De pilote à passager

Nous atterrissons à Fort Lauderdale en Floride. On se retrouve alors dans LA capitale du monde des croisières.  Nous faisons trois croisières l’une après l’autre.

Certains d’entre vous pensent peut-être que nous avons gagné le gros lot… et bien non. On magasine (beaucoup!) sur quelques sites et on réussit à s’en sortir à prix décent!! Les croisières que nous avons choisies nous coûtent environ 1000$ pour deux par semaine! Vacations to go et Crucon sont nos sites de prédilection. Évidemment, il faut oublier les balcons, couper dans l’alcool et les excursions pour réussir à respecter (ne pas totalement bousiller) notre budget. Chose certaine, on mange et on profite des installations au même titre que tous les autres passagers!!

Après un an de voyage, il est venu le temps de passer de pilote à passager!! On a besoin de repos et de changement. On veut réduire le nombre de décisions à prendre au quotidien. On ne veut plus chercher pour de l’essence, de la nourriture, une auberge, une excursion, un site à visiter… Bref, on ressent le besoin de faire confiance à un capitaine.

Il n’en demeure pas moins qu’un bon truc pour économiser est de faire ses recherches sur les destinations où l’on s’arrêtera. On peut alors préparer ses excursions soi-même. De toutes façons, les agences de tourisme, les taxis et les bus attendent les croisiéristes à la sortie du bateau pour vous offrir leurs services. Il ne reste plus qu’à négocier!! Généralement, on réussit à obtenir les mêmes excursions que sur le bateau mais à la moitié du prix sans travailler très fort!!

Coral Princess

On se fait livrer le café à tous les matins à la cabine!! Il fait beau et chaud donc on profite des nombreux bains tourbillons et piscines. De plus, les employés sont très accueillants et serviables… Sur le coup de midi, le capitaine nous explique où l’on se trouve sur l’Atlantique! Nous apprécions (un peu trop même) la nourriture. On a droit au cinéma en plein air sur le pont à tous les soirs, avec popcorn bien sûr!

Cinéma en plein air sur le Princess et soirée chic en préparation
Cinéma en plein air sur le Princess et soirée chic en préparation

 

Sur le Coral Princess... pas facile pour la ligne
Sur le Coral Princess… pas facile pour la ligne

Les escales: Aruba, sans façon. La vieille ville de Cartagena et l’accueil des Colombiens est à ne pas manquer! Le canal de Panama est fascinant! Colon est sans intérêt. Puerto Limon est surprenante pour sa rue piétonne et ses paresseux! Grand Cayman permet de nager avec les poissons… gratuitement!

Aruba... le fait d'avoir visité le dimanche et d'avoir eu de la pluie n'a certainement pas aidé à notre opinion mi-figue mi-raisin
Aruba… le fait d’avoir visité le dimanche et d’avoir eu de la pluie n’a certainement pas aidé à notre opinion mi-figue mi-raisin

 

Cartagène et son port nous ont rappelé de beaux souvenirs
Cartagène et son port nous ont rappelé de beaux souvenirs
Cartagène et sa vieille ville
Cartagène et sa vieille ville
On rencontre Jonathan à Limon au Costa Rica
On rencontre Jonathan à Limon au Costa Rica
L'expérience ultime du canal de Panama
L’expérience ultime du canal de Panama
Un charmant paraisseux
Un charmant paraisseux
Superbe eau turquoise de Grand Cayman
Superbe eau turquoise de Grand Cayman
Grand Cayman
Grand Cayman

Carnival Liberty

Il y a quatre escales à l’horaire. Half Moon Cay est une plage de rêve, sable fin, eau turquoise et vagues douces!! St-Thomas USVI est une dépendance Américaine qui est très prisée par les propriétaires de gros yachts qui s’y prélassent pendant l’hiver. San Juan, Puerto Rico est l’endroit où les Espagnols ont construit plusieurs forts…c’est une visite intéressante. Finalement, on passe par Grand Turk, site de l’amerrissage des premières capsules spatiales Américaines! Impressionnant et fascinant à la fois!

San Juan... Puerto Rico, isla del encanto porte bien son nom
San Juan… Puerto Rico, isla del encanto porte bien son nom

 

Incroyable plage privée de Half Moon Cay
Incroyable plage privée de Half Moon Cay
St-Thomas, ville où il y a encore des rumeurs de trésors cachés
St-Thomas, ville où il y a encore des rumeurs de trésors cachés
Grand Turk... plage et voyages dans l'espace
Grand Turk… plage et voyages dans l’espace

On mange également (!!!) très bien à bord du Carnival! L’ambiance y est définitivement plus à la fête et il y a toujours un spectacle en cours pour vous divertir! Il y a même des glissades d’eau… Le summum est que l’on a droit à un concours de « booty shake » sur le bord de la piscine!! C’est une grand-mère afro-américaine qui remporte la palme du brassage de fesses!!! Hilarant!!

Les soirées chics sont respectées et les gens en profitent pour se faire prendre en photo. De notre côté, un des nombreux « thrift shop » GoodWill en Floride nous permet de respecter le code vestimentaire. C’est l’équivalent de nos Village des Valeurs ou Renaissance.  Je me trouve un veston et des souliers, MAG se déniche une camisole à paillettes et des sandales à talons hauts!! Le tout pour la modique somme de 30$!!

Sur le Carnival Liberty... avec nos vêtements du Thriff Shop
Sur le Carnival Liberty… avec nos vêtements du Thriff Shop

 

Norwegian Epic

On débarque du Carnival qui est à quai à côté de notre prochain bateau, le Norwegian Epic! C’est le plus gros bateau sur lequel on a la chance de mettre les pieds de notre vie… 4500 passagers et plus de 2000 employés!!

Invasion de chaises roulantes électriques, ogres et paresseux
Invasion de chaises roulantes électriques, ogres et paresseux

Norwegian se targue d’être le croisiériste permettant le « freestyle cruising »! Aucun passager n’a d’heure de souper précise. Au lieu de faire la file, on nous remet un « beeper » et une flûte de mousseux, histoire de nous faire patienter. Le nombre de passagers fait que les employés sont très occupés et le service en souffre inévitablement. L’offre d’activités et le design moderne du bateau compensent. On teste les glissades d’eau, le mur d’escalade, l’immense gym… Impossible de s’y ennuyer.

Sur le Norwegian Epic
Sur le Norwegian Epic…bateau au design moderne
Lecture, glissades d'eau et escalade sur le Norwegian Epic
Lecture, glissades d’eau et escalade sur le Norwegian Epic

Les escales nous permettent de visiter à nouveau St-Thomas USVI. On passe ensuite par St-Marteen, un joli village en bord de mer avec un beau «boardwalk», de l’eau turquoise et des communautés Néerlandaises et Françaises qui s’y côtoient. On termine par Nassau aux Bahamas. Il y a déjà quatre autres bateaux de croisière qui y sont accostés. C’est une destination très populaire et il y a beaucoup de monde en ville. Évidemment, le complexe Atlantis recueille sa large part des dollars des touristes.

Nassau, Bahamas
Nassau, Bahamas
St-Marteen
St-Marteen
St-Thomas et le superbe Disney Fantasy
St-Thomas et le superbe Disney Fantasy

La vie des gens riches et célèbres pour nous se termine alors que nous sortons avec nos sacs sur notre dos et que nous marchons du terminal maritime vers le métro de Miami.

Bem vindo ao Brasil… à l’heure des graves décisions

Après deux belles nuits passées en bus à partir de Sao Paulo, on récupère notre voiture dans le nord de l’Argentine. On met la clé dedans et elle redémarre comme au premier jour!!!

On reprend aussitôt la route en direction nord vers le Brésil. On s’arrête dans un camping à San Ignacio en Argentine. Les Jésuites y sont d’ailleurs passés bien avant nous comme en témoigne les ruines dans cette région…

Au camping, on trouve une belle piscine, des douches à l’eau chaude, une plage sur la rivière Parana qui sépare l’Argentine du Paraguay. On s’y installe pour quelques jours histoire de reprendre vraiment possession de notre chez nous! On en profite pour nettoyer le bolide…

Retour en Argentine et Campign à San Ignacio
Retour en Argentine et Campign à San Ignacio

On doit aussi prendre des décisions sur l’itinéraire qu’on suivra, et ça, ce n’est pas facile!! La première étape du plan c’est de se rendre dans le Brésil profond, soit le Pantanal pour y voir des oiseaux, des piscines naturelles et des caïmans.

Ensuite, on doit choisir…

  • Remonter vers le nord par le centre du Brésil et atteindre Manaus en Amazonie pour éventuellement entrer au Vénézuela et en Colombie… On a trouvé un transport « économique » pour apporter l’auto de Catagène à Baltimore (oui, oui, aux States) OU on peut le traverser à nouveau au Panama.Tout dépend de notre envie de conduire à nouveau en Amérique Centrale et au Mexique.
  • Prendre vers l’est pour atteindre Brasilia, la capitale et ensuite foncer sur la côte à Salvador de Bahia. De là, on peut remonter sur la côte, de plage en plage vers Belem. On pourra alors mettre le bolide sur une barge pour remonter le fleuve Amazone et atteindre Manaus…

Le Brésil, c’est très grand! Merci de sympathiser avec nous. Ne pas savoir ce qu’on va faire comme circuit durant les prochaines semaines… Quel circuit feriez-vous?

Parilla Québécoise
Parilla Québécoise, on avait apporté une réserve de plaques en cas de besoin.

Une famille d’Hollandais s’installe à côté de nous. Ils débutent leur voyage dans leur ‘campeur’. Ils se lancent à l’assaut d’Ushuaia…le bout du monde! Ils sont accompagnés de leurs deux enfants à qui ils font l’école. Ils font la preuve que ce n’est pas parce qu’on a des enfants qu’on ne peut pas voyager.  En leur compagnie (les parents là, pas les enfants!), on fait une dégustation de plusieurs alcools… Le pisco du Pérou, l’aguardiante de l’Équateur, le rhum Cubain et du Licor 43 d’Espagne.  La discussion est facile et agréable. Voici le site des 4 amigos

L’entrée au Brésil est très simple. On montre notre visa et il vous laisse entrer. Même pas besoin d’importer temporairement notre bolide. C’est la nouvelle loi depuis le mois de mai.  C’est une grande et excellente nouvelle pour nous. On peut donc vendre notre SuzuCamp ou même le laisser sur le bord de la route et sortir du pays car les autorités n’ont aucune trace de notre véhicule!! Ce qui n’est pas le cas avec tous les autres pays DOUZE pays que nous avons traversés depuis notre départ. Ces importations temporaires nous obligent à ressortir la voiture du pays ou à payer des taxes astronomiques (80% à 100% de la valeur de l’auto) si on désire la vendre en plus d’avoir à gérer la paperasse.

Nous ne savons pas ce qui doit être fait si la voiture devient irréparable ou volée. Il faut certainement en débattre avec les autorités. Sachant que nous sommes des gringos, et qui dit gringos, dit riche, nous avons bien peur de cette solution.

Les grands toucans étaient nombreux à venir manger dans l'arbre près de notre tente
Les grands toucans étaient nombreux à venir manger dans l’arbre près de notre tente

Bonito près du Pantanal

  • Camping vraiment abordable qui comprend tous les services. En plus, on a droit à des températures agréables, soit 35 degrés le jour et 20 la nuit!!
  • Bière à 90 cennes et  filet mignon à 9$/kg
  • Toucans, aras et autres oiseaux en liberté qui vivent dans les arbres près de nous
  • Rivière turquoise qui nous sert de piscine
  • Petite ville charmante avec une rue principale animée

    Perruche, Pic bois, Ara, Toucan...
    Perruche, Pic bois, Ara, Toucan…tous pris en photo à moins de 5 mètres de notre tente!

À notre camping, on a même la chance de parler en français car il y a trois couples de Français et deux couples de Flamands/Belges. Eux se baladent en Range Rover version ‘Campeur de brousse’. Ils sont vraiment full-equiped!! Impressionant!  Au bout de quelques jours, 2 couples de Suisses viennent remplacer les français. Ils voyagent deplus plus de 3 ans!  Ils sont tous des voyageurs aguerris avec qui il est agréable de discuter.

Le site d’Anne et Olivier

Le site de Jacques et Cathy

Le site de Christa et Johann

Le site de Melanie et Werner

Le camping Rio Formoso à Bonito
Le camping Rio Formoso à Bonito

En terminant, voici quelques-uns de nos « meilleurs » récapitulatifs…

À visiter en famille

  • Isla de la plata, Équateur. On la surnomme les Galápagos des pauvres. On peut y voir, entre autre, les fous à pattes bleues.
  • Morelia, Mexique pour y voir les papillons monarque qui ont migré du Canada.
  • Punta Arenas au Chili pour voir les pingouins de Magellan
  • Puracé en Colombie pour voir l’écosystème páramo et ses vaches laitières
  • Jaco au Costa-Rica pour les plaisirs de la plage, du surf et des couchers de soleil!

    Isla de la Plata, Équateur
    Isla de la Plata, Équateur

 

Vie des gens riches et célèbres

  • Visiter Buenos Aires avec des $US comptant dans les poches
  • Faire une croisière autour de l’Amérique du Sud en ayant magasiné sur vacationtogo.com
  • Voler en Première classe sur LAN en ayant magasiné sur Priceline
  • Dormir au Casa Andina à Lima gagné sur Sky Auction
  • Aller passer 24h à Foz d’Iguazu en partant de Buenos Aires en avion, un petit tour au-dessus des chutes, un taxi à notre entière disposition et la visite des chutes du côté Argentin puis Brésilien…an et prendre l’avion à la fin de la journée pour se rendre à Rio.

    Notre vol vers Santiago en première classe. LIT INCLUS!
    Notre vol vers Santiago en première classe. LIT INCLUS!

Aventure

  • Escalade et randonnée à Moab au Utah
  • Trek vers la Ciudad Perdida en Colombie
  • Rafting à Tena en Équateur et balade dans l’Amazonie
  • Ascension du volcan Purace en Colombie
  • Cuire des guimauves sur les cendres du volcan Pacaya à Antigua au Guatemala

    Terrain de jeu à ciel ouvert... Moab, Utah
    Terrain de jeu à ciel ouvert… Moab, Utah

Romantique

  • Montevideo en Uruguay et sa fontaine de l’amour où l’on peut y cadenasser notre amour!
  • Memphis aux USA et se balader à Graceland en écoutant Elvis Presley!
  • Salento en Colombie et déguster un café frais moulu par leur ambassadeur Juan Valdez!
  • Ushuaia en Argentine… petite ville du bout du monde! Genre St-Sauveur ou Knowlton!
  • Tigre en Argentine, près de Buenos Aires où l’on vogue dans le delta du rio de la Plata!

    Fontaine de Montévidéo
    Fontaine de Montévidéo

Bouffe

  • Chicha morada du Pérou, breuvage de maïs mauve!
  • Fruits frais… surtout des mangues de le long de la Panamericaine
  • Yuca avec sauce à l’ail et poulet à David au Panama
  • Parilla de steak partout en Argentine
  • Platano (banane)… surtout en Colombie mais l’essentiel, c’est que ça soit frit et bien salé!

    L'Amérique du sud en mangeant!!
    L’Amérique du sud en mangeant!!

 

Bikini mini

Rio et le Brésil sont réputés pour leurs plages et…on doit l’avouer, les fesses à l’air! Les filles vont à la plage en bikini…brésilien. La particularité c’est la culotte. Oui, ça peut-être du « fil dentaire ». Ils appellent vraiment ça comme ça. Ce qui est plus joli ce sont ceux avec un peu plus de tissu…mais moins que les nôtres. Bon. Il faut comprendre que TOUTES ont le droit de porter ces maillots. Pas de discrimination et pas de complexe non plus. En tout cas, moi j’en ai plus. Grosses, petites, plates, molles, bombées, blanches, rouges ou bronzées, il y en a pour tous les goûts. Ceci dit, notre préférence s’est arrêtée sur les joueuses de volleyball. Voir autant de fesses surprend au début mais on finit par s’habituer. Surement comme les chevilles à une certaine époque!

Bikinis de volleyball
Bikinis de volleyball

On nous disait que les brésiliens sont fans de chirurgie esthétique. On peut surtout confirmer, à notre grand étonnement et bonheur, qu’ils sont adeptes de la forme physique. Peut-être que c’est dans un but d’apparence plus que de santé mais c’est une situation où la fin justifie les moyens. Les filles aiment les leggins colorés et multicolores. Les gars aiment se promener en « chest ». Tous aiment les souliers de course qui flashent…style Noosa ou Kayano. Ça se vend près de 400$ ici!!! Et dire qu’on se plaint du prix chez nous.

Nous en profitons pour vous partager notre article concernant le voyage et la forme, deuxième collaboration avec le site moimessouliers.org. Cette fois-ci, nous parlons justement des stations d’exercice en plein air très populaires à Rio.

Nous passons quelques jours de plus à Rio. Nous demeurons dans la Favela Cantagalo. Coincé entre Copacabana et Ipanema! Une fois notre peur surmontée, on apprécie le quartier. C’est la vraie vie. C’est ce qu’on aime voir quand on voyage. On mentirait de vous dire qu’on dort bien. Le bruit est assez impressionnant. C’est ça vivre collé sur son voisin sans trop de règles. La vue de la terrasse le matin nous fait oublier le chaos de la nuit précédente.

Les favelas sont construites par leurs habitants sans trop de restrictions.
Les favelas sont construites par leurs habitants sans trop de restrictions.

Notre route de retour vers la voiture passe par Sao Paulo. MEGAPOLE!! Ouf, la ville est un vrai labyrinthe. Par chance, elle est équipée d’un métro en mesure de servir une population de plus de 19 millions de personnes!! Certains charmes de la ville incluent sa population asiatique et le shopping à la « canal street de New York ». On dit que la ville a plus de 14 500 restos. Avec un coût de la vie qui ressemble aussi à NY, les voyageurs à long terme comme nous doivent malheureusement s’abstenir.

Sao Paulo...et les importations chinoises!
Sao Paulo…et les importations chinoises!

Après 10 mois de voyage, voici quelques-uns de nos « tops ». Dites-nous les sujets de tops qui vous intéresseraient pour notre prochaine édition?

Sites archéologiques

Copan, Honduras
Copan, Honduras

 

  1. Copan, Honduras
  2. Ciudad Perdida, Colombie
  3. Teotihuacan, Mexique
  4. San Agustine, Colombie
  5. Le Pérou!! Avec la vallée sacrée, le Machu Picchu, Caral, Chan Chan…

Bouffe dégeux

Les vers blancs cuits à l'étuvée avec têtes de violon
Les vers blancs cuits à l’étuvée avec têtes de violon

 

  1. Gusano (gros vers blanc) en Équateur
  2. Cuy (cochon-dinde) au Pérou
  3. Tête de poulet (ou patte, organes divers…) dans la soupe au Pérou
  4. Boudin argentin avec poils et chunk non identifié
  5. Soupe aux patates déshydratées de la Bolivie

Bucketlist

Mario, ami d'Ade était notre pilote d'avion
Mario, ami d’Ade était notre pilote d’avion

 

  1. Faire un tour d’avion au-dessus Moab, dans le lit du Colorado,  « entre amis »… RIP Mario Richard
  2. Mettre les pieds à Ushuaia, la « fin du monde » et passer dans le canal de Beagle en bateau
  3. Traverser son auto du Panama à la Colombie… et conduire de Montréal jusqu’au Brésil
  4. Se rendre au Machu Picchu après 5 jours de marche en passant par Salkantay
  5. Prendre un Caipirinha au Copacabana Palace à Rio

Immersion

Chicken bus au Guatemala
Chicken bus au Guatemala

 

  1. Écouter la série télé de Pablo Escobar (100 épisodes) en espagnol décrivant la vie du célèbre narcotrafiquant Colombien.
  2. Manger le menu du jour en n’ayant aucune idée de ce que ça sera.
  3. Prendre les « chicken bus », petits combis et bus avec tous les locaux
  4. Acheter le journal local, le lire et jaser d’actualité avec nos rencontres
  5. Écouter les matchs de soccer au dépanneur du coin

Couchers de soleils

San Juan del Sur, Nicaragua
San Juan del Sur, Nicaragua

 

  1. Mazatlan, Mexique
  2. Minca, Colombie
  3. Valparaiso, Chili
  4. San Juan del Sur, Nicaragua
  5. Tamarindo, Costa Rica

Et une correction au top 5 précédent… La plage du Decameron au Panama

Plage de Farallon au Panama
Plage de Farallon au Panama

 

Depuis notre départ…

On a quitté Montréal le 3 novembre 2013,

Ça fera bientôt huit mois que nous sommes sur la route,

On a roulé plus de 23 000km avec notre bolide,

On a douze nouvelles estampes de pays dans notre passeport,

Visser les pentures
Fabrication du Suzucamp

 

Surprise

Il est possible de voyager sans se faire voler,

C’est en Colombie que l’on retrouve les forces de l’ordre les plus aimables!!

On a eu la chance (et aura) de voir de la famille et des amis régulièrement,

Delicate Arch
Adeline à Delicate Arch

 

Pierre et Claire au Double Arch
Pierre et Claire au Double Arch

 

La grande vie!
La grande vie!

 

Gratte-ciels de Panama city
Gratte-ciels de Panama city

 

On a eu la chance de faire une croisière,

On a même contourné la pointe sud de l’Amérique,

Au moins il y en avait un qui faisait la vedette
Au moins il y en avait un qui faisait la vedette

Il est possible d’écouter la radio de Montréal (et le hockey) à partir de n’importe où,

 

Bouffe

Le café Colombien est vraiment exceptionnel,

Le blé d’inde est utilisé partout, partout, partout,

La patate est aussi utilisée tout partout,

Une soupe vient toujours avec une pièce de l’animal qui a servi de base,

Les œufs ne sont jamais au frigo,

Le poulet, sous toutes ses formes, est disponible partout, partout, partout,

Les jus de fruits sur la rue sont toujours très bons,

Les kiosques de nourriture de rue rendent plus heureux que malade,

Papas...un peu gras mais tellement bon!
Papas…un peu gras mais tellement bon!

 

Un épi de maïs mauve est toujours surprenant à voir,

La bière est universelle,

Mc Do offre le café et la crème glacée les plus abordables,

La canne à sucre occupe encore une grande part de l’agriculture et le l’alimentation,

 

La route

La Chevette et La VW Beetle roulent encore sur les routes,

Il faut payer son passage sur toutes les autoroutes,

C’est au Mexique que le voyage en auto coûte le plus cher,

Et en Équateur que ça coûte le moins cher,

Une copie couleur de votre passeport fait le travail dans beaucoup de situations,

Les mécaniciens automobiles sont aussi fiables que les nôtres,

Una nueva rotula en Loja, Ecuador!
Una nueva rotula en Loja, Ecuador!

 

 

Argent

La devise américaine est encore et toujours très utile à avoir en sa possession,

Les billets costariciens ornés d’animaux sont les plus beaux,

On trouve toujours un guichet automatique pour renflouer nos poches,

 

Les fameux pesos argentins
Les fameux pesos argentins

 

Culture

Le soccer est sans contredit le sport le plus populaire,

Lionel Messi est la figure sportive la plus utilisée dans le monde médiatique,

Le piéton n’a jamais priorité sur la rue,

Les gaines de corps sont encore très populaires,

Un bébé est très confortable attaché dans le dos de sa mère à l’aide d’une pièce de tissu,

Les femmes sont en ville... pour aller au guichet
Les femmes sont en ville… pour aller au guichet

 

Beaucoup de femmes travaillent au champ avec un bébé sur le dos,

Les chapeaux servent uniquement à se protéger du soleil et non d’artifice mode,

La langue espagnole est facile à comprendre,

Les sous-titres en espagnol sont très utiles pour apprendre la langue,

Muchas gracias ouvre facilement une foule de portes,

La corruption existe dans tous les pays,

 

Question existentielle

Doit-on encourager les enfants qui vendent un cirage de chaussures sur la rue?

 

Trucs du voyageur

Un kit à café soluble est fort réconfortant au lever,

L’internet est un outil incroyablement utile et Mc Do offre souvent une bonne connexion Wi-Fi,

Ne partez pas sans une corde à linge dans votre valise,

Notre Suzucamp "dans la chambre"
Notre Suzucamp « dans la chambre »

 

Un bâton de marche est très efficace pour éloigner les malfaiteurs,

 

Aussi

Les cordonniers sont pour la plupart très fiables,

Les réparateurs de montres aussi,

Et les exemples de débrouillardise du peuple sont quotidiens.

Sacs à dos ingénieux
Sacs à dos ingénieux

 

 

Hasta luego!

Donnez-moi de l’oxygène!

La route de Medellin vers Popayan est toute une aventure. On roule sur la Panamerican. Une voie sans accotement… rien à voir avec notre perception d’une grande route qui traverse les Amériques! Il faut littéralement s’extirper avec patience de profondes vallées en parcourant d’innombrables virages en épingle. On doit suivre le trafic qui est constitué majoritairement de camions lourds pour atteindre lentement le sommet de la chaîne des Andes de l’ouest pour ensuite redescendre dans une autre vallée… Spectaculaire!

Popayan

C’est la ville blanche de Colombie. En effet, tous les bâtiments sont finis à la chaux blanche. Le coup d’œil est impressionnant et fort agréable. Le centre, à l’image de plusieurs zocalo, y est très animé et garni d’arbres pour l’ombrager de belle façon. C’est avec grand plaisir que nous y découvrons les menus du jour dans les nombreux petits restaurants de la ville. On commence avec un sancocho de gallina (soupe au poulet), suivi d’un papipollo (frites et poulet grillé) ou d’un octavo (huitième de poulet) accompagné de riz et salade, un jus de fruit frais et un jello pour terminer. Tout ça pour la modique somme de 2.50$!! Disons que ça nous laisse du lousse pour le gaz, les péages…

Après deux grandes villes, l’envie du grand air nous travaille alors on part à la conquête du volcan Puracé. Il faut quelques heures de route dans les montagnes pour atteindre la base qui se trouve à 3250 mètre. Le sommet quant à lui se trouve à 4750 mètres!!

Parc national volcan Puracé

En route, puisque les indications sont plutôt sommaires, nous arrêtons au Cabildo (hôtel de ville) de Purac. Un groupe d’hommes indigènes nous demande d’acheter un permis de passage à la communauté. De plus, ils nous suggèrent fortement de se prendre un guide pour l’ascension. Nous ne voulons pas d’ennuis alors nous engageons Nixon!

On nous informe qu’il est possible de camper dans une vieille mine désaffectée. Rendus sur les lieux, on se croit dans un film d’horreur et on décide donc de rebrousser chemin. On trouve finalement l’entrée OFFICIELLE du parc. On enclenche le 4X4 et au bout d’un chemin boueux qui nous brise l’exosto (tuyau d’échappement), on rejoint finalement la base du volcan. Le chef du parc nous accueille et nous annonce que notre permis ne vaut rien et qu’on devra payer un accès au parc national Puracé. Bref, on distribue notre fortune à la communauté!

C’est avec joie qu’on apprend qu’une cuisinière peut nous servir à souper… rien de moins que de la trucha (truite). C’est mieux que les biscuits soda et les sardines qu’on a prévu manger. On nous offre aussi une tasse d’agua panela!!! C’est de l’eau chaude avec du sucre de canne. C’est le breuvage parfait pour faire face au climat frisquet de la montagne.

On couche dans le SuzuCamp, heureux de ne pas être en tente. On a la chance de faire fonctionner le chauffage de la voiture une quinzaine de minutes avant de s’endormir pour enrayer l’humidité! Après une nuit froide, près du point de congélation, on se lève à 6h dans notre voiture très embuée.

On amorce l’ascension à 7h pour s’assurer d’en revenir avant la noirceur et l’orage quotidien de fin de journée. On marche à travers des pâturages de vaches laitières. Du lait à 4000m d’altitude! On traverse le paramo, un écosystème qui accumule de l’eau et la laisse s’écouler vers les vallées environnantes. On marche au son de l’eau qui descend!! C’est embrumé et boueux mais le panorama est vraiment superbe. Des sommets, des vallées, des nuages qui se pointent aussi rapidement qu’ils disparaissent, des lagunes qui remplissent le fond des vallées…

On est à bout de souffle et on avance très lentement. À partir de 4000 mètres, on a l’impression qu’on va y rester. Le cœur nous bat à un rythme très élevé au point qu’on s’arrête avec un sentiment d’inquiétude accroché au visage. Rendu à 4250 mètres, on aperçoit la cime du volcan! Quelques fumeroles laissent échapper une fumée jaunâtre. C’est le soufre qui est à l’origine de la fameuse mine…

On dirait qu’on fait du sur place. Malgré le petit répit d’une quinzaine de minutes pour grignoter et boire, on avance encore plus lentement. Le paysage est alors constitué seulement de roches volcaniques. Aucune végétation, le vent est présent, c’est frais, on garde notre veste polaire malgré l’effort. On s’arrête à tous les vingt pas pour prendre une photo… C’est le truc du jour pour reprendre notre souffle! Nous atteignons finalement le sommet et le regalo del dia est le ciel bleu (peu fréquent selon notre guide) qui nous attend pour immortaliser le moment!! Cinq heures d’effort pour finalement connaître la rareté de l’air et nous ne sommes qu’à 4750 mètres!

Revenu à la base, on soupe à la trucha vers 17h en compagnie de Colombiens qui sont heureux d’accueillir des touristes du Canada. Ils sont surpris de notre maîtrise de la langue espagnole et de notre connaissance du pays. On nous confirme que la police et l’armée possèdent deux stations de radio. Ils diffusent de la musique et bonifient leur image auprès de la population. 19h, on dort déjà… exténués de notre ascension!

San Agustin

Lundi matin, on reprend la route pour se rendre à San Agustin. Village difficilement accessible(5h de route de ‘garnotte’) mais dont il aurait été dommage de passer à côté. En effet, on y retrouve les vestiges archéologiques d’indigènes qui ont habité la région il y a plus de 1500 ans. Des statues sculptées dans la pierre montrant de longues incisives?? Fascinant!

Notre top 5

  •  Séjourner dans un camping très bien entretenu et partager quelques aventures avec les étudiants en foresterie de l’Université de Narino à Pasto.
  • Visiter le superbe parc archéologique où les oiseaux, papillons et sentiers sont un bonus aux monuments fascinants et bien aménagés/conservés.
  • Rencontrer Humberto… un guide qui nous donne un bon coup de main pour trouver notre camping, acheter du bois pour se faire un feu, trouver un mécanicien… un bon jack comme on dirait chez nous.
  • Faire réparer la direction du SuzuCamp… Elle faisait un bruit depuis notre départ mais la pensée de se taper la trampolina de la muerte (route entre San Agustin et Pasto) avec une direction qui pourrait nous laisser tomber nous rend nerveux. Finalement, c’est une réparation Colombienne! Malgré que les roues avant soient droites, le volant est tourné d’un quart de tour vers la droite… La vision du tableau de bord est obstruée partiellement… petit détail…
  • On a pris la décision exécutive de faire un petit détour et prendre la route la plus achalandée et abondamment protégée par l’armée!! Au lieu d’emprunter la route de terre à une voie qui a également le privilège d’être la proie des ‘guérillas comun’. Ce ne sont pas les FARC… on n’a pas à craindre de se faire kidnapper. Ce sont plutôt des bandits armés jusqu’aux dents qui vous volent tout et vous laisse sur le bord de la route.

Pasto

Après une journée de dix heures en voiture, nous nous arrêtons pour dormir à Pasto dans un« auto-motel ». Ça fait longtemps qu’on veut en essayer un. On sait un peu dans quoi on s’embarque car on voit ce genre d’hôtel depuis le Panama. Habituellement, on trouve des noms du genre : tu y yo, mi corazon, el gran placer, El punto G, etc. Ce sont des motels qui sont visités habituellement durant le jour et pour quelques heures seulement!  Voici notre top 5

  •  Stationner la voiture dans le garage aménagé sous notre chambre! À l’abris des regards indiscrets!! Tellement pratique pour nous! En plus, ça permet de faire toute une corde à linge!
  • Ne pas avoir à montrer son passeport, pas besoin de s’identifier… ni vu, ni connu…service express! On entre dans le garage et la porte se referme aussitôt derrière nous! Hasta manana!
  • Avoir une grande douche (chaude!) pour deux personnes… parfaite pour faire le lavage! On a même une vue sur le lit et la télévision. Et vice versa, une vue de la douche à partir du lit!!!!! Grrrrrrrrrrrrrrrrrrrr…Miroir au plafond et lit TRÈS dur pour grande performance! Hi!Hi! Champagne et condoms dans le mini-bar
  • Vivre une expérience inusitée et se faire« guider » par un gentil gardien qui essait nous faire comprendre que de genre d’hôtel n’est pas exactement fait pour nous (normalement, maîtresse ou prostituée…d’où le but d’autant de d’intimité avec l’auto). Retourner à l’hotel après le souper (sans avoir fait le check-in) pour ne pas avoir à payer le double du prix de la chambre car on veut vraiment dormir toute la nuit. Pas seulement une sieste! Tarif : 30$ pour 8h et ensuite 3$/heure!
  •  Se faire embarrer dans la bâtisse… on n’a pas de clef et on doit appeler pour faire ouvrir la porte et quitter??!!

On se lève à 5h, un petit café et on part à 6h. On a été là seulement durant dix heures, 36$.

Ipiales

On prend alors la route pour Ipiales. C’est la dernière ville en Colombie avant de traverser en Équateur. Il ne nous reste qu’une journée pour sortir du pays car le visa du SuzuCamp se termine dans 24 heures!

On s’y arrête pour visiter le sanctuaire de Las Jalas. C’est vraiment un site à visiter. Le lieu est unique. Surtout que ce santuaire a été érigée au fond d’une vallée très profonde à même le roc. On y trouve aussi une centrale hydroélectrique car un rio y coule !

Une infinité de faveurs et de miracles y auraient été exhaussés suite à des pèlerinages comme en font foi les nombreuses plaques commémoratives qui ornent les rochers sur lesquels la cathédrale est bâtie!! Impressionnant!

 

 

 

Au pays de Pablo Escobar, Botero et Juan Valdez

En sortant de la Ciudad Perdida, on roule pendant 4h et on couche une nuit à Cartagene. On s’installe dans un stationnement public à côté du port de plaisance. Il fait très chaud et l’idée de laisser les fenêtres du camion rabaissées nous fait peur.  Debout vers 6h après une nuit qu’on ne pourrait pas qualifier de reposante, les colombiens qui travaillent à proximité, nous sourient en réalisant que nous avons dormi dans notre bolide.

Notre camping à Cartagène
Notre camping à Cartagène

La mer…

On fonce vers Tolu, une ville qui se trouve sur le bord de l’Atlantique. C’est une station vacances pour les Colombiens. On s’y déplace facilement à l’aide de taxi-vélo! Le centre est très animé et le malecon en bord de mer est en rénovation. C’est de là qu’on peut partir en lancha pour rejoindre un archipel dont une des îles possède la plus haute densité de population au monde. De plus, on peut y voir des coraux.

Le camping est situé à une extrémité du malecon. Les plages se succèdent et sont séparées par des jetés de pierres qui protègent le rivage de l’érosion. On y vend bien sûr beaucoup de ceviche.  Les vendeurs de toutes sortes passent au camping pour nous offrir leurs fruits, légumes et des langoustines fraîches du matin!! On se paye la traite aux fruits de mer… un délice!

 

La ville…

Après quelques jours de repos au son des vagues et de la musique caribéenne, on  reprend la route pour se rendre à Medellin. Ancien château fort du célèbre narcotrafiquant Pablo Escobar mais aussi du non moins célèbre artiste, Botero. On est maintenant dans les Andes de l’ouest. Nous allons d’ailleurs y circuler durant les deux prochains mois!!

Je te tiens, par la barbichette...
Je te tiens, par la barbichette…

Cette ville se situe dans d’une vallée longue d’environ soixante kilomètres. Les quartiers s’étirent du fond de celle-ci vers les sommets bordant l’est et l’ouest de cette grande ville. Il y a plus de trois millions de personnes ici… Beaucoup de trafic, des motos de petites cylindrées, beaucoup de bus, un metro de surface, le seul en Colombie, qui va du nord au sud le long du Rio Medellin!! La pollution est visible à l’œil.

Pablo Escobar par Botero
Pablo Escobar par Botero

Il est facile de s’y déplacer! Ils ont relié à ce metro un réseau de téléphériques et de bus qui mènent dans les hauteurs de Medellin. C’est le moyen qu’ils ont trouvé pour permettre un accès facile au centre pour les gens qui habitent les quartiers défavorisés.

La vue du haut de ce téléphérique sur la vallée est vraiment magnifique. Un de ces téléphériques donne accès à un grand parc situé aux sommets des montagnes. On peut y camper, pique-niquer… des sentiers ont été aménagés, une surveillance policière à cheval y est présente… On se retrouve alors dans un autre écosystème. Il y a beaucoup de pins, bref au sommet des montagnes, c’est pas mal plus frais!! On peut en redescendre par téléphérique ou par bus. Le bus est évidemment une attraction de par la route empruntée qui est en lacet et vraiment étroite… Ben le fun!!!

 

Vue de Medellin
Vue de Medellin

À ne pas manquer à Medellin, c’est le musée d’Antiquoia qui abrite plus d’une centaine d’œuvres de Botero. On peut y voir des sculptures, des peintures et même quelques tableaux montrant Pablo Escobar criblé de balles!

Le café…

Un arriero...transporteur de café
Un arriero…transporteur de café

 

Après quelques jours en ville, on reprend la route pour se rendre dans la région du café. Vous savez, le café de Juan Valdez, et bien c’est ici qu’on en produit le plus en Colombie. On s’arrête alors à Salento qui est un fort joli village. En effet, toutes les portes et fenêtres des résidences sont peintes à l’aide de couleurs vives.

On s’installe dans une petite auberge qui possède sa finca de café. On a alors la chance d’effectuer une visite guidée de cette ferme en ‘espagnol’!! Le gérant nous explique comment sa plantation est bio. Qu’il utilise un pesticide naturel qu’il fabrique lui-même à l’aide d’ail, de piment, de tabac, de mélasse, d’eau, de lait, sucre de canne et de la merde de vache!!!

À travers les plants de café, on retrouve des orangers, bananiers, plantains, pêchers, mûriers, eucalyptus… qui procurent un peu d’ombre aux caféiers. Bref, il est à réorganiser la terre à flanc de montagne en seize parcelles pour en laisser reposer quelques-unes à tous les ans. Vraiment intéressant!

Le clou de la visite est de faire griller les grains de café dans un chaudron sur un poêle au gaz. Ensuite, on moût les grains avant de les percoler à l’eau chaude pour en recueillir un café d’une saveur inégalable!!! Cette tasse de café plus pure que pure nous a empêchés de dormir mais ce fut un faible prix à payer!!!!!

Les paysages du café tout en montagnes et vallées se trouve entre 1000m et 2000m d’altitude. Température parfaite pour profiter des journées chaudes mais on doit tout de même porter un pyjama car les nuits sont fraîches et humide…

Voici donc un exemple parfait de ce qu’on aime particulièrement de la Colombie. En une semaine, on passe de la Sierra Nevada à la mer, à une ville vibrante,  au café en passant par une autre chaîne de montagnes, les Andes… Vive la diversité!!!

Vue de la vallée
Vue de la vallée

En terminant, il ne nous reste que 900km à faire avant d’atteindre la frontière de l’Équateur!! Sachant qu’on roule à environ 50 km, il nous faudra près de 20 heures de route pour sortir de la Colombie. On devra dépasser au bas mot, 250 camions de marchandises, soit un au 5 minutes. On roulera en cinquième vitesse qu’environ 10% du temps… de bien beaux problèmes!!!!!

Marcher 43 km dans jungle colombienne

Après avoir fait un saut de plus d’un mois en Argentine et au Chili, nous avons repris la route en Colombie. Nous nous sommes rendus à la Ciudad Perdida (Cité Perdue) dans le nord-est du pays au cœur de la chaîne de montagnes appelée, Sierra Nevada!!!

Nous avons alors entrepris un trek de cinq jours dans la jungle qui mène à cette cité perdue. La découverte de celle-ci date de 1972. Les indiens Tairona y vivaient il y a plus de 1200 ans. Aujourd’hui ce sont des indiens Arhuaco et Koguis qui occupent ce territoire.

Les Marianna!
Les Marianna!

 

Notre groupe est dirigé par deux guides Colombiens, Wilson et Melky. Deux Allemandes ainsi qu’un gars et une fille d’Australie nous accompagnent.

Notre périple dans la jungle est des plus plaisant. Pas de moustiques?! On nous a tellement fait peur. On se baigne dans la rivière Buritaca au quotidien, les trois campements sont très bien organisés, bref, c’est une entreprise qui est bien rodée que celle de la marche vers la Ciudad Perdida.

Baignade quotidienne
Baignade quotidienne

La cuisine se fait sur feu de bois dans ces campements. On a même eu droit à un chaudron de popcorn par un après-midi de repos!! Un seul campement possède l’électricité, grâce à une dynamo qui se situe 80 mètres plus bas que la prise d’eau qui elle se trouve au sommet de la falaise voisine. Évidemment, la noirceur qui se pointe vers 19h fait qu’on se couche très tôt et lorsqu’on on se lève vers 6h le café est déjà prêt!!!!

Popcorn sur feu de bois!
Popcorn sur feu de bois!

Le sentier nous oblige à traverser ‘les pieds dans l’eau’ une rivière à plusieurs reprises. Il y a d’ailleurs une traversée qui se fait maintenant sur un pont nouvellement installé car une noyade s’est produite l’année dernière. Un groupe voulant accélérer leur trajet a décidé de traverser à pied au lieu d’utiliser le chariot attaché à un câble au-dessus de la rivière… un français du groupe fut emporté par le courant.

L'une de douzaines de traversées du rio
L’une de douzaines de traversées du rio
Pont qui augmente la sécurité des marcheurs
Pont qui augmente la sécurité des marcheurs

 

Au passage, on a droit à quelques explications sur la culture de la coca qui est maintenant « terminée » depuis plus de vingt ans dans cette région de la Sierra Nevada. D’ailleurs, des militaires gardent encore l’accès au sentier ainsi que le site archéologique.

La flore est vraiment dense et verte à souhait. Le milieu plutôt humide est fort propice pour donner vie à toutes sortes de plantes et d’arbres mais très peu de fleur, sauf des oiseaux du paradis!! Des bananes, beaucoup d’oiseaux, des papillons, des poissons dans la rivière qui nous chatouillent en nous mordillant!! Et pas mal de sueur pour nous!

Les paysans y élèvent du bétail et par le fait même pratiquent des coupes d’arbres massives en flanc de montagnes pour laisser paître leurs animaux. À première vue, c’est un peu désolant. En y réfléchissant, ce sont des troupeaux de 20-25 têtes qui ne fournissent en lait et fromage que les quelques habitants de la région. Rien comme les exploitations nord-américaines…

Un autre facteur à considérer est le fait que le milieu chaud et humide ambiant est très propice à faire pousser n’importe quoi et ce très rapidement. Alors, le jour qu’on décide d’arrêter l’élevage, la forêt reprendra ses droits à la vitesse de l’éclair.

On a aussi rencontré les indiens du coin, des Koguis. Plutôt malheureux. Ils portent une toge blanche coupée aux genoux. Les femmes et les jeunes filles sont nu pied, les hommes et les garçons portent des bottes de caoutchouc. Les femmes sont à la hutte et les hommes transportent des sacs à dos plein de marchandises pour les campements longeant le sentier vers la Ciudad Perdida. Ils vivent de bananes ou plantains, de poulet et cochons… et des cuisines des campements.

Cheese!
Cheese!

En effet, au moment des repas, se pointent toujours quelques indiens qui mangent les restants des touristes qui font le trek. Pourtant, ils tissent encore des sacs mais ils n’en vendent pas? Paraît-il qu’ils reçoivent 5% des recettes des cinq entreprises de trek qui ont le droit de passer sur leurs terres. On a quand même pu faire quelques photos d’eux et on leur en a fait imprimer des copies.

Le site de la Ciudad Perdita est composé de plus de cent cinquante terrasses rondes qui sont reliées par des escaliers de roches plates. L’accès à ces plateaux passe par une ascension de 1200 escaliers! Goutte de sueur au bout du nez assuré pour environ une heure!!

Petite pause lors de la montée de 1200 marches
Petite pause lors de la montée de 1200 marches

Ces terrasses sont plutôt des promontoires de pierres qui ont l’allure d’une scène qu’on peut admirer de bas en haut. À l’époque, des huttes étaient posées sur ces terrasses.

Terrasses de la Cité Perdue
Terrasses de la Cité Perdue

Évidemment, les écrits relatant l’époque des Tayronas sont plutôt rares. On a pu y voir une grosse pierre gravée qui, selon les archéologues, serait une carte géographique de la région en 800 après JC.

Chose certaine, ils ont déplacé des milliers sinon des millions de pierres pour construire cette cité. Évidemment, ce travail fut fait en montagnes. Les efforts pour y arriver ont dû être colossaux. Par exemple, nous n’avions qu’à marcher avec notre petit sac à dos quelques heures par jour et on était exténué en arrivant au campement, imaginez eux.

Cité perdue
Cité perdue

Anecdote; les hommes indiens et seulement les hommes indiens ont le droit d’utiliser le Poporo. Le poporo est une calebasse contenant de la chaux servant à mastiquer de la feuille de coca. Les guides nous ont expliqué que la consommation à petite dose leur permet de transporter plus facilement les sacs de marchandises!? Genre que ça améliore la performance… bref, les hommes ont toujours l’air un peu ailleurs!!!! Ils ont toujours à la main leur foutu contenant et la joue un peu gonflée de feuilles de coca. Ces indiens ont le droit d’avoir un arbre à feuilles de coca par famille.

Cette marche d’un peu moins de 50km dans la jungle colombienne nous a permis de comprendre comment la vie en montagnes peut être difficile. On ne peut rien faire avant d’avoir marché quelques heures. Heureusement que le sentier est plutôt unique. C’est-à-dire qu’il n’y a qu’un seul sentier… Les chances de s’y perdre sont minces.

En terminant, un de nos deux guides, Melky, a eu l’opportunité de cueillir des feuilles de coca pendant plusieurs années pour les narcotrafiquants. Il fut cueilleur et coupeur de mauvaises herbes. Il a avoué que la rétribution pour ce travail était très intéressante. Depuis l’éradication de cette culture, il traie des vaches, cueille des fruits et des légumes ‘légaux’, guide des groupes et s’occupe de ses cinq enfants!!!!

Arbre à coca
Arbre à coca

Viva Colombia!

PS : J’ai malheureusement ramené quatre tiques de cette jungle. Elles ont sucé mon sang et j’en ai eu pour trois semaines à me débarrasser des petites ecchymoses sur mon corps. Mieux que d’être croqué par un tigre mais ça pique en s’il-vous-plaît…

Tiques...cadeau de la jungle!
Tiques…cadeau de la jungle!

Première classe et Valparaiso

Merci à Priceline et Lan! Oui! Nous faisons plusieurs démarches pour dénicher des billets à prix normaux. Nous considérons même aller à Miami pour prendre le long vol pour l’Argentine ou le Chili. Nous visitons les bureaux d’Avianca, la compagnie aérienne principale de la Colombie. Nous visitons une agence de voyage… rien à faire, on parle de 1300$ pp pour se rendre au sud.

Suite à la lecture d’un article dans le Fortune (on est les seuls à lire ça à l’auberge de jeunesse), on découvre que Booking est acheté par Priceline. Ça nous donne l’idée d’essayer leur site et le fameux « name your own price ». Le concept, c’est de dire combien on veut payer et ils vont voir si une compagnie est intéressée. Il parait que ce concept fonctionne moins bien qu’à l’origine de sa mise en place. Les prix sont plus transparents…on essaye! Via leur site, on déniche des billets en partance de Santa Marta pour se rendre à Santiago pour 1000$. Ça nous arrange parce que ce qu’on avait trouvé à 1300$ partait de Bogota. Mine de rien, Bogota est à 20h de bus de Santa Marta!!

Lors de la réservation des sièges sur internet, on nous offre un choix limité car on est à 5 jours du départ. On nous attribue pour nos 3 segments de vol des sièges numérotés entre 1 et 10?! On trouve ça étrange car généralement on se retrouve dans la queue de l’avion mais on n’en fait pas de cas. On n’est pas encore certains quand on nous donne à Bogota une carte pour le salon exécutif et qu’on met une étiquette « priority » sur notre baggage.

La nuit à Bogota est pénible. Notre vol de Santa Marta part à 22h, nous arrivons à 23h. Nous passons la nuit sur les bancs de l’aéroport mais avant d’avoir pu faire l’enregistrement de nos bagages. Nous sommes dans la partie « générale ». A Bogota, il fait fret! C’est à 3000m d’altitude et en plus, ils sont à construire le nouveau terminal de l’aéroport. On est protégés par un toit et 3 murs! Un peu gênés, on sort finalement les sleeping-bags et avec nos amis les policiers pas trop loin, on réussit à dormir quelques heures.

Nous sommes « recompensés » par notre visite au salon exécutif puis par nos places en première classe sur le vol Bogota-Lima…mais aussi Lima-Santiago. Non seulement on a droit au champagne, revues et journaux, couverts en porcelaine, ustensiles métalliques, films sur demande, écouteurs Bose, l’espace et le calme de notre section…

Le summum ce sont les sièges qui se convertissent en lit! Ah… qui viennent avec la douillette en plume. Dire qu’hier, on a pris une douche à l’eau froide et qu’on a dormi sur un banc d’aéroport!

P'tit verre de champagne!
P’tit verre de champagne!

Nous passons une nuit à Santiago et nous nous dirigeons à Valparaiso d’où notre croisière partira.

Top 5 Valparaiso

  • Ville bâtie sur 41 collines avec des maisons recouvertes de tôle ondulée peinte de toutes les couleurs avec de l’art/graffitis sur plusieurs d’entre-elles
  • Les ascenseurs qui datent du début du 20e siècle qui aident les piétons à monter une portion de la colline qui recouvre la ville.
  • La proximité et la facilité d’accès à Vina del Mar… belle plage, vagues imposantes, ambiance de vacances avec des condos à profusion.
  • Les côtes et les escaliers qui aident à la remise en forme
  • Le trolley bus qui fait paisiblement faire le tour de la ville

Le SuzuCamp en Amérique du Sud

Le Shippen Island part 8 jours en retard du Panama. Ironiquement, sa date d’arrivée concorde exactement avec le début du Carnaval! Il nous est alors impossible de prendre possession de notre bolide avant la fin des festivités, soit avec 12 jours de retard!

Planification

Heureusement pour nous, la ville de Cartagena est un paradis pour le touriste. Et en plus, cet arrêt nous permet de repenser notre itinéraire. En effet, sachant que l’été austral tire à sa fin et que la route pour atteindre l’Argentine et le Chili est très longue, nous décidons de se lancer dans l’exploration du sud du sud au plus vite.

On se déniche un vol vers Santiago au Chili, une croisière partant de Valparaiso, qui passe par Ushuaia-Tierra Del Fuego pour aboutir à Buenos Aires. La croisière nous permet de voir le grand sud (Puerto Montt, Punta Arenas, le détroit de Magellan, le Cap Horn, le canal de Darwin (Beagle) sans avoir à se taper 8000 km de route, avouons-le, plutôt ennuyante. Notre boucle est complétée par du camping et du bus pour traverser l’Argentine d’est en ouest et retourner au Chili en traversant les Andes.

On sécurise également un endroit pour laisser le SuzuCamp. Il couchera en sécurité dans la campagne de Minca en montagne près de Santa Marta en Colombie. Un Allemand y possède une auberge et il nous offre l’hospitalité moyennant une petite rétribution… Yahoo!

On s’achète aussi une tente et on prépare un sac à dos plus approprié pour voyager à pied!! C’est d’ailleurs très facile de préparer un sac à dos pour ce type de voyage. On remplit son sac, on le remet ensuite à son conjoint qui lui coupera son contenu de moitié. Ensuite, s’installe une négociation pour ajouter un ou deux pots de crème de jour et une paire de jeans… et le tour est joué!!

La beauté (!) de toute cette planification est que nous ne pouvons rien réserver avant de reprendre possession de notre bolide. La date de prise de possession change au quotidien pour toutes sortes de raisons. Alors, on vérifie à tous les jours si nos vols et la croisière sont toujours disponibles. Évidemment, on peut toujours se rabattre sur l’option de continuer lentement notre route à travers la Colombie pour atteindre l’Équateur, le Pérou… mais disons que nous aimons bien notre nouvelle escapade vers le sud du sud. En plus, elle nous permet de revoir Louise et Bernard qui sont déjà à explorer l’Argentine.

La récupération

Après cinq jours d’attente, on revoit avec plaisir Julie et Jean-Baptiste dont la voiture partage notre conteneur. Ils ont eu droit à une cabine sur un voilier pour la traversée du Panama vers la Colombie. L’Atlantique a été dur avec eux et c’est avec le cœur plutôt fragile qu’ils se sont pointés à l’auberge où nous sommes à Cartagena de India.

Papas...un peu gras mais tellement bon!
Papas…un peu gras mais tellement bon!

Lorsqu’on peut finalement amorcer nos démarches de récupération, on doit aller chez Seaboard, passer par les douanes et ensuite le port pour se faire dire que nous devons attendre au lendemain pour revoir le SuzuCamp?? Une inspection doit se faire et ce sera demain. Ah bon! Par contre, il faut tout de même payer les frais d’entreposage dans le port que les délais supplémentaires occasionnent. EN TOUT CAS…

Le lendemain, même manège : taxi à quatre, chauffeur pas trop sûr du chemin, attente interminable au port. L’inspectrice de la douane se pointe finalement. On enfile nos casques de construction et on part pour ouvrir le conteneur. Nous sommes quatre couples à attendre nos véhicules…

Une fois l’inspection terminée, nous ne pouvons pas simplement reprendre nos autos. Il faut aller aux douanes (à 5km), attendre son tour, faire estamper quelques formulaires pour finalement se faire expliquer que l’on doit retourner au port pour reprendre nos bolides!!!

Retour au port, l’heure du lunch approche. Ce sont deux heures de lunch qu’ils ont ces Colombiens. À quatre couples, on réussit à forcer la main aux employés pour qu’ils nous laissent au moins aller jusqu’aux véhicules. Le grand chef doit signer pour autoriser notre sortie et il est parti manger!

Chose certaine, le nombre d’étapes à compléter et les nombreuses estampes à obtenir font que la probabilité qu’un intrus s’approprie notre bolide est quasiment nulle.

En sortant du port, direction Suramericana pour acheter de l’assurance automobile. On est là les premiers. Pourtant, on est sorti du port les derniers? Jacques Villeneuve, sort de ce corps… A moins que ce soit un signe qu’il faille s’inscrire à la course autour du Monde???

La réservation

Retour à l’auberge pour reprendre nos bagages et utiliser le réseau internet pour réserver la croisière, les vols et dépenser une couple de milles de plus!! On devra se serrer la ceinture rendu en Argentine… Mais là, l’heure des vacances a sonné!!!! On avait dépensé combien la semaine dernière!? La moyenne de 100$/jour a définitivement pris le bord.

L’entreposage

On repart aussitôt en direction de Minca pour aller stationner notre bolide. Une couple d’heures plus tard on se retrouve à circuler à travers les dernières célébrations carnavalesques car le mercredi des cendres sonne la fin des célébrations.

On trouve finalement notre camping, le ‘Sans-Souci’ qui se trouve en montagne sur un chemin de terre plutôt accidenté. Évidemment, il fait nuit et on avance lentement sur cette route. On a bien sûr trouvé le moyen de manquer l’entrée à notre premier passage…

Ce fut notre meilleure nuit depuis notre départ le 3 novembre dernier dans le SuzuCamp!!!

 

A la orden!!!

Cartagena de India et notre arrivée en Colombie, pays où le seul risque qu’on court, c’est de vouloir y rester!!

Notre arrivée par avion en Colombie est marquée par une longue attente aux douanes malgré la quasi non-existence de contrôle?! La lenteur du processus provient de leur gestion plutôt créative des files. On est malheureusement dans la file qui n’a pas d’handicap, pas d’enfant, pas assez de cheveux gris et une citoyenneté non prioritaire. Chaque avion qui arrive remplit une file prioritaire et nous on fait du « sur-place ». Après une heure et demie d’attente, on étampe notre passeport et « suivant »!! On comprend un peu plus pourquoi les autorités de plusieurs pays s’inquiètent de la facilité avec laquelle on peut entrer en Colombie.

En sortant de l’aérogare, on prend le bus local à 75 cennes qui nous dépose à deux pas des fortifications. Le prix du trajet de bus est indiqué dans la fenêtre de côté. En débarquant du bus, au pied de la statue de La Catalina, on s’offre un excellent jus d’orange frais pressé!!

La vieille ville de Cartagena de India nous attend! C’est vraiment une perle à visiter! Calèches, fortifications, bâtiments historiques en très bon état, mangue et ceviche prêts à manger sur la rue… Tout ça sur un air de salsa… Franchement plaisant!!

On déambule dans les rues de jour comme de soir, le tout de façon très sécuritaire. Les Colombiens sont très conscients de la réputation du pays. Ils font vraiment tout ce qu’il faut pour rassurer les touristes. D’ailleurs, le slogan du ministère du tourisme colombien est le suivant; Le seul risque que vous prenez en visitant la Colombie, est de vouloir y rester!

On trouve aussi à Cartagena un magnifique fort, le San Felipe de Barajas. Il ne fut d’ailleurs jamais détruit car trop bien pensé et facile à défendre. Il faut dire que les moustiques ont joué un rôle important dans la défense de la ville. Les envahisseurs devait attendre au pied du fort pour préparer leur attaque. Pendant ce temps, les moustiques des marécages environnants décimaient rapidement les troupes ennemies en propageant la fièvre jaune (fiou nous sommes vaccinés!). Bref, une visite qui vaut le détour. On a dû revenir le lendemain pour terminer notre visite tellement l’audio guide était intéressant!

La plage est à deux pas. Le vent est toutefois très insistant. Après une couple d’heures de plage, on se sent comme un petit biscuit sablé!! Ne cherchez plus pourquoi les Colombiennes et Colombiens conservent leur silouhette à faire tourner les têtes! Nous avons découverts deux de leurs secrets. Le premier… la gaine! On peut difficilement s’immaginer que quelqu’un puisse porter ça par de telles chaleurs. Ils font vivre l’expression « souffrir pour être beaux! ». Le deuxième truc (non documenté!) c’est la chirurgie plastique…pas seulement les seins mais beaucoup de fesses!

On profite de la proximité de Barranquilla pour aller se tremper dans leur célèbre Carnaval. Cet événement, le 200ième, est d’ailleurs inscrit au patrimoine de l’Unesco tout comme la ville de Cartagena de India! Des gens de partout viennent participer à ces célébrations qui durent près d’une semaine.

On paye la traite au touriste avec l'espuma!
On paye la traite au touriste avec l’espuma!

On assiste alors à plusieurs défilés au rythme de la musique salsa qui joue à tue-tête. Les festivaliers se déguisent, s’aspergent de crème à raser, de poudre de talc et d’eau… Ben le fun! Même les autos y passent!

On peut d’ailleurs fraterniser très facilement avec les résidents de Barranquilla car plusieurs ouvrent les portes de leur maison. Ils y font jouer de la salsa, vendent de la bière, vendent l’utilisation de leur toilette. On peut y grignoter des papas ou simplement prendre un peu de répit… Ambiance des plus agréable!

Martin avec la reine du carnaval!
Martin avec la reine du carnaval!

Nous croisons beaucoup de touristes dans le nord de la Colombie. Des gens de partout, qui n‘ont pas peur de la Colombie qui nous effraie tant. On rencontre plusieurs filles, des américaines, des allemandes et des québécoises qui voyagent seules dans ce beau pays. Nous partageons quelques moments avec Marika qui voyage seule. C’est une québécoise qui est déjà dans la ville depuis quelques jours. Elle nous fait connaître les « bons spots » et on jase avec facilité. Nous qui nous pensons capable d’en prendre… Il y a définitivement moins ‘pea soup’ que nous!!

Les Colombiens sont fort accueillants. D’ailleurs, tous les commerçants, et ce sans exception, nous invitent avec la formule suivante : A la orden!! A la orden!! Ce qui veut dire; À votre service, à votre service… Difficile de ne pas tomber sous le charme!

Viva Columbia!!