande si l’on veut tout de même payer le 20$ de coût d’entrée par personne. Si,si!

Après un court arrêt au centre d’interprétation de la péninsule de Valdés, on se dirige vers Piramides. C’est un petit village de touristes au fond d’une baie ensablée avec la rue principale en pavés unis! On quitte le village en voulant vérifier si les dires de routes bloquées sont bien vrais. À moins de 500 mètres de la sortie du village, la route s’est transformée en un lac d’une dizaine de mètres longueur et on n’ose pas en sonder la profondeur avec notre auto.

On revient au village et on arpente toutes les rues donnant sur la baie. Ceci nous permet de faire la rencontre, dans un stationnement pour campers seulement, d’une famille avec deux enfants, venus de France avec leur camper. Ils veulent visiter l’Amérique pendant un an et demi. Délicieux échanges avec des gens cultivés et ayant des optiques de vie qui s’accordent avec les nôtres.
On s’arrête pour prendre un café et essayer un Yerba Mate. C’est le breuvage chaud typique de l’Argentine et la proprio nous le fait découvrir selon la coutume du pays.

Après un détour à l’information touristique, on nous oriente vers une piste qui nous mène à une loberia. C’est un site ou les loups de mer mettent bas et nourrissent leurs bébés le temps qu’ils soient suffisamment grands pour suivre la meute. Le vent nous souffle le sable dans les oreilles et dans les yeux mais quand il se calme on peut entendre les appels des mères qui sollicitent leurs jeunes à venir téter. Le spectacle est impressionnant. On peut aussi voir à l’occasion une femelle qui après quelques efforts réussit à se hisser sur la plage et de temps à autres un pingouin de Magellan qui refait surface pour reprendre son souffle.
Sur le chemin du retour on photographie des guanacos (petit lama sauvage), choiques (petite autruche) et autres petits oiseaux qui ressemblent à des perdrix. On évite de justesse d’écraser un de leurs lièvres sauvages. Ils sont gros avec de très longues oreilles. On ne photographie même pas l’un des 80 000 moutons qui vit sur la péninsule.
Retour et tour de ville en voiture.  La rentrée à bord est prévue pour 15h30 mais comme d’habitude tout se fait en retard.  On se quitte, il est presque 17h, promettant de se revoir dans 3 jours à Buenos Aires!!


On se réveille à Montevideo en Uruguay. On a l’impression d’avoir traversé l’Atlantique et d’être arrivé en Europe. L’architecture, les voitures et les habitants nous rappellent le vieux continent. La ville est belle, ça boit du maté sur la rue, le soleil nous réchauffe et on s’y sent bien.

Après une autre nuit de navigation, nous arrivons à Buenos Aires…