La haute et la chic de la Bolivie!

On visite Potosi, la ville la plus élevé au monde à plus de 4000 mètres d’altitude. C’est une ville minière au panorama spectaculaire sur la liste de l’Unesco. Les montagnes et les vallées environnantes passent du rouge à l’ocre, du vert au gris, du mauve au rose… bref, l’arc-en-ciel de couleurs est frappant! La ville est prospère, l’héritage des Jésuites est en bon état et on peut y déambuler de façon très sécuritaire.

En soirée, dans le confort de notre chambre légèrement chauffée, nous révisions notre itinéraire des prochaines semaines en direction de l’Argentine. On découvre que le Paraguay exige un visa pour traverser leur pays. Quoi?! Paraît-il qu’il y a un consulat à Sucre. Super, on passe justement par Sucre alors on pourra s’y faire apposer un beau visa dans notre passeport. Combien?! 150$ US… Tout ça pour une semaine ou deux! Grrr…On fonce vers Sucre dès le lendemain matin pour régler ça. On s’y pointe juste avant midi. Surprise, il n’y a plus d’autorité Paraguayenne à Sucre!!?? Grrrrrrrrrrrrr…

Sucre est la ville chic de Bolivie. On y retrouve tous les services nécessaires pour passer un bon moment! D’ailleurs, il s’y trouve plusieurs organismes d’aide international comme Oxfam-Québec. On peut fréquenter des bars et des restos « d’expats » qui sont chauffés!!!!! Bref, c’est la grande vie!! Ben réconfortant pour deux voyageurs qui approchent leur neuvième mois sur la route!! Comme la vie fait bien les choses, on rencontre alors Charles et Émilie, deux Québécois qui travaillent à titre de coopérant à Sucre. C’est Charles qui nous repère à notre entrée dans la ville. Il nous regarde omnibullé en voyant la plaque du Québec. On voit à travers ses yeux l’exploit de nos nombreuses frontières. Oui oui, on a roulé de Montréal!

La ville est superbe, les bâtiments du centre sont tous blancs, son centre est fleuri et garni de palmiers, il fait un peu plus chaud… Nos sympathiques amis québécois nous invitent chez eux pour un steak sur le charcoal, une portion de légumes (il faut comprendre qu’après des mois de régime aux patates, ça fait tellement de bien) et un bon vin Bolivien!!!

Avec le grillardin
Avec le grillardin

La décision est prise, on ne passe pas par le Paraguay mais plutôt par le nord de l’Argentine. Ça nous donnera l’opportunité de passer par la très prisée Tarija au sud de la Bolivie. Ça nous permet de découvrir le vignoble Bolivien. Tarija est une région désertique mis à part les vignes qui y sont cultivées. On a plus l’impression d’être en Argentine qu’en Bolivie. Là c’est vrai… on approche le sud de l’Amérique du sud avec notre Suzucamp.

Mon pays c’est l’altitude… bienvenidos en Bolivia

La police cherche son propina, nous sommes donc heureux de sortir du Pérou. Lors d’un de nos arrêt de contrôle, l’un d’eux va même jusqu’à prétendre qu’on a falsifié notre papier d’assurance et que nous ne sommes plus assurés. On s’obstine dur comme fer! Une fois reparti (sans amende ni pot-de-vin) nous amorcerons les enquêtes car il a réussi à mettre le doute dans nos têtes sur la validité de notre assurance. Après détour par le poste de police de Puno, on conclut que nous nous sommes fait avoir à l’achat. Le vendeur nous a remplis l’information sur un formulaire périmé et mis la moitié de la prime dans sa poche. Nous n’avons été assurés que le premier mois sur deux.

Notre assurance... de 2012 mais payée pour 2013
Notre assurance… de 2012 mais payée pour 2013
Sceau et signature pour confirmer que l'assurance est périmée!
Sceau et signature pour confirmer que l’assurance est périmée!

On n’ose plus conduire avec le bolide au Pérou car chaque arrêt policier se transforme en négociation. Nous nous obstinons à ne pas payer de pot de vin. On ose croire que la vertu a encore sa place.  Malheureusement, la conséquence, c’est que Ninon prendra le bus pour l’aéroport. Pas le service qu’on aurait aimé offrir à notre amie qui est venue nous voir au Pérou.

La Bolivie de Copacabana à Uyuni  en passant par La Paz c’est :

  • Être à bout de souffle en marchant
  • Vivre à une température constante : froide
  • Avoir constamment les mains et pieds gelés
  • Avoir la bouche sèche, les lèvres gercées et le nez brulé

La Bolivie à l’heure des repas c’est:

  • Être à bout de souffle en mangeant
  • Ne pas avoir faim
  • Adorer la soupe chaude
  • Toujours avoir soif
  • Ne pas avoir le goût d’une bière froide
  • Faire cuire c’est plus long… le riz est souvent « al dente »
  • Manger gras
  • Jus d’orange frais pressé sur le coin de la rue à 50 cennes

Les paysages de la Bolivie c’est:

  • Du ciel bleu
  • Des pics enneigés
  • Du soleil intense
  • Des paysages uniques
  • De la misère… Charles Aznavour avait raison. La misère est moins pénible au soleil mais surtout en basse altitude et au chaud.

 

Avec nos sympatiques vendeurs de fruitsloops boliviens
Avec nos sympatiques vendeurs de fruitsloops boliviens

Les hôtels de la Bolivie c’est:

  • Être à bout de souffle en dormant
  • N’avoir qu’un filet d’eau chaude à la douche
  • Se faire des bouillotes pour mettre sous les couvertes avant de dormir
  • Être habillé de la tête aux pieds
  • Ne pas avoir de chauffage à l’hôtel
  • Se coucher sous 6 couvertes de laines (!!!)… et avoir froid quand même
  • Dormir avec tuque, gants, bas…
  • Laisser couler le filet d’eau chaude de la douche 15 minutes pour créer un espace sauna
  • Étancher sa soif avec une tasse d’eau chaude
  • Utiliser nos sacs de couchage même à l’hôtel
  • Sortir de la chambre pour se rendre compte qu’il fait plus chaud à l’extérieur que dans l’hôtel
    La Paz!
    La Paz!

La Bolivie c’est aussi:

  • Se rendre à l’évidence qu’il est impossible de jogger
  • Marcher sur le trottoir du côté ensoleillé et idéalement à l’abri du vent
  • Partir longtemps à l’avance car on ne peut pas courir!!
  • Fermer les portes… l’expression « on chauffe le d’word » ne s’est pas rendue jusqu’ici. Ah c’est vrai, il n’y a pas de chauffage! Au moins sans courant d’air! Donnez-vous une chance!
  • L’équipe nationale de soccer Bolivienne gagne très souvent à La Paz (3700m) mais perd toujours à l’étranger…

    Laguna rosée
    Laguna rosée
Tout un spectacle vu du train
Tout un spectacle vu du train

A notre entrée en Bolivie, on cherche le gaz. On nous dit dans 5 km, puis on fait 5 km et on nous dit dans 5 km… on fait ça pendant près de 150 km jusqu’à une station d’essence. Une fois-là, ils nous annoncent qu’ils n’en n’ont plus. Grrgh!

« Et c’est où la prochaine station »

« 5 km »

20 km passent. L’armée nous arrête.

« C’est où la prochaine station »

« 5 km  dans la courbe ».

Maudite marde… on fait la file mais ils ne veulent pas nous en vendre! Le prix international est 2,5x le prix bolivien. On veut du gaz. On ne se rendra pas à La Paz sur les vapeurs. On va payer. Nous n’avions pas compris qu’ils se négociaient une vente sans facture. C’est une leçon qu’on aura apprise pour le reste de notre voyage en Bolivie. Pas de facture, le gaz coûte 7 bolivianos le litre (1,10$) mi-chemin entre 9,11 bolivianos, le prix international et 3,75 bolivianos prix local.

File à la station
File à la station

 

Notre passage à Copacabana est fascinant. Un peu à cause du lac et du charme de la ville mais surtout parce que nous avons droit à tout un show!  À bout de souffle, les pauvres gens grimpent au calvario. Au sommet, on y achète des miniatures pour les faire bénir par des sois disant représentants du « pouvoir occulte »! Ils font faire la bénédiction de voitures, camions, paquets d’argent Monopoly, maisonnettes et poupées.

Le dimanche, c’est en face de l’église que ça se passe… cette fois-ci, ce ne sont pas des miniatures mais bien les vraies voitures.  Elles sont décorées de fleurs, guirlandes, choux. Après la bénédiction du père avec de l’eau bénite dans tous les racoins de la voiture (et la remise d’un 10 bolivianos par le propriétaire), on lance des grains de riz, on brasse le champagne, on en verse sur l’auto et on fait exploser les pétards! Un peu plus et le Suzucamp y passait.

Le Salar d’Uyuni est notre deuxième fascination Bolivienne. On dirait un grand lac gelé. C’est l’impression que cette immense étendue de sel blanc nous donne. On a froid, ça ne fait qu’améliorer l’effet!

On se paye un grand luxe…une nuit dans un très bel hôtel de sel. Les murs sont en brique de sel! Les joints aussi! Ah, et le mobilier! Chaise, tables, lit… on y fait la rencontre de sympathiques voyageurs qui sont surpris de nous voir boire de la bière à cette altitude. Ils nous jasent ça entre deux respirations à même la bombonne d’oxygène dans le lobby. Bien que l’altitude nous fasse souffrir, notre mois passé en altitude nous a clairement permis de s’acclimater!!

Salar de Uyuni
Salar de Uyuni
Petite bière en altitude confortablement installé sur un fauteuil en sel
Petite bière en altitude confortablement installé sur un fauteuil en sel

La route des Incas, un Picchu et un Ticaca!!

Cusco, 17h. Après une longue journée de visite de la vallée sacrée, on reçoit un appel qui nous annonce qu’on part en trek ce soir et non plus demain matin!!?? Quoi?? Il y aura grève générale demain et les routes seront bloquées. L’agence avec qui nous ferons le trek Salkantay nous donne rendez-vous à 21h et non à 5h demain matin. On fait notre sac rapido-presto, on engouffre un octavo (1/8 de poulet) et une camionnette se pointe pour nous faire rencontrer le reste du groupe.

Akutchu chicos!! On entre dans une camionnette déjà bien pleine, on met les bagages sur le toit. Ça forme une belle pyramide. On espère que ça tiendra. Nous partons dans la nuit avec le guide, le cuisinier, le monteur de tente, quatre Suisses, deux Américains et nous trois!! 1h du matin, on arrive à notre très fraîche destination. Les tentes se montent sur un pré plutôt poivré de «boose» de vaches. C’est glissant ça!!

Salkantay
Salkantay

En se levant le lendemain matin, nous sommes agréablement surpris par la vue splendide qui nous est offerte. Le soleil nous permet de voir une très longue vallée et de nombreux sommets de montagnes. Ça agrémente le déjeuner de belle façon.  La nuit très froide nous a donné plus de peur que de mal.

Vivifiant!
Vivifiant!

S’amorce alors un trek de cinq jours/cinq nuits qui nous permet d’atteindre la passe du Salkantay à près de 4600m d’altitude. Avons-nous besoin d’ajouter que nous sommes à bout de souffle simplement en y songeant! L’insulte suprême pour les Ironman! Le cuisinier amorce la marche une bonne heure après nous. Il nous dépasse bien sûr et histoire d’en ajouter une couche, il a le temps de préparer le lunch avant notre arrivée à la pause du midi?? Pas facile…

Notre groupe dans la "Salkantay Pass"
Notre groupe dans la « Salkantay Pass »

C’est dans ce passage venteux et pluvieux que nous offrons à Pacha Mama (la terre) tout notre respect avec l’aide de notre guide Quechua. Le sommet enneigé du Salkantay à 6300m n’est heureusement pas au programme!!

à 4600m
à 4600m

Un trek en montagne offre vraiment de tout. Soleil intense, lèvres gercées, vent constant, pluie, bruine, boue, froid, paysages verts, ciel bleu, UN CONDOR, des chevaux porteurs… on doit adapter notre habillement à toutes les heures du jour. La nuit, on s’engouffre dans notre bolsa de dormir et on espère ne pas geler. Une belle aventure malgré tout!

T'es certaine que tu veux le r'avoir?
T’es certaine que tu veux le r’avoir?

 

La dernière journée du trek nous permet d’admirer le fameux site sacrée du Machu Picchu. Nous ne sommes pas déçus. Les Incas travaillaient la pierre de façon précise et parfaite. Une grande merveille du monde! On a la chance de gravir le sommet voisin du Wayna Picchu qui permet une vue en plongée sur le Machu Picchu. Spectaculaire!!

Fut prise qui croyait prendre!
Fut prise qui croyait prendre!

 

À quelques minutes du lever de soleil
À quelques minutes du lever de soleil

On revient sur Cusco, on embarque dans le SuzuCamp modifié pour trois passagers et on roule jusqu’à Puno. C’est là qu’on découvre le lac Titicaca et qu’on a le plaisir de passer une nuit sur l’île d’Amantani. Au passage on fait connaissance avec les habitants des îles flottantes et ceux de l’île de Taquile. Fascinant!!

Pour le fun!
Pour le fun!

 

Le mari brode le châle pour sa femme
Le mari brode le châle pour sa femme

C’est à l’aide de leur tuque, qu’ils ont tricoté eux-mêmes, que les hommes vivant sur l’île de Taquile dévoilent leur état civil!! La qualité du tricot est un critère de sélection important pour le futur beau-père qui lui offrira la main de sa fille. De plus, il portera une ceinture tissée, doublée des cheveux de sa future épouse. En terminant, ils auront deux enfants avant de convolés en juste noces!!

Tricots de Taquile
Tricots de Taquile
La pause
La pause

 

Hasta luego chicos y chicas!!

 

Akutchu = Allons-y en Quetchua

En route vers Cusco et la vallée sacrée

En revenant de l'école!
En revenant de l’école!

Entré illégalement aux USA, le proprio du resto d’un pueblito où l’on s’arrête pour l’almuerzo, nous accueille fièrement avec quelques mots d’anglais. Il a vécu aux USA pendant cinq ans sans voir sa famille. Toute une aventure dont il nous explique les détails.

Les péruviens ne peuvent pas visiter les USA comme nous. Ils doivent obtenir un visa. Le plus « facile » à obtenir est un visa de transit. Dans le cas de notre ami, la première étape est d’élaborer un scénario lui donnant une raison de quitter le pays. Il va suivre une formation en Chine pour son emploi, fictif bien sûr!  La deuxième étape est d’obtenir un visa pour la Chine. Ensuite, il achète un billet d’avion pour Shanghai avec une correspondance à New York.  Quatrième étape, il applique pour un visa de transit aux États-Unis qui permet l’arrêt dans un aéroport. Rendu à New York, on sort de l’aéroport et à lui le rêve américain!!

Cinq ans de travail au New Jersey pour un entrepreneur péruvien… ses connaissances en anglais et de la culture américaine sont sommaires. Il vit dans le ghetto péruvien. Maintenant il possède un restaurant au Pérou et des souvenirs inoubliables!!  Il rêve toujours de retourner aux USA. Prit à avoir travaillé illégalement, ses chances d’un retour vers le pays de l’oncle Sam sont minces. Il était bien déçu d’apprendre qu’on venait du Canada.

Arequipa et les pics enneigés
Arequipa et les pics enneigés

On quitte l’altitude zéro du Pacifique, cette belle route qui longe l’océan, ses vagues qui déferlent sans cesse, ses pequeno pueblos de pescadores, ses oasis et on fonce dans la Cordillère des Andes vers Arequipa. Il fait soleil et on est encore en culottes courtes! On est aussi ben d’en profiter car à partir d’Arequipa, ce sera le kit automne-hiver!?

Vêtements colorés
Vêtements colorés

Après plusieurs heures de route, car pour passer de 1500 mètres à près de 3000 mètres il faut traverser des vallées, des canyons, franchir des sommets et j’en passe… On commence finalement à apercevoir les trois pics enneigés de 6000 mètres qui forment la toile de fond d’Arequipa. Impressionnant!

Monastère d'Aréquipa
Monastère d’Aréquipa

L’exploitation minière dans cette région du Pérou est très forte. On croise d’ailleurs une foule de camion-escorte de marque Toyota de l’année!! Rien de moins!! Disons que j’échangerais mon Suzuki contre un de ces pick-up King Cab, mais pour une journée seulement!!

Arequipa est une perle blanche. La ville a été construite à l’aide d’une pierre volcanique plutôt blanchâtre qui lui donne un aspect très éclatant sous le soleil. Son zocalo est très vert et orné d’une fontaine, de fleurs et de palmiers. L’architecture coloniale tout en arches entourant cet espace offre une superbe carte postale.

Tissus andins
Tissus andins

On peut même y visiter un monastère qui forme littéralement une citadelle dans la ville. Construit sous le règne Espagnols, on y circule par un réseau de rues ayant pour nom des villes d’Espagne comme Séville et Cordoba. Les petits quartiers formant ce ‘village’ sont peints en bleu, rouge, blanc et jaune ce qui donne un aspect fort éclatant au site.

Après ce bref intermède à Arequipa, on fonce encore plus haut à la rencontre de notre amie Ninon. C’est avec fébrilité qu’on l’accueille à l’aéroport de Cusco avec le Suzucamp.

Nous découvrons avec émerveillement la Vallée Sacrée! Les sites de Saqsaywaman, Moray, Ollaytantambo sont spectaculaires!! Bien que nous ayons grandement apprécié nos visites du nord du pays, nous comprenons facilement pourquoi la majorité des touristes viennent au sud.

On dit qu’une photo vaut mille mots.

Hasta luego chicas y chicos!!

Spectacle inclus dans notre boleto turistico
Spectacle inclus dans notre boleto turistico
Vue des salinas
Vue des salinas
Vallée Sacrée
Vallée Sacrée

 

Salinas
Salinas
Impressionnant de penser qu'ils ont déplacé ces roches!
Impressionnant de penser qu’ils ont déplacé ces roches!
Trio a la Vallée Sacrée
Trio a la Vallée Sacrée
Vue de Cusco du site "sexy woman"
Vue de Cusco du site « sexy woman »
Lavoir du couvent
Lavoir du couvent
Solnours à Cusco
Solnours à Cusco
Ninon et les coupes parfaites Inca
Ninon et les coupes parfaites Inca
Ollaytantambo
Ollaytantambo
Moray
Moray
Certainement plus dégueux que les gusanos
Certainement plus dégueux que les gusanos
Pieds nus!
Pieds nus!
Appréciez votre travail!
Appréciez votre travail!

 

Spectacle au centre culturel de Cusco
Spectacle au centre culturel de Cusco

Ça tremble un peu fort, non?

On se pointe à Lima avant midi mais nous sommes ralentis par le trafic. Huit millions de personnes génèrent tout de même son lot de congestions routières. On rate alors notre rendez-vous à l’ambassade du Brésil pour y déposer notre demande de visa.

On nous explique qu’on doit revenir le lendemain, avant midi, pour y soumettre notre candidature avec nos états bancaires des trois derniers mois, une photocopie de carte de crédit, un itinéraire de notre périple au Brésil et soixante-cinq dollars US. Un chausson avec ça!

Ambassade du Brésil
Ambassade du Brésil

Le jour suivant on a bien sur dû lever le ton pour expliquer au représentant de l’ambassade que nous n’avions pas de billet d’avion ou d’itinéraire confirmé par une agence car nous voyageons en voiture. Nous leur avons fait comprendre qu’ils n’ont rien à craindre, qu’on ressortira du pays… Paraît-il qu’ils ne font qu’appliquer la même médecine que le Canada impose aux brésiliens qui veulent venir dans notre beau pays?! Bref, ils sont plutôt envahissants et suspicieux.

Confortablement installés dans notre belle chambre au 11ième étage, notre idée de prendre une semaine de répit à Lima s’avère fort à propos. On doit attendre nos visas alors on en profite pour aller au gym à tous les matins, on reçoit le journal quotidiennement, on a une vue splendide sur Lima, les déjeuners sont fruités à souhait, la connexion wi-fi est performante, le lit est immense, on a même eu droit à la présence de l’équipe de soccer professionnelle Allianza… On est dans le grand luxe pour la première fois depuis un sapré moment et pour la quart du prix!! Vive Sky Auction et le Casa Andina!!

 

Le quartier Miraflores à Lima sied sur une falaise et à ses pieds se trouve le Pacifique et ses vagues déferlantes. Les adeptes du parapente et du surf profitent des largesses qu’offre l’emplacement de ce quartier. Un parc bien aménagé s’y trouve et les expats y déambulent en grand nombre. On retrouve tout ce qu’il faut pour passer un bon moment à Lima. Au point que nous pourrions considérer s’y installer, un jour!!

Notre top 5 de Lima

  1. Quartier Miraflores, ses restos cool, ses boutiques, sa falaise en bord de mer…,
  2. Parc sur l’océan pour courir, jouer au tennis, surfer… et voler en parapente,
  3. Centre d’achat chic avec un Tony Romas (on s’est retenu car on est au régime)
  4. Épicerie comme chez nous, Chez Wong! Oui, oui, les chinois sont prospères au Pérou,
  5. Centre historique et archéologique en plein centre-ville!

Un midi, alors que je jase avec mon père (skype), dans le confort de notre chambre. Le plancher, les fenêtres, les chaises, tout se met à vibrer? Quelques secondes plus tard, une deuxième séquence de vibrations sévit. Ni une, ni deux, je salue mon père et nous sortons de l’hôtel rapidement. C’est un tremblement de terre de 5,6 qui nous fout la trouille. On apprend alors que la terre tremble depuis toujours au Pérou!! Même les Incas bâtissaient en conséquence… Bienvenidos en Peru!!

Notre hôtel à Lima... en es`pérant que les petits blocs soient antiséisme
Notre hôtel à Lima… en es`pérant que les petits blocs soient antiséisme

Deux pneus de notre bolide sont percés de vis. On profite de notre congé de la route pour les faire réparer. Les deux gars qui attendent derrière nous en BMW M3 sont plutôt intrigués par notre plaque du Québec et nos bas de portes en « duck tape »!! Hi! Hi!

La communauté chinoise est très bien représentée au Pérou. À la fin du 19ième siècle, une vague d’immigrants chinois s’y sont pointés car le travail ne manquait pas. Ainsi aujourd’hui on peut facilement déguster des mets chinois dans une chifa et ce dans toutes les villes du pays. Les Péruviens sont d’ailleurs très friands des riz frits!

Les parapentes s'en donnent à coeur joie en cette journée ensoleillée de Lima
Les parapentes s’en donnent à coeur joie en cette journée ensoleillée de Lima

Notre semaine de vacances terminée au Casa Andina et toujours dans l’attente de nos visas brésiliens, on se pointe alors dans une auberge de jeunesse. On y passe une seule nuit. On a d’ailleurs la chance de pouvoir camper dans le SuzuCamp sur le stationnement de l’auberge. On passe alors de notre chambre du 11ième étage au confort de notre camion, ouf!!!

On prend finalement possession de nos passeports à l’ambassade du Brésil. On continue notre route sur la côte Pacifique en direction de Nazca. C’est là qu’on peut voir d’énormes figures tracées sur le sol désertique. Par exemple, du haut d’une tour d’observation, on peut voir un arbre, un oiseau… Il y a des centaines de ces géoglyphes qui ont été fait il y a plus de 1500 ans!!?? Plutôt surprenant que cet écosystème désertique conserve si bien ces images à même le sol.

La grenouille...ou les mains à Nazca
La grenouille…ou les mains à Nazca

À notre grande surprise, la côte pacifique nous réserve des apparitions plutôt uniques. On croise, quelques oasis au fond de canyons entre les montagnes. Ces îlots verdoyants nous offre la chance de goûter des olives, des clémentines et même du miel à l’eucalyptus!! Wow! Vraiment fascinant de passer du désert en bord d’océan à ces enclaves agricole au climat quasi parfait!!

Grande primeur… notre nouvelle collaboraton au site Moi mes souliers!! C’est le portail d’information francophone destiné aux globe-trotteurs en tous genres. Nous ferons régulièrement une chronique sur la forme et la santé en voyage. Allez voir notre premier article en cliquant sur le lien suivant: Étirer l’élastique en voyage.

Hasta luego chicos y chicas!!

 

Depuis notre départ…

On a quitté Montréal le 3 novembre 2013,

Ça fera bientôt huit mois que nous sommes sur la route,

On a roulé plus de 23 000km avec notre bolide,

On a douze nouvelles estampes de pays dans notre passeport,

Visser les pentures
Fabrication du Suzucamp

 

Surprise

Il est possible de voyager sans se faire voler,

C’est en Colombie que l’on retrouve les forces de l’ordre les plus aimables!!

On a eu la chance (et aura) de voir de la famille et des amis régulièrement,

Delicate Arch
Adeline à Delicate Arch

 

Pierre et Claire au Double Arch
Pierre et Claire au Double Arch

 

La grande vie!
La grande vie!

 

Gratte-ciels de Panama city
Gratte-ciels de Panama city

 

On a eu la chance de faire une croisière,

On a même contourné la pointe sud de l’Amérique,

Au moins il y en avait un qui faisait la vedette
Au moins il y en avait un qui faisait la vedette

Il est possible d’écouter la radio de Montréal (et le hockey) à partir de n’importe où,

 

Bouffe

Le café Colombien est vraiment exceptionnel,

Le blé d’inde est utilisé partout, partout, partout,

La patate est aussi utilisée tout partout,

Une soupe vient toujours avec une pièce de l’animal qui a servi de base,

Les œufs ne sont jamais au frigo,

Le poulet, sous toutes ses formes, est disponible partout, partout, partout,

Les jus de fruits sur la rue sont toujours très bons,

Les kiosques de nourriture de rue rendent plus heureux que malade,

Papas...un peu gras mais tellement bon!
Papas…un peu gras mais tellement bon!

 

Un épi de maïs mauve est toujours surprenant à voir,

La bière est universelle,

Mc Do offre le café et la crème glacée les plus abordables,

La canne à sucre occupe encore une grande part de l’agriculture et le l’alimentation,

 

La route

La Chevette et La VW Beetle roulent encore sur les routes,

Il faut payer son passage sur toutes les autoroutes,

C’est au Mexique que le voyage en auto coûte le plus cher,

Et en Équateur que ça coûte le moins cher,

Une copie couleur de votre passeport fait le travail dans beaucoup de situations,

Les mécaniciens automobiles sont aussi fiables que les nôtres,

Una nueva rotula en Loja, Ecuador!
Una nueva rotula en Loja, Ecuador!

 

 

Argent

La devise américaine est encore et toujours très utile à avoir en sa possession,

Les billets costariciens ornés d’animaux sont les plus beaux,

On trouve toujours un guichet automatique pour renflouer nos poches,

 

Les fameux pesos argentins
Les fameux pesos argentins

 

Culture

Le soccer est sans contredit le sport le plus populaire,

Lionel Messi est la figure sportive la plus utilisée dans le monde médiatique,

Le piéton n’a jamais priorité sur la rue,

Les gaines de corps sont encore très populaires,

Un bébé est très confortable attaché dans le dos de sa mère à l’aide d’une pièce de tissu,

Les femmes sont en ville... pour aller au guichet
Les femmes sont en ville… pour aller au guichet

 

Beaucoup de femmes travaillent au champ avec un bébé sur le dos,

Les chapeaux servent uniquement à se protéger du soleil et non d’artifice mode,

La langue espagnole est facile à comprendre,

Les sous-titres en espagnol sont très utiles pour apprendre la langue,

Muchas gracias ouvre facilement une foule de portes,

La corruption existe dans tous les pays,

 

Question existentielle

Doit-on encourager les enfants qui vendent un cirage de chaussures sur la rue?

 

Trucs du voyageur

Un kit à café soluble est fort réconfortant au lever,

L’internet est un outil incroyablement utile et Mc Do offre souvent une bonne connexion Wi-Fi,

Ne partez pas sans une corde à linge dans votre valise,

Notre Suzucamp "dans la chambre"
Notre Suzucamp « dans la chambre »

 

Un bâton de marche est très efficace pour éloigner les malfaiteurs,

 

Aussi

Les cordonniers sont pour la plupart très fiables,

Les réparateurs de montres aussi,

Et les exemples de débrouillardise du peuple sont quotidiens.

Sacs à dos ingénieux
Sacs à dos ingénieux

 

 

Hasta luego!

Le berceau des Amériques…

Camion bien chargé!
Camion bien chargé!

Le nord du Pérou n’a pas bonne réputation et malheureusement reçoit peu de touristes. Probablement que les avertissements des guides de voyage nous informant des attaques « choke & grab » sur les sites archéologiques n’aident pas à populariser la destination. Quant à nous, après un mois de pluie quotidienne en Équateur, c’est avec grand plaisir que nous découvrons, poivre de cayenne en main, la côte nord désertique du Pérou.

Incroyable paysage... du sable à perte de vue
Incroyable paysage… du sable à perte de vue

Top premières impressions du Pérou:

  • Camions ultra chargés de foin et de canne à sucre… sur la Panaméricaine.
  • Le désert, la poussière (partout, partout, partout) et les Tuk-Tuk nous rappellent l’Inde!
  • La pauvreté est frappante. Les habitations faites en bambou ou paille tissée sont abondantes. L’autre type de construction populaire utilisée depuis plus de 2000 ans : la brique d’adobe (terre).
  • En ville,  les gens se construisent des murs de 2 à 3 mètres de haut pour entourer leurs maisons.
  • L’Inca Kola, ce n’est pas seulement une légende. Ils en boivent en quantité  industrielle de ce liquide jaune. Ça goûte comme notre cream soda.
    Après un mois de pluie en Équateur, ce paysage est le bienvenu
    Après un mois de pluie en Équateur, ce paysage est le bienvenu

     

     

     

     

    Top Pimentel (petit village près de Chiclayo):

  • Boardwalk digne de Fort Lauderdale,
  • Long quai qui avance dans la mer qui servait au transport du sucre au cours du siècle dernier. On doit acheter un billet pour y accéder et ça assure un minimum de sécurité et de surveillance,
  • Nombreux restos de poisson et fruits de mer avec vue sur le Pacifique,
  • Proximité de plusieurs sites archéologiques Chimu,
  • Pêcheurs qui utilisent les bateaux en paille totora pour pêcher dans l’eau froide du Pacifique. Ces embarcations sont utilisées depuis des milliers d’années!

Top Lambayeque, Sipan & Tucume:

  • Musée Tumbes Reales (tombes royales) qui nous plonge dans la pénombre dans le but de conserver corps et objets en cuivre recouverts d’or… À cette époque, la mort du roi entrainait le sacrifice de sa cour, ses femmes, enfants, lamas?! Malheureusement, on ne pouvait pas prendre de photo,
  • La tombe du Senor de Sipan avait été préservée intacte car on bâtissait en pyramide par-dessus la pyramide précédente,
  • Intéressant d’apprendre que suite au pillage des tombes, les recherches et la vigilance aux douanes américaines a permis de retrouver des objets jusqu’aux USA et en Europe,
  • Site archéologique en brique d’adobe (sable, eau, paille, coquillages)… c’est cool mais pour la préservation, bien que ça soit assez solide, les intempéries ont souvent raison des structures,
  • Ça ne fait que 20 ans que ces sites Chimu sont passés au peigne fin par des équipes d’archéologues… le meilleur est à venir!

Top Huanchaco et Trujillo:

  • Surf en wet-suit à Huanchaco… et toute la culture et la faune qui vient avec! Certains sont là pour surfer et d’autres pour vendre leur artisanat (argentins),
  • Bord de plage avec restos, pêcheurs, quai, terrain de jogging,
  • Manger un type de poisson différent à tous les jours,
  • Passer un après-midi dans un centre d’achats moderne et siroter un petit café Juan Valdez comme si on était chez-nous,
  • Centre de Trujillo, sa grande place, ses rues piétonnes et ses bâtiments coloniaux.

Top Chan Chan (Arco iris, Esmeralda, Huaca de la Luna…y Sol):

  • Bas-relief en terre fait par les Moche, amicalement surnommés la culture de la bouette,
  • Site où on est les seuls touristes et où on peut prendre toutes les photos qu’on veut,
  • Chiens chauds ou Viringo: ces chiens sont une espèce endémique du Pérou. Leur température corporelle est supérieure à celle des chiens de chez nous. Les ancêtres les utilisaient pour guérir les rhumatismes, l’arthrite et même la grippe,
  • Bonnes visites guidées en même temps que notre leçon d’espagnol,
  • Poche : le risque d’attaque et le manque d’indications pour se rendre aux sites.

    Chien chaud... littéralement
    Chien chaud… littéralement

Top Caral-Supe:

  • Le berceau de l’Amérique!! Visiter le deuxième plus vieux site de présence humaine au monde après la Mésopotamie!! Quelques 250 ans avant l’Égypte!
  • Ils ont commencé à excaver en 1994 et 15 ans plus tard, ils étaient admis sur la liste de protection du patrimoine de l’Unesco!
  • C’est une civilisation qui a utilisé la pierre et non la terre comme les Moche ou Chimu. La région a 20 sites, Caral est le plus gros… il y en a 8 autres qui sont à être excavés,
  • Constater que l’aide de pays étrangers permets aux Pérou de bâtir des sites de classe internationale (toilette, stationnement, petits kiosques…),
  • Le logo du Pérou est inspiré d’un pétroglyphe en forme de colimaçon retrouvé sur ce site!!

 

Un drapeau canadien à l’horizon…

C’est à regret que nous avons quitté la plage de Puerto Lopez. On était bien, sur la côte Pacifique de l’Équateur. On a pu manger du poisson au quotidien et prendre des apéros en bord de mer!! La température plus chaude nous a permis de relaxer et surtout de prendre le dessus sur nos rhumes!

On a donc repris la route des montagnes en direction de Cuenca. Chemin faisant, on est allé se perdre à Guayaquil pendant près d’une heure… Malheureusement, notre GPS est plus près de la boussole qu’autre chose… Il montre une route mais le bolide est constamment à côté de celle-ci?? Essai, erreur, essai, erreur… On a finalement trouvé la bretelle du pont!! Yahoo!

Une heure avant de se pointer à Cuenca, on a eu la chance de traverser le parc national Cajas. Une superbe balade dans le paramo! En effet, cet écosystème qui fournit l’eau à la vallée de Cuenca, nous a permis de voir une foule de lagunes au détour des nombreuses courbes de la route!

 

Cuenca est une ville qui a gardé son charme colonial malgré la forte présence occidentale. Beaucoup d’américains s’y sont installés pour leur retraite profitant d’un climat printanier à l’année. Les rues sont encore faites de pavés et on peut y admirer plusieurs églises. Le rio Tomebamba provenant des montagnes coule en son centre et permet une jolie promenade sur sa rive. On peut y découvrir des vestiges Incas. On y a acheté notre fameux Panama Hat! Et on a même pris la chance de goûter au cuy!


Le cuy est une délicatesse que les Équatoriens s’offrent occasionnellement. On l’enfile sur un bâton et on l’enduit d’un beurre d’achiote pour le cuire sur charbon de bois… Mais qu’est-ce que du cuy? C’est du cochon d’Inde!!!! Le goût est doux mais l’image qui nous reste en tête est difficile à oublier… Bref, vive les ailes de poulet!

En compagnie de la présidente d'Homero Ortega
En compagnie de la présidente d’Homero Ortega

  Anecdote : Le chapeau ‘Panama’ est originaire de Cuenca en Équateur et non du Panama. C’est ce chapeau reconnu pour sa légèreté et son confort qui fut fourni à tous les travailleurs du canal de Panama au début du siècle dernier. C’est ainsi qu’il se procura un ‘nom’ et la popularité dont il jouit encore aujourd’hui! Les chapeaux Homero Ortega

Trois nuits plus tard, on a repris la route vers le sud en direction de Vilcabamba. Située dans la vallée de la longévité, une foule de retraités de pays développés occidentaux s’y sont établis. Malheureusement, le centre du village n’est maintenant occupé que par des cafés et des restaurants accessibles seulement aux touristes fortunés. Les locaux ne peuvent pas s’offrir les plats qui y sont servis. Solidarité obligeant, on a donc fréquenté seulement les restos Équatoriens!!

Un gros garage : En chemin, on a dû s’arrêter pour remplacer une des rotulas Costaricienne par un modèle Équatorien! On avait pourtant changé les deux le 1er janvier 2013 à Tamarindo au Costa Rica. Sachant que Vilcabamba est reconnu comme un village qui abrite plusieurs centenaires, nous espérons que ça aura un effet sur notre SuzuCamp!! Facture 20$!

Après cette dose de longévité, on fonce vers le Pérou!! On a dû littéralement s’extirper pendant près de cinq heures des montagnes Équatoriennes avant de voir notre premier drapeau Canadien ou plutôt Péruvien!! 200km de courbes ininterrompus !

Le Drapeau Péruvien ressemble étrangement au drapeau Canadien. Il ne manque que la feuille d’érable!! Nous fûmes confondus en traversant le pont international qui relie l’Équateur et le Pérou à la vue de ce drapeau rouge et blanc… Le drapeau Péruvien

Ce passage de douanes fut le plus facile depuis notre départ du Québec. Est-ce l’expérience ou la bonté des douaniers de ces deux pays… bref, dès notre départ des douanes péruviennes, on a pu constater que  le niveau de vie du Pérou est vraiment inférieur à celui de l’Équateur.

Le pétrole Équatorien y est pour beaucoup. On a retrouvé, non sans déception, le litre d’essence à 3.70 Soles ou 1.40$… Les voitures sur la route sont majoritairement âgées de plus de quinze ans. On croise sur la chaussé des ânes, des chèvres, des poules, des chiens et des bus …

Toutefois, on est sorti des montagnes!! On est entré dans le désert de la côte Péruvienne, c’est plat et on avance maintenant à une moyenne de 80km/h au lieu des 50km/h des six derniers mois… Le pilote et le co-pilote apprécient cette pause de courbes incessantes!! En plus, il fait soleil au Pérou!!!! À nous les Moche, Chimu, Incas…

De l’Amazonie au Pacifique par la Cordilière des Andes

C’est samedi matin,  on a mal dormi,  il pleut, l’ordi est chez le réparateur sans solution, il n’y pas d’eau chaude à l’hôtel… bref, ça va mal. On prend la route vers 13h et au détour d’une courbe, radar policier. On roule à 71km/h dans une zone de 60km/h. On nous demande 95$??? On nous explique que la limite est de 100km/h en ligne droite mais de 60km/h en courbe. On trouve ça très cher…et spécial comme règle.  Je commence à m’énerver et ma blonde se met à pleurer… Le policier nous laisser repartir sans payer!! Merci Marie-Anne!! Hi!Hi!

On retrouve les montagnes, superbes paysages de falaises, cascades, canyons sur notre route vers Banos de Agua Santa. Les gens passent par cette ville pour trois raisons; La Vierge qui fait des miracles, les eaux thermales et le rafting, canyoning… les sports extrêmes. Ça amuse les grands comme les enfants!!

Top Banos de Agua Santa:

  • Traitement au bano de cajon! Caisson de bois rempli de vapeur et de feuilles d’eucalyptus dans lequel on s’enferme (seule la tête est sortie) pour 10 minutes suivi d’un rinçage choc à l’eau froide. On répète quatre fois et on est Top Notch!
  • TV cablée avec de bons films comme… The Italian Job et The Accused!!
  • Vue sur la Virgen de Agua Santa
  • Eaux thermales: il existe deux piscines publiques où les gens ont l’air de vraies sardines dans les bassins thermaux… non merci!
  • Sports extrêmes: Zip-line d’environ un kilomètre au-dessus d’un canyon archi-profond… on a aussi décidé de passer notre tour, ce n’est pas drôle de vieillir! Mais on a quand même donné au rafting: Cliquez ici pour voir notre vidéo de Rafting en Equateur
    Pour les braves!
    Pour les braves!
    Soupe à Banos de Agua Santa
    Soupe à Banos de Agua Santa

    Le domicile de la Virgen de Banos d'Agua Santa
    Le domicile de la Virgen de Banos d’Agua Santa

On continue notre route en montagne pour se rendre à la Laguna de Quilotoa. Lac qui sied au fond d’un cratère de volcan. L’eau est bleue azur… par temps ensoleillé! Malheureusement, ce sont les nuages et le froid qui nous attendent. On est à 4000 mètres d’altitude alors on sort les gants et les tuques.

Un peu seuls!
Un peu seuls!

On travaille très fort pour se faire un feu dans notre petit foyer de chambre. La rareté de l’oxygène n’aide pas… même les allumettes en arrachent?? Ça prend de la tire et du souffle sinon le feu ne ‘poigne pas’. On se dit que les autres touristes moins motivés et moins pyromanes que nous vont dormir au froid. Mais non… ce sont les Quitchuas qui leur partent un feu… avec rien de moins extrême que de l’essence (pas cher en Équateur). Ça sent un peu mais le feu se part en 5 minutes! Voir notre vidéo: Un feu en altitude

À maison les tout-petits!
À maison les tout-petits!
L'agriculture à 4000 mètres d'altitude
L’agriculture à 4000 mètres d’altitude

Top Quilotoa :

  • Respirer l’air pur et frais sans poussière ni pollution!
  • S’endormir au son du feu qui crépite!
  • Admirer la beauté de la lagune dont l’eau est si limpide.
  • Être accueillis par les Quitchuas tout en sourires (surtout quand ils ont quelque chose à nous vendre…)
  • Voir les moutons, les lamas, les vaches qui broutent à 4000m d’altitude!!
  • Rencontrer une quantité surprenante de touristes passant par ce site éloigné… On était plus d’une douzaine au souper de notre auberge!!
Au détour d'une courbe...
Au détour d’une courbe…

 

Il fonctionne toujours comme une Timex!!
Il fonctionne toujours comme une Timex!!

 

Solnours à la Lagune de Quilotoa
Solnours à la Lagune de Quilotoa

 

À la recherche d’un peu de chaleur, dès le lendemain matin, on repart en direction de la côte Pacifique. On quitte les hauteurs du centre du pays pour le niveau de la mer avec grand plaisir! Les paysages de montagnes sont vraiment à couper le souffle mais nos rhumes nous poussent à se rendre en bord de mer. On se pointe finalement à Pedernales. C’est un village de pêcheurs où les touristes étrangers ne vont pas. D’ailleurs on se rend compte rapidement que nous sommes des étrangers de par le regard des gens. Les Équatoriens, eux, y vont à Pedernales à en voir le nombre d’hôtels dans la ville.

Rendez-vous sur le fil à 20h
Rendez-vous sur le fil à 20h
Shortcut de taxis à Pedernales
Shortcut de taxis à Pedernales

Il y a même une Chifa Chino dans ce village. On a décidé d’essayer ce resto chinois pour faire fantaisie!! Le serveur, un chinois qui habite le pays depuis seulement quatre ans, a changé de nom pour le suivant; Colon comme Christophe!! Il nous a adoptés rapidement car il essaie d’apprendre l’anglais et éprouve beaucoup de difficulté avec la prononciation. Évidemment, il est incapable de prononcer les ‘r’ qu’il remplace invariablement par des ‘l’. Par exemple; on dit fried rice et non flied lice!! On a bien rit! Son espagnol est aussi difficile à comprendre pour la même raison…

Notre Chifa...Colon
Notre Chifa…Colon

On poursuit ensuite sur la côte jusqu’à Puerto Lopez. On y trouve un lot de touristes car on peut faire une excursion à l’Isla de la Plata. On surnomme cet endroit le Galapagos des pauvres. En effet pour 25$ on peut visiter l’île et voir des oiseux plutôt uniques (fous à pattes bleues, frégates…) et des créatures marines de plusieurs sortes. Bref, on y est allé et pendant une petite saucette on a même rencontré une raie manta qui nous a fait peur!! Voici la vidéo Surprise! C’est une raie!

Les frégates mâles font les beaux
Les frégates mâles font les beaux
Le "blue footed booby" ou fou à pattes bleues
Le « blue footed booby » ou fou à pattes bleues
Y'avait pu d'pattes noires en stock!
Y’avait pu d’pattes noires en stock!

On a aussi droit à une belle journée de soleil pour profiter de la plage protégée de Los Frailes. Accès gratuit mais sans alcool, ni cigarettes, on y vend des friandises et de l’eau. Pas de poubelles, des gardes nous surveillent pour qu’on reparte avec nos déchets… C’est vraiment très propre. C’est également un très grand contraste avec la plage de Puerto Lopez qui est jonchée de déchets. On s’est retenus pour ne pas appeler le maire de la ville.

Notre installation contre le soleil à la plage de Los Frailles
Notre installation contre le soleil à la plage de Los Frailles
Repos mérité des grippés à la plage de Los Frailes
Repos mérité des grippés à la plage de Los Frailes

Les vagues du Pacifique sont très puissantes. Seuls les jeunes adultes s’aventurent dans l’eau pour se faire littéralement renverser et en perdre leur maillot de bain. Nous avons testé!!

Mitad del mundo!!

En expliquant au douanier colombien comme ce fut plaisant de visiter son pays, il nous invite à sortir de la Colombie et revenir aussitôt pour obtenir un nouveau visa de 90 jours… Aussi simple que ça!

Un professeur d’anglais présent aux douanes avec son groupe nous demande gentiment de faire la conversation pendant une dizaine de minutes avec ses élèves colombiens. On en profite pour pratiquer notre espagnol et eux l’anglais!! On nous offre un poste d’enseignant. Tout nous invite à demeurer en Colombie!

On est tout de même entré en Équateur, en attendant notre tour bien sûr… Toutefois, on nous a laissé repartir sans assurance-auto car le bureau ferme à 13h le vendredi. Quinze minutes plus tard, on achetait un mois d’assurance pour la somme de 6$ à Tulcan!

Vallée d'Otavalo
Vallée d’Otavalo

Nos premières impressions de l’Équateur:

  • Le prix de l’essence ridiculement bas… 1,40$ le gallon et non le litre comme chez nous!! 35 cennes le litre!!
  • Le prix des péages autoroutiers… 1$. Facile à gérer, chiffre rond! Les routes sont superbes. Le Président Correa a mis le pays au travail.
  • Le prix de l’assurance-auto : 6$ pour un mois
  • Douanes très simples… les plus simples depuis notre passage du Canada aux USA. Tout de même une bonne heure d’attente.
  • Fréquemment, de jeunes garçons marchent bras dessus, bras dessous!
  • Paysage de montagne à couper le souffle avec parcelles de terres cultivées de tous les dégradés de verts qui forment un patchwork naturel fascinant!

Une couple d’heures de route plus tard, on fait notre entrée à Otavalo,  ville réputée pour son marché du samedi animé par les Quechuas. On a d’ailleurs eu la chance de souper en compagnie d’un couple de Quechuas et leur fille. Ces indigènes sont allumés et très ‘business’! C’est vraiment agréable de voir ce peuple s’émanciper et occuper l’espace publique d’une ville entière. 75% de la population d’Otavalo sont des Quechuas.

Notre premier arrêt, Otavalo:

  • Ville contrôlée par les Quechuas, ils sont commerçants… ils importent de la Bolivie pour revendre en Équateur! Rumeur : Il y a compétition dans la ville à savoir qui a le plus gros pick-up!!
  • Lieu du plus grand marché d’artisanat d’Amérique du sud… Les femmes portent la jupe longue, le chemisier blanc et les cheveux tressés… les hommes sont en blanc avec un chapeau noir et les cheveux tressés!
  • Ils maîtrisent parfaitement le bouillon de poulet… succulent, surtout quand il fait 10 degrés.
  • Se balader à la Laguna de Mojanda située à plus de 3000m d’altitude dans le paramo!
  • Visite du superbe site de la Cascada de Peguche aménagé par les Quechuas!
  • Beau camping à deux pas de la ville avec une bonne connexion internet et une douche chaude!!
  • Réparation du plancher de l’auto qui montre un trou par lequel l’eau entre abondamment, retouche aux bas de portes qui montrent aussi des signes de faiblesses et on attache les ailes avant avec des tie  wraps!!!! Ah oui, le muffler gronde aussi…

🙁   LA PLUIE! Il mouille quotidiennement… ça donne du temps pour préparer des blogues.

Randonnée humide à la lagune de Mojanda
Randonnée humide à la lagune de Mojanda

Après quelques jours de répit suite à notre course contre la montre pour sortir de la Colombie avant l’expiration du visa de notre bolide, on fonce vers Quito! En chemin, on s’arrête bien sûr au monument qui indique la Mitad del Mundo! Oui, oui, on traverse la ligne équatoriale pour commencer à rouler dans l’hémisphère sud!!!

 

Le Suzucamp a la mitad del mundo
Le Suzucamp a la mitad del mundo

Top Quito:

  • Musée Guayasamín, peintre Quechua lancé par un des Rockefeller, gauchiste ami de Castro et Chavez dont l’œuvre est colossale… à ne pas manquer!! Remarquez les similitudes avec les toiles de paysages d’Ade… Site web Adeline Guay
  • Héritage colonial de la vieille ville préservé de très belle façon! Plusieurs églises dont une à l’intérieur recouvert de feuilles d’or!!
  • Casa Quebecua!! Resto qui sert de la poutine!! Arrêt obligé… Merci Zac! Casa Quebecua
  • Palais présidentiel accessible! Visite guidée gratuite du siège du gouvernement!!
  • Facilité pour les étrangers… épiceries de riches, restos, bars, quartier « chic », franchement un expat se sent rapidement à l’aise à Quito!
  • Panorama de montagnes vraiment beau à 2800m!

🙁  Température un peu fraîche à  notre goût et encore un peu de pluie. Ah! L’altitude.

L’appel de la chaleur nous pousse vers l’Oriente. On se lance à l’assaut des basses terres de l’est. On s’arrête à Tena, porte d’entrée de l’Amazonie. Ahhhhhhhhh! Toutefois, le volcan Cotopaxi dont le sommet est enneigé alimente la rivière Napo en eau très froide. Le Napo coule à Tena! Il se jette éventuellement dans le fleuve Amazone au Brésil qui lui se déverse dans l’Atlantique!!! 

Tena et l’Amazonie:

Grand luxe de 4 jours organisés : le Club Med en Amazonie…

J1 : marche d’interprétation : dégustation de fourmis au goût de citron, tatouage rouge à l’achiotte, fourmis géantes, arbre téléphone de la jungle, sang de dragon (sève d’arbre servant à cicatriser une plaie), cacao, beso de la selva (fleur : baiser de la jungle, canne à sucre, bois camphré, trek par un canyon dans un pied d’eau avec murciélagos (chauve-souris)!!

J2 : descente de rivière en chambre à air (sans piranhas, ni caïmans), visite d’un village-commune Quechua et lunch typique sur feu de bois avec gusano (vers bien vivant) en entrée, papillote de poissons en feuilles de bananiers et on arrose le retour avec l’Aguardiente (eau de vie)!!

J3 : Balade en lancha sur le Napo (affluent du fleuve Amazone), on passe des rapides peu profonds et le capitaine doit relever le pied du bateau à plusieurs reprises pour éviter un bris mécanique! Visite d’un musée où l’on peut voir des pièges à oiseaux, poissons, coati, rats… et pratique du tir à la sarbacane… visite d’un zoo qui accueille des ocelots, singes capucins et des perroquets blessés ou saisis avant d’être vendu à des collectionneurs nord-américains ou européens. Arrêt à Misahualli où des monos (singes) sont en liberté sur la place centrale du village.

Anecdote : Un singe vole une paire de lunettes fumées à un touriste et les fracasse à l’aide d’une pierre!? Spectacle plutôt surprenant mais tellement drôle!!!

Ce même soir, une tarentule se balade autour de notre table pendant le dessert! Son bébé est perché sur une colonne qui supporte le toit!

J4 : Rafting sur le Napo. L’eau est très froide car elle provient du sommet enneigé du Cotopaxi! On se fait brasser en sécurité! Un kayakiste nous suit constamment pour assurer notre survie en cas de chute à l’eau… voici la vidéo de Notre journée de rafting

Top Cool!

  • Enfin un peu de chaleur, un répit de l’altitude et de la rareté de l’air
  • Leçon d’espagnol intensive de quatre jours par notre guide Luis… très patient!
  • Luxe d’être organisé… et de ne pas à s’inquiéter de rien!
  • Découvertes intéressantes des racines de l’Équateur… nous donne le goût de proposer une offre similaire chez nous pour les Québécois et les touristes!

🙁   Mouches qu’on ne sent pas nous piquer et un peu pluie à tous les jours. Bien que ça soit très sauvage et qu’on se trouve loin du vrai monde… tout est très bien organisé!!