Nos endroits les plus romantiques!

En cette journée de la St-Valentin, nous vous offrons notre top 5 des endroits les plus romantiques dans le monde… que nous avons eu la chance de visiter.

1) Parc National des lacs Plivitce
Nous avons découvert cet endroit féerique lors de notre voyage de vélo en Croatie.  C’est un parc sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1979. On y retrouve plusieurs lacs à l’eau cristalline reliés par des chutes, des cascades ou des petites rivières. On peut y marcher paisiblement sur des sentiers aménagés.

 

IMG_1707

2) Miami et son boardwalk… Si vous pouvez en plus trouver une croisière pas cher… c’est quasi imbattable!

South Beach
South Beach

3) Buenos Aires…

Buenos Aires ne peut vraiment pas laisser indifférent. On adore ou elle nous exaspère. Parfois les deux au cours de la même journée… On y est passés à plusieurs reprises lors de notre périple en Amérique du Sud. Même si les grèves, et les files d’attente peuvent rendre fou, on ne peux pas passer sous silence le romantisme de son architecture, la culture des cafés, ses restos et sa vie nocturne…

Tango dans San Telmo
Tango dans San Telmo

4) Rio de Janeiro… parce que c’est Rio! cropped-Le-Christo-Redendor-de-Rio.jpg
5) Grenade, son Alhambra, ses rues étroites, les churros et les Banos Arabes en couple…

Houuuu!!! Des Churros!
Houuuu!!! Des Churros!

Moi, j’vends!!

Nous célébrerons un an sur la route à parcourir les Amériques en croisière. Nous venons d’acheter un aller simple pour quitter le Brésil et se rendre à Fort Lauderdale. Un seul problème, il ne nous reste que dix jours pour se départir du SuzuCamp!!

On part de Brasilia, au centre du pays, avec la ferme intention de rejoindre Salvador sur la côte Atlantique au «pc». En cours de route, on s’arrête pour dormir sur deux «truck stop». La vie sur une halte de routiers est vraiment fascinante. Les chauffeurs sont tous en gougounes de marque Havaianas bien sûr! Ils portent tous le short de «surfer» et le t-shirt très tendance… on est loin des chauffeurs aux bottes à caps et à l’habit bleu ou vert de chez nous!! Ah le Brésil!!

Les «postos» sont littéralement organisés comme de petits villages. On y trouve de l’essence, des restos, un dépanneur, une section wi-fi, des douches, un barbier, une boutique vidéo et bien sûr tous les services de mécanique et d’entretien de camion… Un monde à découvrir!!  Notre bolide est tout petit à travers ces mastodontes mais la plupart des chauffeurs nous saluent et sont abasourdis d’apprendre que nous avons conduit depuis le Canada?!

Itaparica
Itaparica

Nous avons la chance de dormir dans un très beau camping en bord de mer sur l’île d’Itaparica dans la région de Salvador. Les palmiers y sont nombreux et très hauts. On est dans le sable, l’eau est turquoise et le fond de l’air sent le sel! On est à seulement quelques kilomètres du Club Med. C’est déjà notre dernier weekend de camping et on tente de s’alléger. Les enfants des voisins héritent de chaises, lampes frontales… C’est avec eux que nous pratiquons un peu plus notre portugais! Obrigado!

En chemin vers Salvador, nous avons prenons un traversier. Nous préparons nos affiches «Vendo, Suzuki 4X4, 207 000km»  mais il nous manque un prix. Curieux, j’apostrophe le conducteur derrière nous qui conduit aussi un 4X4. Je lui demande alors quel prix demander pour vendre vite, vite, vite! Il ne nous reste qu’une semaine au pays. Il me promet alors de me rappeler en soirée avec une idée de prix.

Quinze minutes plus tard, il revient vers moi pour vérifier l’immatriculation, mon passeport, le numéro de série du véhicule, bref, il m’explique qu’un de ses amis serait fort probablement intéressé à l’acheter pour l’utiliser sur sa fazenda (ferme). C’est idéal pour nous car importer le véhicule pour le mettre légalement sur la route est compliqué.

Sur le traversier, il revient à la charge en me proposant de nous conduire à un hôtel à Salvador. Il nous avoue alors qu’il est prêt acheter notre bolide à la condition que le 4X4 fonctionne. Il veut l’essayer! Est-ce que 600$ ferait notre affaire? Marché conclu!!!

Vente de l'auto... on n'a pas eu le temps de mettre un prix et envoi d'un GROS paquet
Vente de l’auto… on n’a pas eu le temps de mettre un prix et envoi d’un GROS paquet

Moins de 6h après avoir abordé notre voisin en ligne au traversier, on vide le Suzuki de ses neufs caissons de «stock». Revenu à l’auberge après avoir visité deux guichets automatiques, je signe l’endos de mon certificat d’immatriculation, il me tend l’argent, nous signons une déclaration de vente à l’amiable et c’est ainsi que se conclut la vente de notre fidèle SuzuCamp!! Marie-Anne verse quelques larmes.

Un peu sous le choc du déroulement rapide des derniers événements, nous visitons Salvador qui est une ville coloniale très colorée. Les teintes pastel y sont à l’honneur. Les bâtiments y sont en bon état on peut y visiter plusieurs petites plages. La promenade de front de mer est tel un serpentin vallonné qui permet de passer par toutes les couches de la société.

Salvador à la plage...
Salvador à la plage…
Salvador, superbe ville coloniale
Salvador, superbe ville coloniale

On se tape un dernier bus de nuit pour compléter le trajet Salvador-Recife. Plus de douze heures mais avec l’aide de nos petites pilules bleus, ça se passe vraiment très bien. Comme le disait l’annonce publicitaire; «Ne partez pas sans elles!!»

Recife est une ville de plage. Les tours à condos se succèdent à un rythme effarant. Le large «boardwalk» en bord de mer y fait près plus de huit kilomètres. Les joggeurs et marcheurs y sont rois. On trouve aussi une piste cyclable indépendante de la voie de circulation… C’est vraiment un bel endroit pour prendre une semaine à la plage. Seul ombre au tableau, les requins! Il y a des affiches sur la plage expliquant qu’il existe un danger réel d’y laisser sa peau, et ce surtout lorsque la lune est pleine ou la marée haute. Alors ça se fait bronzer à souhait!!

Recife, le boardwalk, les requins et les leggins qui flashent
Recife, le boardwalk, les requins et les leggins qui flashent

Donc, quelques jours après avoir célébré mon quarante-sixième anniversaire de naissance sur la plage de Recife nous quittons l’Amérique du Sud. Onze mois et demi de conduite automobile, 33 000 km, treize pays traversés sans aucun accrochage, aucun vol, aucune contravention, aucun pot de vin versé à la police… Nous sommes fiers notre périple et heureux de revenir la tête pleine d’espagnol, de portugais, de nouvelles connaissances et de souvenirs.

Le retour...vers l'Amérique du Nord
Le retour…vers l’Amérique du Nord

1750 vs 1950

Si on vous décrit une ville qui prend la forme d’un avion. Vous croirez certainement que nous sommes atterris (jeux de mots) aux Émirats Arabes Unis. Cette ville, du centre agricole du Brésil, est conçue dans les années 50 par des architectes qui ont le mandat d’imaginer la cité qui arrachera le titre de capitale à Rio.

Rencontre de Julien, Français qui roule en moto depuis près de 3 ans!!
Rencontre de Julien, Français qui roule en moto depuis près de 3 ans!!

Le cockpit abrite des bâtiments gouvernementaux d’importance. Le fuselage est composé d’édifices à bureaux, d’espaces verts, de monuments, du terminus de bus, de centres d’achats… les ailes sont formées de quartiers d’habitation!! Le moins qu’on puisse dire, c’est flyé!! Les rues sont larges, longues et droites. Les bâtiments sont à étages multiples, l’architecture est épurée et harmonieuse. Futuriste!

Brasilia, ville en forme d'avion!
Brasilia, ville en forme d’avion!

Le Brésil, un pays de contrastes, nous permet de constater la différence entre deux époques de façon spectaculaire. En plus des gens d’origine si variées qui compose le pays, le contraste entre les villes de Goias et Brasilia le démontrent parfaitement.

Architecture futuriste de Brasilia
Architecture futuriste de Brasilia

Nous passons également par Cidade de Goias où l’on se retrouve soudainement en 1750 à l’époque glorieuse des Portugais.
Les rues sont tortueuses et faites de pierres, on ne peut y circuler que très lentement. Les maisons n’ont qu’un étage. Elles sont toutes de stuc et peintes d’une couleur pastel. Les corniches et les cadres de fenêtres sont blancs. Il y a plusieurs églises. Un rio la traverse lentement établissant ainsi le rythme. C’est la colonie.

Goias, la coloniale
Goias, la coloniale

On a même la chance d’assister à une séance de Capoeira. C’est un art martial qui origine des méthodes de combat et les danses des peuples africains du temps de l’esclavage au Brésil. C’est maintenant un exercice pratiqué par les grands et les petits. Ça nous fait même parfois penser au break-danse. Fascinant!! On ne s’initie pas mais on se donne chaud dans les trilhas (sentier) et on se récompense par des baignades aux cachoeiras (chutes).

Capoeira
Capoeira
Trilhas, cachoeira et cajou
Trilhas, cachoeira et cajou

Cidade de Goias permet de circuler à pieds et de s’y sentir en vacances. La Praça centrale de Goias s’offre en spectacle à tous les jours vers 17h. En effet, ses habitants viennent y relaxer autour d’une rotonde à l’ombre des manguiers. Jeunes et moins jeunes s’y retrouvent On peut y déguster une bière ou un jus de cajou avec un sac de pipoca (popcorn) en admirant le soleil couchant. Bien belle habitude!

Comidinhas, pipoca et piquis
Comidinhas,pipoca et piquis

L’efficacité de Brasilia est quant à elle surprenante. La circulation automobile est fluide, l’axe central de circulation est si large que le bruit en émanant est minimal. Les virages à gauche se font par des bretelles d’accès évitant les bouchons. Bref, on a appliqué des principes qui fonctionnent encore cinquante ans plus tard!!

Pour les amoureux de vitrail, le Sanctuaire Don Bosco
Pour les amoureux de vitrail, le Sanctuaire Don Bosco

Le charme de Cidade de Goias est indéniable. Les résidents sont accueillants et on peut y pratiquer notre portugais facilement. Les commerçants sont tout aussi gentils et reconnaissants de notre passage dans leur ville. L’échange d’adresse courriel et d’identité Facebook est inévitable.

À Brasilia, on passe inaperçu. Le rythme y est rapide. Sans automobile, on est plutôt pris au dépourvu. Merci SUZUCAMP! On y travaille, les télés sont branchées sur le réseau décrivant la vie politique. Madame Rousseff, la présidente, est en vedette! On s’y sent malheureusement un peu comme un intrus. Le piéton n’y est pas le bienvenu. Les automobiles sont en grand nombre et tiennent le haut du pavé!!

Cathédrale de Brasilia
Cathédrale de Brasilia

Le Brésil n’est vraiment pas que plages, favelas, nature et soccer…

Le Pantanal ou un safari à bon prix!

Nous avons la chance de visiter plusieurs pays où l’on nous promet de voir des animaux fétiches qui brillent trop souvent par leur absence?! Nous avons tenté d’observer les tigres en Inde, les quetzales au Costa Rica, les koalas en Australie et malheureusement il faut avoir l’œil grand ouvert et beaucoup de chance pour les apercevoir… Nous sommes alors un peu sceptiques quant à la réputation du Pantanal.

La vie dans le Pantanal
La vie dans le Pantanal

Le Pantanal se situe au sud-ouest du Brésil. C’est la plus grande zone humide de la planète, une énorme plaine traversée par de nombreux cours d’eau. Quatre-vingt pourcent du territoire est submergé pendant quatre mois par an. Il possède la plus riche collection au monde de plantes aquatiques, crustacés, poissons, grenouilles, singes, caïmans, autruches, aras, jaguars, tapirs, tamanoirs, loup, capibaras… et des oiseaux de toutes les couleurs!!!
Autres bibittes à plumes...en abondance
Autres bibittes à plumes…en abondance

Visiter le Pantanal, c’est s’offrir un safari à bas prix! Bien qu’on doive passer par Cuiaba, louer une voiture, se rendre à Poconé et finalement atteindre la porte du Pantanal. Les possibilités pour s’y loger sont très nombreuses. Tout au long de la route Transpantanarian existent des poussadas qui offrent le logis, les repas, la visite en 4X4 de la savane, une randonnée à pied dans cette même savane, wi-fi, piscine… pour 120$/jour/couple!! En camping incluant le filet mignon, c’est 45$/jour/couple!!
Capibara, trace de panthères, coati, crabe, lézard et petit loup!
Capibara, panthères (en piste seulement!), coati, crabe, lézard et petit loup!

On aurait pu se rendre jusqu’à Porto Joffre, au bout de la Transpantanarian mais contrairement à nos acolytes français, la piste nous, ça ne nous excite plus. Peut-être que ça vient du fait que j’ai été élevé sur un rang de terre? Bref, près de cent cinquante kilomètres de planche à laver, cent vingt-deux ponts de bois dans un nuage de poussière rouge en roulant à 15 km/h pour sauvegarder la voiture… grands espaces ou pas, non merci!
Au pays du caïman
Au pays du caïman

On a pu voir de nombreux animaux et la majorité venaient à nous alors que nous étions installés confortablement près de la piscine. Les autres, on a fait une balade à pied et on a pu les apercevoir après seulement trente minutes de marche.
Toutefois, c’est en revenant à la tente que soudainement nous vient à l’esprit que les caïmans, capibaras, loups, jaguars et cie. vivent si près de nous à chaque nuit!! Inquiétant… Par exemple, lorsqu’on entend un troupeau de chevaux au galop en pleine nuit… On se demande vraiment s’ils ont bien vu notre tente?!
les amis les oiseaux
les amis les oiseaux

Il faut dire que les animaux vivent la nuit. Mis à part les oiseaux qui font une courte pause car dès 5h a.m. ils chantent ou crient! Les autres viennent faire des reconnaissances autour de la tente pendant la nuit. Toujours surprenant de voir l’ombre d’un capibara dans la tente ou entendre les loups venir roder pour voir si on n’aurait pas laissé trainer un p’tit bout de steak. Tranquillo, les caïmans n’aiment pas se déplacer. Ils ne mangent que du poisson, des crustacés et des grenouilles, pas de gros gringos… jusqu’à maintenant.
Les oiseaux des marais
Les oiseaux des marais

Le Pantanal est une grande découverte et sera certainement dans notre top 5! On le recommande fortement aux amoureux des animaux et de la nature. On n’a jamais fait de safari en Afrique mais on s’imagine que ça doit ressembler à ça mais assurément à un autre coût!

Le Portugnol, ça vous dit quelque chose?

Nous sommes dans l’une des régions sauvages les plus vierges du globe soit le Pantanal. C’est le paradis des animaux et de leurs observateurs. On a pu voir un tamanoir à bandeau, un loup, des chouettes, des nandous d’Amérique (petite autruche), des hérons  et poissons en quantité industrielle (Piranha, dourada, piraputanga, pintado) ENTRE AUTRES!!

Nos petites chouettes...Chevêche des terriers
Nos petites chouettes…chevêche des terriers
Sur notre route du Pantanal... tamanoir, nandou et capivara
Sur notre route du Pantanal… tamanoir, nandou et capivara

Il fait 35 degrés durant la journée et un peu plus de 20 degrés durant la nuit. Parfait pour le camping et pour vivre à l’extérieur durant toute la journée!! Nous nous sommes installés dans un camp de pêche. Voici le lien Cachoeira das Palmeiras

La vie au camp de pêche
La vie au camp de pêche

Les Brésiliens sont vraiment très accueillants! Ils sont très heureux de nous faire connaître leurs us et coutumes. Ce grand pays est peuplé d’un mélange de portugais, d’africains, d’allemands, d’italiens… bref un bien beau tissu à découvrir!

On mange du p'tit poisson frit avec Sergio le proprio
On mange du p’tit poisson frit avec Sergio le proprio
Notre chute au camp de pêche
Notre chute au camp de pêche

À notre grande surprise, ils ont une oreille plutôt flexible. En effet, ils nous comprennent plutôt bien. Nous devons tout de même utiliser toutes nos connaissances des langues pour arriver à se faire comprendre en Portugais.

Évidemment, la langue française est une bonne base pour commencer mais l’espagnol est clairement notre planche de salut. Notre passage dans les pays utilisant la langue espagnole pendant près de dix mois maintenant, nous aide incroyablement. Ça prend aussi un peu d’anglais et d’italien pour l’accent et quelques mots de portugais pour arriver à communiquer… C’est ainsi que l’expression ‘Portugnol’ est née!!

Par exemple… Prenez un accent anglais et prononcez;

  • Ca-tor-cé… qui veut dire quatorze!!
  • Car-ta-o… qui veut dire carte!!
  • Cer-ve-ja… qui veut dire bière!!
  • Passar… qui veut dire passer!!
  • Tshi-mi-djo… qui veut dire timide!!

Bref, un peu de Portugnol prononcé à l’anglaise avec quelques ‘sh’, ‘sh’, et ça fait le travail!

Siriema... un oiseau très élégant
Siriema… un oiseau très élégant

Un des moyens pour se rafraichir durant la journée est de s’offrir un ‘sorvete’ !! Les Brésiliens en sont très friands. En effet, les palettes et la crème glacées sont en vente partout. Les rues principales de tous les villages ont d’ailleurs plusieurs commerçants…

Toutefois, ce qui surprend le plus est le nombre de saveurs des dites palettes glacées. On retrouve au Brésil une foule de fruits que nous n’avons jamais vus de notre vie. Il n’est donc pas rare de se voir offrir jusqu’à soixante saveurs différentes!! On peut même y manger un ‘sorvete asado’ ! Soit de la crème glacée grillée au four!?

Sorvete assado
Sorvete assado

Reconnaissez-vous quelques saveurs?

Abacate, abacaxi, açai, bacuri, buriti, cacauaçu, caja, caju, cerveja, chokito, coco, cupuaçu, figo, goaiba, limao, mamao, manga, maracuja, melao, morango, murici, nata, paraense, sapoti, siriguela…

Notre plus beaux problèmes est de se choisir une saveur différentes à tous les jours!!! Un bien beau problème! Vive la chaleur du Brésil!!

 

Sur la route vers Palmeiras
Sur la route vers Palmeiras
La churrasco... avec notre ami et prof de portugais Heitor
La churrasco… avec notre ami et prof de portugais Heitor
D'la poussière après 4h de route ou 100 km!!
D’la poussière après 4h de route ou 100 km!!

Mine de rien, nous en sommes déjà à notre cinquante-troisième blogue depuis notre départ!! Alors à la demande générale ou plutôt de un de nos lecteurs (Merci Luc), voici quelques moments épeurant de notre vie de voyageurs!

  • Mendoza, Argentine; 4h du matin, on dort dans la tente, un individu s’enfarge dans un câble qui tend le toit. La tente bouge dans tous les sens. On a peur d’en sortir. J’empoigne mon trépied de caméra, Marie-Anne son poivre de cayenne, on crie, on sacre et on sort de la tente en trombe… il n’y a plus personne. La police et le gardien du camping discutent un peu plus loin. On apprend alors qu’un meurtre a été commis dans le parc voisin!? Ils essaient de nous rassurer… Non négociable, on se ramasse et on prend le premier bus pour quitter les environs!! Chiant.

 

  • San Agustin, Colombie; Le chemin de terre d’une centaine de kilomètres y menant nous permets soudainement de croiser quatre chars d’assaut de l’armée!? Instantanément, on pense alors aux FARC qui traînent probablement encore dans le coin malgré la présence de l’armée Colombienne. Rendu à San Agustin on nous explique que les FARC ne nous attaquerons pas, ce sont plutôt les ‘guerilleros commun’ qui pourraient sortir de la jungle et nous « faire les poches » à la pointe de leur fusil mitrailleur. Malheureusement, on doit reprendre ce même chemin pour poursuivre notre périple ou une autre route tout aussi inspirante qui porte le surnom de la ‘’Trampolina de la Muerte’’?! Mmmmmm, laquelle choisir?!

 

  •  Isla de La Plata, Équateur; On nous invite à se baigner dans le pacifique pour jeter un coup d’œil au récif de corail et aux poissons colorés qui s’y trouvent. Quelques instants plus tard, une raie noire de 2 mètres surgit des profondeurs et se dirige sur nous (comme celle qui a tué l’Australien Steve Irwin)… on crie et on se débat, on se rend compte que nous ne sommes vraiment pas dans notre élément. On est pris au piège, la raie retourne soudainement vers le fond de l’eau et on est quitte pour une bonne peur! Après vérification, c’est une raie Manta plutôt inoffensive qui est venue nous dire bonjour. À voir sur youtube

 

  • Douane de Nogales, Mexique; Ça fait vingt fois qu’on révise… Preuve d’assurance mexicaine pour l’auto, permis de conduire, immatriculation, passeports, argent, je suis rasé et Marie-Anne est maquillée! On se pense prêt à entrer au Mexique… on s’inscrit même sur le site du gouvernement canadien et on avertit nos parents de notre passage à Nogales. A-t-on réussi à prévoir l’imprévisible? Bien sûr que non. Rendu à la douane, deux jeunes hommes au polo officiels du Mexique nous souhaitent la bienvenue avec le sourire?! Deux estampes dans nos passeports plus tard, on roule sur la ‘main’ à Nogales au Mexique, la musique joue à tue-tête, les revendeurs de barbe à papa, de ballons et de blé d’inde sont là… on a quand même encore les dents serrées car on doit importer temporairement notre véhicule au Mexique. Malgré les explications des douaniers, on trouve bizarre qu’il faille se rendre au bureau d’import à cent quarante kilomètres plus loin pour officialiser le tout… Un poco nervioso!

 

  • Autoroute Nogales-Hermosillo, Mexique; On vient de passer les douanes et on a hâte d’arriver au bureau d’importation. On ne se sent pas bien car nous ne sommes pas totalement en règle. On arrive au premier poste de péage et c’est avec grand plaisir que nous payons notre dû!! On repart et soudainement, un gros pick-up noir apparaît dans mon rétroviseur. On se sent seuls, pas de téléphone cellulaire, pas de trafic. On a pourtant bien lu sur les blogues qu’il était préférable de rouler en groupe et non pas seul comme nous. Je ralentis un peu, le pick-up ne me dépasse pas. Évidemment, il ne semble pas y avoir âme qui vive dans les environs. Après une quinzaine de minutes le pick-up amorce finalement une manœuvre de dépassement. Nos cœurs s’emballent. Ce sont des policiers, ils sont cinq dans la boîte du pick-up, armés de mitraillettes, casqués et cagoulés?! On leur sourit, ils ne nous regardent même pas et continue leur route. Nous attendront-ils un peu plus loin?? Inquiétant…

 

  • Puno, Pérou; Un kilomètre avant d’entrer en ville, barrage policier pour vérification ou peut-être pour s’emplir les poches avant le weekend. Je donne la photocopie couleur de nos passeports, permis de conduire et immatriculation au policier. Il veut plutôt ma preuve d’assurance-auto. Nous faisons semblant de ne pas être en mesure de parler espagnol ni anglais. Nous ne parlons que français dans ces situations. Limitant ainsi toutes communications. Le policier prétend que j’ai falsifié mon certificat d’assurance. Insulté, je commence alors à parler en espagnol pour lui dire que ça me fera plaisir d’aller au poste de police en sa compagnie. Ma blonde me suggère de me la fermer. Il nous demande carrément une contribution pour régler l’imbroglio. Nous feignons de ne pas comprendre. Le chef se pointe et nous demande aussi une contribution. Je l’apostrophe alors en utilisant son nom qui est brodé sur sa chemise. Instantanément, il sourit, nous souhaite une belle soirée et nous prie de bien vouloir continuer. Hé! Hé!
Campo Grande ville jumelée avec Okinawa au Japon
Campo Grande, ville jumelée avec Okinawa au Japon

Bem vindo ao Brasil… à l’heure des graves décisions

Après deux belles nuits passées en bus à partir de Sao Paulo, on récupère notre voiture dans le nord de l’Argentine. On met la clé dedans et elle redémarre comme au premier jour!!!

On reprend aussitôt la route en direction nord vers le Brésil. On s’arrête dans un camping à San Ignacio en Argentine. Les Jésuites y sont d’ailleurs passés bien avant nous comme en témoigne les ruines dans cette région…

Au camping, on trouve une belle piscine, des douches à l’eau chaude, une plage sur la rivière Parana qui sépare l’Argentine du Paraguay. On s’y installe pour quelques jours histoire de reprendre vraiment possession de notre chez nous! On en profite pour nettoyer le bolide…

Retour en Argentine et Campign à San Ignacio
Retour en Argentine et Campign à San Ignacio

On doit aussi prendre des décisions sur l’itinéraire qu’on suivra, et ça, ce n’est pas facile!! La première étape du plan c’est de se rendre dans le Brésil profond, soit le Pantanal pour y voir des oiseaux, des piscines naturelles et des caïmans.

Ensuite, on doit choisir…

  • Remonter vers le nord par le centre du Brésil et atteindre Manaus en Amazonie pour éventuellement entrer au Vénézuela et en Colombie… On a trouvé un transport « économique » pour apporter l’auto de Catagène à Baltimore (oui, oui, aux States) OU on peut le traverser à nouveau au Panama.Tout dépend de notre envie de conduire à nouveau en Amérique Centrale et au Mexique.
  • Prendre vers l’est pour atteindre Brasilia, la capitale et ensuite foncer sur la côte à Salvador de Bahia. De là, on peut remonter sur la côte, de plage en plage vers Belem. On pourra alors mettre le bolide sur une barge pour remonter le fleuve Amazone et atteindre Manaus…

Le Brésil, c’est très grand! Merci de sympathiser avec nous. Ne pas savoir ce qu’on va faire comme circuit durant les prochaines semaines… Quel circuit feriez-vous?

Parilla Québécoise
Parilla Québécoise, on avait apporté une réserve de plaques en cas de besoin.

Une famille d’Hollandais s’installe à côté de nous. Ils débutent leur voyage dans leur ‘campeur’. Ils se lancent à l’assaut d’Ushuaia…le bout du monde! Ils sont accompagnés de leurs deux enfants à qui ils font l’école. Ils font la preuve que ce n’est pas parce qu’on a des enfants qu’on ne peut pas voyager.  En leur compagnie (les parents là, pas les enfants!), on fait une dégustation de plusieurs alcools… Le pisco du Pérou, l’aguardiante de l’Équateur, le rhum Cubain et du Licor 43 d’Espagne.  La discussion est facile et agréable. Voici le site des 4 amigos

L’entrée au Brésil est très simple. On montre notre visa et il vous laisse entrer. Même pas besoin d’importer temporairement notre bolide. C’est la nouvelle loi depuis le mois de mai.  C’est une grande et excellente nouvelle pour nous. On peut donc vendre notre SuzuCamp ou même le laisser sur le bord de la route et sortir du pays car les autorités n’ont aucune trace de notre véhicule!! Ce qui n’est pas le cas avec tous les autres pays DOUZE pays que nous avons traversés depuis notre départ. Ces importations temporaires nous obligent à ressortir la voiture du pays ou à payer des taxes astronomiques (80% à 100% de la valeur de l’auto) si on désire la vendre en plus d’avoir à gérer la paperasse.

Nous ne savons pas ce qui doit être fait si la voiture devient irréparable ou volée. Il faut certainement en débattre avec les autorités. Sachant que nous sommes des gringos, et qui dit gringos, dit riche, nous avons bien peur de cette solution.

Les grands toucans étaient nombreux à venir manger dans l'arbre près de notre tente
Les grands toucans étaient nombreux à venir manger dans l’arbre près de notre tente

Bonito près du Pantanal

  • Camping vraiment abordable qui comprend tous les services. En plus, on a droit à des températures agréables, soit 35 degrés le jour et 20 la nuit!!
  • Bière à 90 cennes et  filet mignon à 9$/kg
  • Toucans, aras et autres oiseaux en liberté qui vivent dans les arbres près de nous
  • Rivière turquoise qui nous sert de piscine
  • Petite ville charmante avec une rue principale animée

    Perruche, Pic bois, Ara, Toucan...
    Perruche, Pic bois, Ara, Toucan…tous pris en photo à moins de 5 mètres de notre tente!

À notre camping, on a même la chance de parler en français car il y a trois couples de Français et deux couples de Flamands/Belges. Eux se baladent en Range Rover version ‘Campeur de brousse’. Ils sont vraiment full-equiped!! Impressionant!  Au bout de quelques jours, 2 couples de Suisses viennent remplacer les français. Ils voyagent deplus plus de 3 ans!  Ils sont tous des voyageurs aguerris avec qui il est agréable de discuter.

Le site d’Anne et Olivier

Le site de Jacques et Cathy

Le site de Christa et Johann

Le site de Melanie et Werner

Le camping Rio Formoso à Bonito
Le camping Rio Formoso à Bonito

En terminant, voici quelques-uns de nos « meilleurs » récapitulatifs…

À visiter en famille

  • Isla de la plata, Équateur. On la surnomme les Galápagos des pauvres. On peut y voir, entre autre, les fous à pattes bleues.
  • Morelia, Mexique pour y voir les papillons monarque qui ont migré du Canada.
  • Punta Arenas au Chili pour voir les pingouins de Magellan
  • Puracé en Colombie pour voir l’écosystème páramo et ses vaches laitières
  • Jaco au Costa-Rica pour les plaisirs de la plage, du surf et des couchers de soleil!

    Isla de la Plata, Équateur
    Isla de la Plata, Équateur

 

Vie des gens riches et célèbres

  • Visiter Buenos Aires avec des $US comptant dans les poches
  • Faire une croisière autour de l’Amérique du Sud en ayant magasiné sur vacationtogo.com
  • Voler en Première classe sur LAN en ayant magasiné sur Priceline
  • Dormir au Casa Andina à Lima gagné sur Sky Auction
  • Aller passer 24h à Foz d’Iguazu en partant de Buenos Aires en avion, un petit tour au-dessus des chutes, un taxi à notre entière disposition et la visite des chutes du côté Argentin puis Brésilien…an et prendre l’avion à la fin de la journée pour se rendre à Rio.

    Notre vol vers Santiago en première classe. LIT INCLUS!
    Notre vol vers Santiago en première classe. LIT INCLUS!

Aventure

  • Escalade et randonnée à Moab au Utah
  • Trek vers la Ciudad Perdida en Colombie
  • Rafting à Tena en Équateur et balade dans l’Amazonie
  • Ascension du volcan Purace en Colombie
  • Cuire des guimauves sur les cendres du volcan Pacaya à Antigua au Guatemala

    Terrain de jeu à ciel ouvert... Moab, Utah
    Terrain de jeu à ciel ouvert… Moab, Utah

Romantique

  • Montevideo en Uruguay et sa fontaine de l’amour où l’on peut y cadenasser notre amour!
  • Memphis aux USA et se balader à Graceland en écoutant Elvis Presley!
  • Salento en Colombie et déguster un café frais moulu par leur ambassadeur Juan Valdez!
  • Ushuaia en Argentine… petite ville du bout du monde! Genre St-Sauveur ou Knowlton!
  • Tigre en Argentine, près de Buenos Aires où l’on vogue dans le delta du rio de la Plata!

    Fontaine de Montévidéo
    Fontaine de Montévidéo

Bouffe

  • Chicha morada du Pérou, breuvage de maïs mauve!
  • Fruits frais… surtout des mangues de le long de la Panamericaine
  • Yuca avec sauce à l’ail et poulet à David au Panama
  • Parilla de steak partout en Argentine
  • Platano (banane)… surtout en Colombie mais l’essentiel, c’est que ça soit frit et bien salé!

    L'Amérique du sud en mangeant!!
    L’Amérique du sud en mangeant!!

 

Bikini mini

Rio et le Brésil sont réputés pour leurs plages et…on doit l’avouer, les fesses à l’air! Les filles vont à la plage en bikini…brésilien. La particularité c’est la culotte. Oui, ça peut-être du « fil dentaire ». Ils appellent vraiment ça comme ça. Ce qui est plus joli ce sont ceux avec un peu plus de tissu…mais moins que les nôtres. Bon. Il faut comprendre que TOUTES ont le droit de porter ces maillots. Pas de discrimination et pas de complexe non plus. En tout cas, moi j’en ai plus. Grosses, petites, plates, molles, bombées, blanches, rouges ou bronzées, il y en a pour tous les goûts. Ceci dit, notre préférence s’est arrêtée sur les joueuses de volleyball. Voir autant de fesses surprend au début mais on finit par s’habituer. Surement comme les chevilles à une certaine époque!

Bikinis de volleyball
Bikinis de volleyball

On nous disait que les brésiliens sont fans de chirurgie esthétique. On peut surtout confirmer, à notre grand étonnement et bonheur, qu’ils sont adeptes de la forme physique. Peut-être que c’est dans un but d’apparence plus que de santé mais c’est une situation où la fin justifie les moyens. Les filles aiment les leggins colorés et multicolores. Les gars aiment se promener en « chest ». Tous aiment les souliers de course qui flashent…style Noosa ou Kayano. Ça se vend près de 400$ ici!!! Et dire qu’on se plaint du prix chez nous.

Nous en profitons pour vous partager notre article concernant le voyage et la forme, deuxième collaboration avec le site moimessouliers.org. Cette fois-ci, nous parlons justement des stations d’exercice en plein air très populaires à Rio.

Nous passons quelques jours de plus à Rio. Nous demeurons dans la Favela Cantagalo. Coincé entre Copacabana et Ipanema! Une fois notre peur surmontée, on apprécie le quartier. C’est la vraie vie. C’est ce qu’on aime voir quand on voyage. On mentirait de vous dire qu’on dort bien. Le bruit est assez impressionnant. C’est ça vivre collé sur son voisin sans trop de règles. La vue de la terrasse le matin nous fait oublier le chaos de la nuit précédente.

Les favelas sont construites par leurs habitants sans trop de restrictions.
Les favelas sont construites par leurs habitants sans trop de restrictions.

Notre route de retour vers la voiture passe par Sao Paulo. MEGAPOLE!! Ouf, la ville est un vrai labyrinthe. Par chance, elle est équipée d’un métro en mesure de servir une population de plus de 19 millions de personnes!! Certains charmes de la ville incluent sa population asiatique et le shopping à la « canal street de New York ». On dit que la ville a plus de 14 500 restos. Avec un coût de la vie qui ressemble aussi à NY, les voyageurs à long terme comme nous doivent malheureusement s’abstenir.

Sao Paulo...et les importations chinoises!
Sao Paulo…et les importations chinoises!

Après 10 mois de voyage, voici quelques-uns de nos « tops ». Dites-nous les sujets de tops qui vous intéresseraient pour notre prochaine édition?

Sites archéologiques

Copan, Honduras
Copan, Honduras

 

  1. Copan, Honduras
  2. Ciudad Perdida, Colombie
  3. Teotihuacan, Mexique
  4. San Agustine, Colombie
  5. Le Pérou!! Avec la vallée sacrée, le Machu Picchu, Caral, Chan Chan…

Bouffe dégeux

Les vers blancs cuits à l'étuvée avec têtes de violon
Les vers blancs cuits à l’étuvée avec têtes de violon

 

  1. Gusano (gros vers blanc) en Équateur
  2. Cuy (cochon-dinde) au Pérou
  3. Tête de poulet (ou patte, organes divers…) dans la soupe au Pérou
  4. Boudin argentin avec poils et chunk non identifié
  5. Soupe aux patates déshydratées de la Bolivie

Bucketlist

Mario, ami d'Ade était notre pilote d'avion
Mario, ami d’Ade était notre pilote d’avion

 

  1. Faire un tour d’avion au-dessus Moab, dans le lit du Colorado,  « entre amis »… RIP Mario Richard
  2. Mettre les pieds à Ushuaia, la « fin du monde » et passer dans le canal de Beagle en bateau
  3. Traverser son auto du Panama à la Colombie… et conduire de Montréal jusqu’au Brésil
  4. Se rendre au Machu Picchu après 5 jours de marche en passant par Salkantay
  5. Prendre un Caipirinha au Copacabana Palace à Rio

Immersion

Chicken bus au Guatemala
Chicken bus au Guatemala

 

  1. Écouter la série télé de Pablo Escobar (100 épisodes) en espagnol décrivant la vie du célèbre narcotrafiquant Colombien.
  2. Manger le menu du jour en n’ayant aucune idée de ce que ça sera.
  3. Prendre les « chicken bus », petits combis et bus avec tous les locaux
  4. Acheter le journal local, le lire et jaser d’actualité avec nos rencontres
  5. Écouter les matchs de soccer au dépanneur du coin

Couchers de soleils

San Juan del Sur, Nicaragua
San Juan del Sur, Nicaragua

 

  1. Mazatlan, Mexique
  2. Minca, Colombie
  3. Valparaiso, Chili
  4. San Juan del Sur, Nicaragua
  5. Tamarindo, Costa Rica

Et une correction au top 5 précédent… La plage du Decameron au Panama

Plage de Farallon au Panama
Plage de Farallon au Panama