Bem vindo ao Brasil… à l’heure des graves décisions

Après deux belles nuits passées en bus à partir de Sao Paulo, on récupère notre voiture dans le nord de l’Argentine. On met la clé dedans et elle redémarre comme au premier jour!!!

On reprend aussitôt la route en direction nord vers le Brésil. On s’arrête dans un camping à San Ignacio en Argentine. Les Jésuites y sont d’ailleurs passés bien avant nous comme en témoigne les ruines dans cette région…

Au camping, on trouve une belle piscine, des douches à l’eau chaude, une plage sur la rivière Parana qui sépare l’Argentine du Paraguay. On s’y installe pour quelques jours histoire de reprendre vraiment possession de notre chez nous! On en profite pour nettoyer le bolide…

Retour en Argentine et Campign à San Ignacio
Retour en Argentine et Campign à San Ignacio

On doit aussi prendre des décisions sur l’itinéraire qu’on suivra, et ça, ce n’est pas facile!! La première étape du plan c’est de se rendre dans le Brésil profond, soit le Pantanal pour y voir des oiseaux, des piscines naturelles et des caïmans.

Ensuite, on doit choisir…

  • Remonter vers le nord par le centre du Brésil et atteindre Manaus en Amazonie pour éventuellement entrer au Vénézuela et en Colombie… On a trouvé un transport « économique » pour apporter l’auto de Catagène à Baltimore (oui, oui, aux States) OU on peut le traverser à nouveau au Panama.Tout dépend de notre envie de conduire à nouveau en Amérique Centrale et au Mexique.
  • Prendre vers l’est pour atteindre Brasilia, la capitale et ensuite foncer sur la côte à Salvador de Bahia. De là, on peut remonter sur la côte, de plage en plage vers Belem. On pourra alors mettre le bolide sur une barge pour remonter le fleuve Amazone et atteindre Manaus…

Le Brésil, c’est très grand! Merci de sympathiser avec nous. Ne pas savoir ce qu’on va faire comme circuit durant les prochaines semaines… Quel circuit feriez-vous?

Parilla Québécoise
Parilla Québécoise, on avait apporté une réserve de plaques en cas de besoin.

Une famille d’Hollandais s’installe à côté de nous. Ils débutent leur voyage dans leur ‘campeur’. Ils se lancent à l’assaut d’Ushuaia…le bout du monde! Ils sont accompagnés de leurs deux enfants à qui ils font l’école. Ils font la preuve que ce n’est pas parce qu’on a des enfants qu’on ne peut pas voyager.  En leur compagnie (les parents là, pas les enfants!), on fait une dégustation de plusieurs alcools… Le pisco du Pérou, l’aguardiante de l’Équateur, le rhum Cubain et du Licor 43 d’Espagne.  La discussion est facile et agréable. Voici le site des 4 amigos

L’entrée au Brésil est très simple. On montre notre visa et il vous laisse entrer. Même pas besoin d’importer temporairement notre bolide. C’est la nouvelle loi depuis le mois de mai.  C’est une grande et excellente nouvelle pour nous. On peut donc vendre notre SuzuCamp ou même le laisser sur le bord de la route et sortir du pays car les autorités n’ont aucune trace de notre véhicule!! Ce qui n’est pas le cas avec tous les autres pays DOUZE pays que nous avons traversés depuis notre départ. Ces importations temporaires nous obligent à ressortir la voiture du pays ou à payer des taxes astronomiques (80% à 100% de la valeur de l’auto) si on désire la vendre en plus d’avoir à gérer la paperasse.

Nous ne savons pas ce qui doit être fait si la voiture devient irréparable ou volée. Il faut certainement en débattre avec les autorités. Sachant que nous sommes des gringos, et qui dit gringos, dit riche, nous avons bien peur de cette solution.

Les grands toucans étaient nombreux à venir manger dans l'arbre près de notre tente
Les grands toucans étaient nombreux à venir manger dans l’arbre près de notre tente

Bonito près du Pantanal

  • Camping vraiment abordable qui comprend tous les services. En plus, on a droit à des températures agréables, soit 35 degrés le jour et 20 la nuit!!
  • Bière à 90 cennes et  filet mignon à 9$/kg
  • Toucans, aras et autres oiseaux en liberté qui vivent dans les arbres près de nous
  • Rivière turquoise qui nous sert de piscine
  • Petite ville charmante avec une rue principale animée

    Perruche, Pic bois, Ara, Toucan...
    Perruche, Pic bois, Ara, Toucan…tous pris en photo à moins de 5 mètres de notre tente!

À notre camping, on a même la chance de parler en français car il y a trois couples de Français et deux couples de Flamands/Belges. Eux se baladent en Range Rover version ‘Campeur de brousse’. Ils sont vraiment full-equiped!! Impressionant!  Au bout de quelques jours, 2 couples de Suisses viennent remplacer les français. Ils voyagent deplus plus de 3 ans!  Ils sont tous des voyageurs aguerris avec qui il est agréable de discuter.

Le site d’Anne et Olivier

Le site de Jacques et Cathy

Le site de Christa et Johann

Le site de Melanie et Werner

Le camping Rio Formoso à Bonito
Le camping Rio Formoso à Bonito

En terminant, voici quelques-uns de nos « meilleurs » récapitulatifs…

À visiter en famille

  • Isla de la plata, Équateur. On la surnomme les Galápagos des pauvres. On peut y voir, entre autre, les fous à pattes bleues.
  • Morelia, Mexique pour y voir les papillons monarque qui ont migré du Canada.
  • Punta Arenas au Chili pour voir les pingouins de Magellan
  • Puracé en Colombie pour voir l’écosystème páramo et ses vaches laitières
  • Jaco au Costa-Rica pour les plaisirs de la plage, du surf et des couchers de soleil!

    Isla de la Plata, Équateur
    Isla de la Plata, Équateur

 

Vie des gens riches et célèbres

  • Visiter Buenos Aires avec des $US comptant dans les poches
  • Faire une croisière autour de l’Amérique du Sud en ayant magasiné sur vacationtogo.com
  • Voler en Première classe sur LAN en ayant magasiné sur Priceline
  • Dormir au Casa Andina à Lima gagné sur Sky Auction
  • Aller passer 24h à Foz d’Iguazu en partant de Buenos Aires en avion, un petit tour au-dessus des chutes, un taxi à notre entière disposition et la visite des chutes du côté Argentin puis Brésilien…an et prendre l’avion à la fin de la journée pour se rendre à Rio.

    Notre vol vers Santiago en première classe. LIT INCLUS!
    Notre vol vers Santiago en première classe. LIT INCLUS!

Aventure

  • Escalade et randonnée à Moab au Utah
  • Trek vers la Ciudad Perdida en Colombie
  • Rafting à Tena en Équateur et balade dans l’Amazonie
  • Ascension du volcan Purace en Colombie
  • Cuire des guimauves sur les cendres du volcan Pacaya à Antigua au Guatemala

    Terrain de jeu à ciel ouvert... Moab, Utah
    Terrain de jeu à ciel ouvert… Moab, Utah

Romantique

  • Montevideo en Uruguay et sa fontaine de l’amour où l’on peut y cadenasser notre amour!
  • Memphis aux USA et se balader à Graceland en écoutant Elvis Presley!
  • Salento en Colombie et déguster un café frais moulu par leur ambassadeur Juan Valdez!
  • Ushuaia en Argentine… petite ville du bout du monde! Genre St-Sauveur ou Knowlton!
  • Tigre en Argentine, près de Buenos Aires où l’on vogue dans le delta du rio de la Plata!

    Fontaine de Montévidéo
    Fontaine de Montévidéo

Bouffe

  • Chicha morada du Pérou, breuvage de maïs mauve!
  • Fruits frais… surtout des mangues de le long de la Panamericaine
  • Yuca avec sauce à l’ail et poulet à David au Panama
  • Parilla de steak partout en Argentine
  • Platano (banane)… surtout en Colombie mais l’essentiel, c’est que ça soit frit et bien salé!

    L'Amérique du sud en mangeant!!
    L’Amérique du sud en mangeant!!

 

Bikini mini

Rio et le Brésil sont réputés pour leurs plages et…on doit l’avouer, les fesses à l’air! Les filles vont à la plage en bikini…brésilien. La particularité c’est la culotte. Oui, ça peut-être du « fil dentaire ». Ils appellent vraiment ça comme ça. Ce qui est plus joli ce sont ceux avec un peu plus de tissu…mais moins que les nôtres. Bon. Il faut comprendre que TOUTES ont le droit de porter ces maillots. Pas de discrimination et pas de complexe non plus. En tout cas, moi j’en ai plus. Grosses, petites, plates, molles, bombées, blanches, rouges ou bronzées, il y en a pour tous les goûts. Ceci dit, notre préférence s’est arrêtée sur les joueuses de volleyball. Voir autant de fesses surprend au début mais on finit par s’habituer. Surement comme les chevilles à une certaine époque!

Bikinis de volleyball
Bikinis de volleyball

On nous disait que les brésiliens sont fans de chirurgie esthétique. On peut surtout confirmer, à notre grand étonnement et bonheur, qu’ils sont adeptes de la forme physique. Peut-être que c’est dans un but d’apparence plus que de santé mais c’est une situation où la fin justifie les moyens. Les filles aiment les leggins colorés et multicolores. Les gars aiment se promener en « chest ». Tous aiment les souliers de course qui flashent…style Noosa ou Kayano. Ça se vend près de 400$ ici!!! Et dire qu’on se plaint du prix chez nous.

Nous en profitons pour vous partager notre article concernant le voyage et la forme, deuxième collaboration avec le site moimessouliers.org. Cette fois-ci, nous parlons justement des stations d’exercice en plein air très populaires à Rio.

Nous passons quelques jours de plus à Rio. Nous demeurons dans la Favela Cantagalo. Coincé entre Copacabana et Ipanema! Une fois notre peur surmontée, on apprécie le quartier. C’est la vraie vie. C’est ce qu’on aime voir quand on voyage. On mentirait de vous dire qu’on dort bien. Le bruit est assez impressionnant. C’est ça vivre collé sur son voisin sans trop de règles. La vue de la terrasse le matin nous fait oublier le chaos de la nuit précédente.

Les favelas sont construites par leurs habitants sans trop de restrictions.
Les favelas sont construites par leurs habitants sans trop de restrictions.

Notre route de retour vers la voiture passe par Sao Paulo. MEGAPOLE!! Ouf, la ville est un vrai labyrinthe. Par chance, elle est équipée d’un métro en mesure de servir une population de plus de 19 millions de personnes!! Certains charmes de la ville incluent sa population asiatique et le shopping à la « canal street de New York ». On dit que la ville a plus de 14 500 restos. Avec un coût de la vie qui ressemble aussi à NY, les voyageurs à long terme comme nous doivent malheureusement s’abstenir.

Sao Paulo...et les importations chinoises!
Sao Paulo…et les importations chinoises!

Après 10 mois de voyage, voici quelques-uns de nos « tops ». Dites-nous les sujets de tops qui vous intéresseraient pour notre prochaine édition?

Sites archéologiques

Copan, Honduras
Copan, Honduras

 

  1. Copan, Honduras
  2. Ciudad Perdida, Colombie
  3. Teotihuacan, Mexique
  4. San Agustine, Colombie
  5. Le Pérou!! Avec la vallée sacrée, le Machu Picchu, Caral, Chan Chan…

Bouffe dégeux

Les vers blancs cuits à l'étuvée avec têtes de violon
Les vers blancs cuits à l’étuvée avec têtes de violon

 

  1. Gusano (gros vers blanc) en Équateur
  2. Cuy (cochon-dinde) au Pérou
  3. Tête de poulet (ou patte, organes divers…) dans la soupe au Pérou
  4. Boudin argentin avec poils et chunk non identifié
  5. Soupe aux patates déshydratées de la Bolivie

Bucketlist

Mario, ami d'Ade était notre pilote d'avion
Mario, ami d’Ade était notre pilote d’avion

 

  1. Faire un tour d’avion au-dessus Moab, dans le lit du Colorado,  « entre amis »… RIP Mario Richard
  2. Mettre les pieds à Ushuaia, la « fin du monde » et passer dans le canal de Beagle en bateau
  3. Traverser son auto du Panama à la Colombie… et conduire de Montréal jusqu’au Brésil
  4. Se rendre au Machu Picchu après 5 jours de marche en passant par Salkantay
  5. Prendre un Caipirinha au Copacabana Palace à Rio

Immersion

Chicken bus au Guatemala
Chicken bus au Guatemala

 

  1. Écouter la série télé de Pablo Escobar (100 épisodes) en espagnol décrivant la vie du célèbre narcotrafiquant Colombien.
  2. Manger le menu du jour en n’ayant aucune idée de ce que ça sera.
  3. Prendre les « chicken bus », petits combis et bus avec tous les locaux
  4. Acheter le journal local, le lire et jaser d’actualité avec nos rencontres
  5. Écouter les matchs de soccer au dépanneur du coin

Couchers de soleils

San Juan del Sur, Nicaragua
San Juan del Sur, Nicaragua

 

  1. Mazatlan, Mexique
  2. Minca, Colombie
  3. Valparaiso, Chili
  4. San Juan del Sur, Nicaragua
  5. Tamarindo, Costa Rica

Et une correction au top 5 précédent… La plage du Decameron au Panama

Plage de Farallon au Panama
Plage de Farallon au Panama

 

Mon pays c’est l’altitude… bienvenidos en Bolivia

La police cherche son propina, nous sommes donc heureux de sortir du Pérou. Lors d’un de nos arrêt de contrôle, l’un d’eux va même jusqu’à prétendre qu’on a falsifié notre papier d’assurance et que nous ne sommes plus assurés. On s’obstine dur comme fer! Une fois reparti (sans amende ni pot-de-vin) nous amorcerons les enquêtes car il a réussi à mettre le doute dans nos têtes sur la validité de notre assurance. Après détour par le poste de police de Puno, on conclut que nous nous sommes fait avoir à l’achat. Le vendeur nous a remplis l’information sur un formulaire périmé et mis la moitié de la prime dans sa poche. Nous n’avons été assurés que le premier mois sur deux.

Notre assurance... de 2012 mais payée pour 2013
Notre assurance… de 2012 mais payée pour 2013
Sceau et signature pour confirmer que l'assurance est périmée!
Sceau et signature pour confirmer que l’assurance est périmée!

On n’ose plus conduire avec le bolide au Pérou car chaque arrêt policier se transforme en négociation. Nous nous obstinons à ne pas payer de pot de vin. On ose croire que la vertu a encore sa place.  Malheureusement, la conséquence, c’est que Ninon prendra le bus pour l’aéroport. Pas le service qu’on aurait aimé offrir à notre amie qui est venue nous voir au Pérou.

La Bolivie de Copacabana à Uyuni  en passant par La Paz c’est :

  • Être à bout de souffle en marchant
  • Vivre à une température constante : froide
  • Avoir constamment les mains et pieds gelés
  • Avoir la bouche sèche, les lèvres gercées et le nez brulé

La Bolivie à l’heure des repas c’est:

  • Être à bout de souffle en mangeant
  • Ne pas avoir faim
  • Adorer la soupe chaude
  • Toujours avoir soif
  • Ne pas avoir le goût d’une bière froide
  • Faire cuire c’est plus long… le riz est souvent « al dente »
  • Manger gras
  • Jus d’orange frais pressé sur le coin de la rue à 50 cennes

Les paysages de la Bolivie c’est:

  • Du ciel bleu
  • Des pics enneigés
  • Du soleil intense
  • Des paysages uniques
  • De la misère… Charles Aznavour avait raison. La misère est moins pénible au soleil mais surtout en basse altitude et au chaud.

 

Avec nos sympatiques vendeurs de fruitsloops boliviens
Avec nos sympatiques vendeurs de fruitsloops boliviens

Les hôtels de la Bolivie c’est:

  • Être à bout de souffle en dormant
  • N’avoir qu’un filet d’eau chaude à la douche
  • Se faire des bouillotes pour mettre sous les couvertes avant de dormir
  • Être habillé de la tête aux pieds
  • Ne pas avoir de chauffage à l’hôtel
  • Se coucher sous 6 couvertes de laines (!!!)… et avoir froid quand même
  • Dormir avec tuque, gants, bas…
  • Laisser couler le filet d’eau chaude de la douche 15 minutes pour créer un espace sauna
  • Étancher sa soif avec une tasse d’eau chaude
  • Utiliser nos sacs de couchage même à l’hôtel
  • Sortir de la chambre pour se rendre compte qu’il fait plus chaud à l’extérieur que dans l’hôtel
    La Paz!
    La Paz!

La Bolivie c’est aussi:

  • Se rendre à l’évidence qu’il est impossible de jogger
  • Marcher sur le trottoir du côté ensoleillé et idéalement à l’abri du vent
  • Partir longtemps à l’avance car on ne peut pas courir!!
  • Fermer les portes… l’expression « on chauffe le d’word » ne s’est pas rendue jusqu’ici. Ah c’est vrai, il n’y a pas de chauffage! Au moins sans courant d’air! Donnez-vous une chance!
  • L’équipe nationale de soccer Bolivienne gagne très souvent à La Paz (3700m) mais perd toujours à l’étranger…

    Laguna rosée
    Laguna rosée
Tout un spectacle vu du train
Tout un spectacle vu du train

A notre entrée en Bolivie, on cherche le gaz. On nous dit dans 5 km, puis on fait 5 km et on nous dit dans 5 km… on fait ça pendant près de 150 km jusqu’à une station d’essence. Une fois-là, ils nous annoncent qu’ils n’en n’ont plus. Grrgh!

« Et c’est où la prochaine station »

« 5 km »

20 km passent. L’armée nous arrête.

« C’est où la prochaine station »

« 5 km  dans la courbe ».

Maudite marde… on fait la file mais ils ne veulent pas nous en vendre! Le prix international est 2,5x le prix bolivien. On veut du gaz. On ne se rendra pas à La Paz sur les vapeurs. On va payer. Nous n’avions pas compris qu’ils se négociaient une vente sans facture. C’est une leçon qu’on aura apprise pour le reste de notre voyage en Bolivie. Pas de facture, le gaz coûte 7 bolivianos le litre (1,10$) mi-chemin entre 9,11 bolivianos, le prix international et 3,75 bolivianos prix local.

File à la station
File à la station

 

Notre passage à Copacabana est fascinant. Un peu à cause du lac et du charme de la ville mais surtout parce que nous avons droit à tout un show!  À bout de souffle, les pauvres gens grimpent au calvario. Au sommet, on y achète des miniatures pour les faire bénir par des sois disant représentants du « pouvoir occulte »! Ils font faire la bénédiction de voitures, camions, paquets d’argent Monopoly, maisonnettes et poupées.

Le dimanche, c’est en face de l’église que ça se passe… cette fois-ci, ce ne sont pas des miniatures mais bien les vraies voitures.  Elles sont décorées de fleurs, guirlandes, choux. Après la bénédiction du père avec de l’eau bénite dans tous les racoins de la voiture (et la remise d’un 10 bolivianos par le propriétaire), on lance des grains de riz, on brasse le champagne, on en verse sur l’auto et on fait exploser les pétards! Un peu plus et le Suzucamp y passait.

Le Salar d’Uyuni est notre deuxième fascination Bolivienne. On dirait un grand lac gelé. C’est l’impression que cette immense étendue de sel blanc nous donne. On a froid, ça ne fait qu’améliorer l’effet!

On se paye un grand luxe…une nuit dans un très bel hôtel de sel. Les murs sont en brique de sel! Les joints aussi! Ah, et le mobilier! Chaise, tables, lit… on y fait la rencontre de sympathiques voyageurs qui sont surpris de nous voir boire de la bière à cette altitude. Ils nous jasent ça entre deux respirations à même la bombonne d’oxygène dans le lobby. Bien que l’altitude nous fasse souffrir, notre mois passé en altitude nous a clairement permis de s’acclimater!!

Salar de Uyuni
Salar de Uyuni
Petite bière en altitude confortablement installé sur un fauteuil en sel
Petite bière en altitude confortablement installé sur un fauteuil en sel

La route des Incas, un Picchu et un Ticaca!!

Cusco, 17h. Après une longue journée de visite de la vallée sacrée, on reçoit un appel qui nous annonce qu’on part en trek ce soir et non plus demain matin!!?? Quoi?? Il y aura grève générale demain et les routes seront bloquées. L’agence avec qui nous ferons le trek Salkantay nous donne rendez-vous à 21h et non à 5h demain matin. On fait notre sac rapido-presto, on engouffre un octavo (1/8 de poulet) et une camionnette se pointe pour nous faire rencontrer le reste du groupe.

Akutchu chicos!! On entre dans une camionnette déjà bien pleine, on met les bagages sur le toit. Ça forme une belle pyramide. On espère que ça tiendra. Nous partons dans la nuit avec le guide, le cuisinier, le monteur de tente, quatre Suisses, deux Américains et nous trois!! 1h du matin, on arrive à notre très fraîche destination. Les tentes se montent sur un pré plutôt poivré de «boose» de vaches. C’est glissant ça!!

Salkantay
Salkantay

En se levant le lendemain matin, nous sommes agréablement surpris par la vue splendide qui nous est offerte. Le soleil nous permet de voir une très longue vallée et de nombreux sommets de montagnes. Ça agrémente le déjeuner de belle façon.  La nuit très froide nous a donné plus de peur que de mal.

Vivifiant!
Vivifiant!

S’amorce alors un trek de cinq jours/cinq nuits qui nous permet d’atteindre la passe du Salkantay à près de 4600m d’altitude. Avons-nous besoin d’ajouter que nous sommes à bout de souffle simplement en y songeant! L’insulte suprême pour les Ironman! Le cuisinier amorce la marche une bonne heure après nous. Il nous dépasse bien sûr et histoire d’en ajouter une couche, il a le temps de préparer le lunch avant notre arrivée à la pause du midi?? Pas facile…

Notre groupe dans la "Salkantay Pass"
Notre groupe dans la « Salkantay Pass »

C’est dans ce passage venteux et pluvieux que nous offrons à Pacha Mama (la terre) tout notre respect avec l’aide de notre guide Quechua. Le sommet enneigé du Salkantay à 6300m n’est heureusement pas au programme!!

à 4600m
à 4600m

Un trek en montagne offre vraiment de tout. Soleil intense, lèvres gercées, vent constant, pluie, bruine, boue, froid, paysages verts, ciel bleu, UN CONDOR, des chevaux porteurs… on doit adapter notre habillement à toutes les heures du jour. La nuit, on s’engouffre dans notre bolsa de dormir et on espère ne pas geler. Une belle aventure malgré tout!

T'es certaine que tu veux le r'avoir?
T’es certaine que tu veux le r’avoir?

 

La dernière journée du trek nous permet d’admirer le fameux site sacrée du Machu Picchu. Nous ne sommes pas déçus. Les Incas travaillaient la pierre de façon précise et parfaite. Une grande merveille du monde! On a la chance de gravir le sommet voisin du Wayna Picchu qui permet une vue en plongée sur le Machu Picchu. Spectaculaire!!

Fut prise qui croyait prendre!
Fut prise qui croyait prendre!

 

À quelques minutes du lever de soleil
À quelques minutes du lever de soleil

On revient sur Cusco, on embarque dans le SuzuCamp modifié pour trois passagers et on roule jusqu’à Puno. C’est là qu’on découvre le lac Titicaca et qu’on a le plaisir de passer une nuit sur l’île d’Amantani. Au passage on fait connaissance avec les habitants des îles flottantes et ceux de l’île de Taquile. Fascinant!!

Pour le fun!
Pour le fun!

 

Le mari brode le châle pour sa femme
Le mari brode le châle pour sa femme

C’est à l’aide de leur tuque, qu’ils ont tricoté eux-mêmes, que les hommes vivant sur l’île de Taquile dévoilent leur état civil!! La qualité du tricot est un critère de sélection important pour le futur beau-père qui lui offrira la main de sa fille. De plus, il portera une ceinture tissée, doublée des cheveux de sa future épouse. En terminant, ils auront deux enfants avant de convolés en juste noces!!

Tricots de Taquile
Tricots de Taquile
La pause
La pause

 

Hasta luego chicos y chicas!!

 

Akutchu = Allons-y en Quetchua

En route vers Cusco et la vallée sacrée

En revenant de l'école!
En revenant de l’école!

Entré illégalement aux USA, le proprio du resto d’un pueblito où l’on s’arrête pour l’almuerzo, nous accueille fièrement avec quelques mots d’anglais. Il a vécu aux USA pendant cinq ans sans voir sa famille. Toute une aventure dont il nous explique les détails.

Les péruviens ne peuvent pas visiter les USA comme nous. Ils doivent obtenir un visa. Le plus « facile » à obtenir est un visa de transit. Dans le cas de notre ami, la première étape est d’élaborer un scénario lui donnant une raison de quitter le pays. Il va suivre une formation en Chine pour son emploi, fictif bien sûr!  La deuxième étape est d’obtenir un visa pour la Chine. Ensuite, il achète un billet d’avion pour Shanghai avec une correspondance à New York.  Quatrième étape, il applique pour un visa de transit aux États-Unis qui permet l’arrêt dans un aéroport. Rendu à New York, on sort de l’aéroport et à lui le rêve américain!!

Cinq ans de travail au New Jersey pour un entrepreneur péruvien… ses connaissances en anglais et de la culture américaine sont sommaires. Il vit dans le ghetto péruvien. Maintenant il possède un restaurant au Pérou et des souvenirs inoubliables!!  Il rêve toujours de retourner aux USA. Prit à avoir travaillé illégalement, ses chances d’un retour vers le pays de l’oncle Sam sont minces. Il était bien déçu d’apprendre qu’on venait du Canada.

Arequipa et les pics enneigés
Arequipa et les pics enneigés

On quitte l’altitude zéro du Pacifique, cette belle route qui longe l’océan, ses vagues qui déferlent sans cesse, ses pequeno pueblos de pescadores, ses oasis et on fonce dans la Cordillère des Andes vers Arequipa. Il fait soleil et on est encore en culottes courtes! On est aussi ben d’en profiter car à partir d’Arequipa, ce sera le kit automne-hiver!?

Vêtements colorés
Vêtements colorés

Après plusieurs heures de route, car pour passer de 1500 mètres à près de 3000 mètres il faut traverser des vallées, des canyons, franchir des sommets et j’en passe… On commence finalement à apercevoir les trois pics enneigés de 6000 mètres qui forment la toile de fond d’Arequipa. Impressionnant!

Monastère d'Aréquipa
Monastère d’Aréquipa

L’exploitation minière dans cette région du Pérou est très forte. On croise d’ailleurs une foule de camion-escorte de marque Toyota de l’année!! Rien de moins!! Disons que j’échangerais mon Suzuki contre un de ces pick-up King Cab, mais pour une journée seulement!!

Arequipa est une perle blanche. La ville a été construite à l’aide d’une pierre volcanique plutôt blanchâtre qui lui donne un aspect très éclatant sous le soleil. Son zocalo est très vert et orné d’une fontaine, de fleurs et de palmiers. L’architecture coloniale tout en arches entourant cet espace offre une superbe carte postale.

Tissus andins
Tissus andins

On peut même y visiter un monastère qui forme littéralement une citadelle dans la ville. Construit sous le règne Espagnols, on y circule par un réseau de rues ayant pour nom des villes d’Espagne comme Séville et Cordoba. Les petits quartiers formant ce ‘village’ sont peints en bleu, rouge, blanc et jaune ce qui donne un aspect fort éclatant au site.

Après ce bref intermède à Arequipa, on fonce encore plus haut à la rencontre de notre amie Ninon. C’est avec fébrilité qu’on l’accueille à l’aéroport de Cusco avec le Suzucamp.

Nous découvrons avec émerveillement la Vallée Sacrée! Les sites de Saqsaywaman, Moray, Ollaytantambo sont spectaculaires!! Bien que nous ayons grandement apprécié nos visites du nord du pays, nous comprenons facilement pourquoi la majorité des touristes viennent au sud.

On dit qu’une photo vaut mille mots.

Hasta luego chicas y chicos!!

Spectacle inclus dans notre boleto turistico
Spectacle inclus dans notre boleto turistico
Vue des salinas
Vue des salinas
Vallée Sacrée
Vallée Sacrée

 

Salinas
Salinas
Impressionnant de penser qu'ils ont déplacé ces roches!
Impressionnant de penser qu’ils ont déplacé ces roches!
Trio a la Vallée Sacrée
Trio a la Vallée Sacrée
Vue de Cusco du site "sexy woman"
Vue de Cusco du site « sexy woman »
Lavoir du couvent
Lavoir du couvent
Solnours à Cusco
Solnours à Cusco
Ninon et les coupes parfaites Inca
Ninon et les coupes parfaites Inca
Ollaytantambo
Ollaytantambo
Moray
Moray
Certainement plus dégueux que les gusanos
Certainement plus dégueux que les gusanos
Pieds nus!
Pieds nus!
Appréciez votre travail!
Appréciez votre travail!

 

Spectacle au centre culturel de Cusco
Spectacle au centre culturel de Cusco

Ça tremble un peu fort, non?

On se pointe à Lima avant midi mais nous sommes ralentis par le trafic. Huit millions de personnes génèrent tout de même son lot de congestions routières. On rate alors notre rendez-vous à l’ambassade du Brésil pour y déposer notre demande de visa.

On nous explique qu’on doit revenir le lendemain, avant midi, pour y soumettre notre candidature avec nos états bancaires des trois derniers mois, une photocopie de carte de crédit, un itinéraire de notre périple au Brésil et soixante-cinq dollars US. Un chausson avec ça!

Ambassade du Brésil
Ambassade du Brésil

Le jour suivant on a bien sur dû lever le ton pour expliquer au représentant de l’ambassade que nous n’avions pas de billet d’avion ou d’itinéraire confirmé par une agence car nous voyageons en voiture. Nous leur avons fait comprendre qu’ils n’ont rien à craindre, qu’on ressortira du pays… Paraît-il qu’ils ne font qu’appliquer la même médecine que le Canada impose aux brésiliens qui veulent venir dans notre beau pays?! Bref, ils sont plutôt envahissants et suspicieux.

Confortablement installés dans notre belle chambre au 11ième étage, notre idée de prendre une semaine de répit à Lima s’avère fort à propos. On doit attendre nos visas alors on en profite pour aller au gym à tous les matins, on reçoit le journal quotidiennement, on a une vue splendide sur Lima, les déjeuners sont fruités à souhait, la connexion wi-fi est performante, le lit est immense, on a même eu droit à la présence de l’équipe de soccer professionnelle Allianza… On est dans le grand luxe pour la première fois depuis un sapré moment et pour la quart du prix!! Vive Sky Auction et le Casa Andina!!

 

Le quartier Miraflores à Lima sied sur une falaise et à ses pieds se trouve le Pacifique et ses vagues déferlantes. Les adeptes du parapente et du surf profitent des largesses qu’offre l’emplacement de ce quartier. Un parc bien aménagé s’y trouve et les expats y déambulent en grand nombre. On retrouve tout ce qu’il faut pour passer un bon moment à Lima. Au point que nous pourrions considérer s’y installer, un jour!!

Notre top 5 de Lima

  1. Quartier Miraflores, ses restos cool, ses boutiques, sa falaise en bord de mer…,
  2. Parc sur l’océan pour courir, jouer au tennis, surfer… et voler en parapente,
  3. Centre d’achat chic avec un Tony Romas (on s’est retenu car on est au régime)
  4. Épicerie comme chez nous, Chez Wong! Oui, oui, les chinois sont prospères au Pérou,
  5. Centre historique et archéologique en plein centre-ville!

Un midi, alors que je jase avec mon père (skype), dans le confort de notre chambre. Le plancher, les fenêtres, les chaises, tout se met à vibrer? Quelques secondes plus tard, une deuxième séquence de vibrations sévit. Ni une, ni deux, je salue mon père et nous sortons de l’hôtel rapidement. C’est un tremblement de terre de 5,6 qui nous fout la trouille. On apprend alors que la terre tremble depuis toujours au Pérou!! Même les Incas bâtissaient en conséquence… Bienvenidos en Peru!!

Notre hôtel à Lima... en es`pérant que les petits blocs soient antiséisme
Notre hôtel à Lima… en es`pérant que les petits blocs soient antiséisme

Deux pneus de notre bolide sont percés de vis. On profite de notre congé de la route pour les faire réparer. Les deux gars qui attendent derrière nous en BMW M3 sont plutôt intrigués par notre plaque du Québec et nos bas de portes en « duck tape »!! Hi! Hi!

La communauté chinoise est très bien représentée au Pérou. À la fin du 19ième siècle, une vague d’immigrants chinois s’y sont pointés car le travail ne manquait pas. Ainsi aujourd’hui on peut facilement déguster des mets chinois dans une chifa et ce dans toutes les villes du pays. Les Péruviens sont d’ailleurs très friands des riz frits!

Les parapentes s'en donnent à coeur joie en cette journée ensoleillée de Lima
Les parapentes s’en donnent à coeur joie en cette journée ensoleillée de Lima

Notre semaine de vacances terminée au Casa Andina et toujours dans l’attente de nos visas brésiliens, on se pointe alors dans une auberge de jeunesse. On y passe une seule nuit. On a d’ailleurs la chance de pouvoir camper dans le SuzuCamp sur le stationnement de l’auberge. On passe alors de notre chambre du 11ième étage au confort de notre camion, ouf!!!

On prend finalement possession de nos passeports à l’ambassade du Brésil. On continue notre route sur la côte Pacifique en direction de Nazca. C’est là qu’on peut voir d’énormes figures tracées sur le sol désertique. Par exemple, du haut d’une tour d’observation, on peut voir un arbre, un oiseau… Il y a des centaines de ces géoglyphes qui ont été fait il y a plus de 1500 ans!!?? Plutôt surprenant que cet écosystème désertique conserve si bien ces images à même le sol.

La grenouille...ou les mains à Nazca
La grenouille…ou les mains à Nazca

À notre grande surprise, la côte pacifique nous réserve des apparitions plutôt uniques. On croise, quelques oasis au fond de canyons entre les montagnes. Ces îlots verdoyants nous offre la chance de goûter des olives, des clémentines et même du miel à l’eucalyptus!! Wow! Vraiment fascinant de passer du désert en bord d’océan à ces enclaves agricole au climat quasi parfait!!

Grande primeur… notre nouvelle collaboraton au site Moi mes souliers!! C’est le portail d’information francophone destiné aux globe-trotteurs en tous genres. Nous ferons régulièrement une chronique sur la forme et la santé en voyage. Allez voir notre premier article en cliquant sur le lien suivant: Étirer l’élastique en voyage.

Hasta luego chicos y chicas!!

 

Depuis notre départ…

On a quitté Montréal le 3 novembre 2013,

Ça fera bientôt huit mois que nous sommes sur la route,

On a roulé plus de 23 000km avec notre bolide,

On a douze nouvelles estampes de pays dans notre passeport,

Visser les pentures
Fabrication du Suzucamp

 

Surprise

Il est possible de voyager sans se faire voler,

C’est en Colombie que l’on retrouve les forces de l’ordre les plus aimables!!

On a eu la chance (et aura) de voir de la famille et des amis régulièrement,

Delicate Arch
Adeline à Delicate Arch

 

Pierre et Claire au Double Arch
Pierre et Claire au Double Arch

 

La grande vie!
La grande vie!

 

Gratte-ciels de Panama city
Gratte-ciels de Panama city

 

On a eu la chance de faire une croisière,

On a même contourné la pointe sud de l’Amérique,

Au moins il y en avait un qui faisait la vedette
Au moins il y en avait un qui faisait la vedette

Il est possible d’écouter la radio de Montréal (et le hockey) à partir de n’importe où,

 

Bouffe

Le café Colombien est vraiment exceptionnel,

Le blé d’inde est utilisé partout, partout, partout,

La patate est aussi utilisée tout partout,

Une soupe vient toujours avec une pièce de l’animal qui a servi de base,

Les œufs ne sont jamais au frigo,

Le poulet, sous toutes ses formes, est disponible partout, partout, partout,

Les jus de fruits sur la rue sont toujours très bons,

Les kiosques de nourriture de rue rendent plus heureux que malade,

Papas...un peu gras mais tellement bon!
Papas…un peu gras mais tellement bon!

 

Un épi de maïs mauve est toujours surprenant à voir,

La bière est universelle,

Mc Do offre le café et la crème glacée les plus abordables,

La canne à sucre occupe encore une grande part de l’agriculture et le l’alimentation,

 

La route

La Chevette et La VW Beetle roulent encore sur les routes,

Il faut payer son passage sur toutes les autoroutes,

C’est au Mexique que le voyage en auto coûte le plus cher,

Et en Équateur que ça coûte le moins cher,

Une copie couleur de votre passeport fait le travail dans beaucoup de situations,

Les mécaniciens automobiles sont aussi fiables que les nôtres,

Una nueva rotula en Loja, Ecuador!
Una nueva rotula en Loja, Ecuador!

 

 

Argent

La devise américaine est encore et toujours très utile à avoir en sa possession,

Les billets costariciens ornés d’animaux sont les plus beaux,

On trouve toujours un guichet automatique pour renflouer nos poches,

 

Les fameux pesos argentins
Les fameux pesos argentins

 

Culture

Le soccer est sans contredit le sport le plus populaire,

Lionel Messi est la figure sportive la plus utilisée dans le monde médiatique,

Le piéton n’a jamais priorité sur la rue,

Les gaines de corps sont encore très populaires,

Un bébé est très confortable attaché dans le dos de sa mère à l’aide d’une pièce de tissu,

Les femmes sont en ville... pour aller au guichet
Les femmes sont en ville… pour aller au guichet

 

Beaucoup de femmes travaillent au champ avec un bébé sur le dos,

Les chapeaux servent uniquement à se protéger du soleil et non d’artifice mode,

La langue espagnole est facile à comprendre,

Les sous-titres en espagnol sont très utiles pour apprendre la langue,

Muchas gracias ouvre facilement une foule de portes,

La corruption existe dans tous les pays,

 

Question existentielle

Doit-on encourager les enfants qui vendent un cirage de chaussures sur la rue?

 

Trucs du voyageur

Un kit à café soluble est fort réconfortant au lever,

L’internet est un outil incroyablement utile et Mc Do offre souvent une bonne connexion Wi-Fi,

Ne partez pas sans une corde à linge dans votre valise,

Notre Suzucamp "dans la chambre"
Notre Suzucamp « dans la chambre »

 

Un bâton de marche est très efficace pour éloigner les malfaiteurs,

 

Aussi

Les cordonniers sont pour la plupart très fiables,

Les réparateurs de montres aussi,

Et les exemples de débrouillardise du peuple sont quotidiens.

Sacs à dos ingénieux
Sacs à dos ingénieux

 

 

Hasta luego!

Le berceau des Amériques…

Camion bien chargé!
Camion bien chargé!

Le nord du Pérou n’a pas bonne réputation et malheureusement reçoit peu de touristes. Probablement que les avertissements des guides de voyage nous informant des attaques « choke & grab » sur les sites archéologiques n’aident pas à populariser la destination. Quant à nous, après un mois de pluie quotidienne en Équateur, c’est avec grand plaisir que nous découvrons, poivre de cayenne en main, la côte nord désertique du Pérou.

Incroyable paysage... du sable à perte de vue
Incroyable paysage… du sable à perte de vue

Top premières impressions du Pérou:

  • Camions ultra chargés de foin et de canne à sucre… sur la Panaméricaine.
  • Le désert, la poussière (partout, partout, partout) et les Tuk-Tuk nous rappellent l’Inde!
  • La pauvreté est frappante. Les habitations faites en bambou ou paille tissée sont abondantes. L’autre type de construction populaire utilisée depuis plus de 2000 ans : la brique d’adobe (terre).
  • En ville,  les gens se construisent des murs de 2 à 3 mètres de haut pour entourer leurs maisons.
  • L’Inca Kola, ce n’est pas seulement une légende. Ils en boivent en quantité  industrielle de ce liquide jaune. Ça goûte comme notre cream soda.
    Après un mois de pluie en Équateur, ce paysage est le bienvenu
    Après un mois de pluie en Équateur, ce paysage est le bienvenu

     

     

     

     

    Top Pimentel (petit village près de Chiclayo):

  • Boardwalk digne de Fort Lauderdale,
  • Long quai qui avance dans la mer qui servait au transport du sucre au cours du siècle dernier. On doit acheter un billet pour y accéder et ça assure un minimum de sécurité et de surveillance,
  • Nombreux restos de poisson et fruits de mer avec vue sur le Pacifique,
  • Proximité de plusieurs sites archéologiques Chimu,
  • Pêcheurs qui utilisent les bateaux en paille totora pour pêcher dans l’eau froide du Pacifique. Ces embarcations sont utilisées depuis des milliers d’années!

Top Lambayeque, Sipan & Tucume:

  • Musée Tumbes Reales (tombes royales) qui nous plonge dans la pénombre dans le but de conserver corps et objets en cuivre recouverts d’or… À cette époque, la mort du roi entrainait le sacrifice de sa cour, ses femmes, enfants, lamas?! Malheureusement, on ne pouvait pas prendre de photo,
  • La tombe du Senor de Sipan avait été préservée intacte car on bâtissait en pyramide par-dessus la pyramide précédente,
  • Intéressant d’apprendre que suite au pillage des tombes, les recherches et la vigilance aux douanes américaines a permis de retrouver des objets jusqu’aux USA et en Europe,
  • Site archéologique en brique d’adobe (sable, eau, paille, coquillages)… c’est cool mais pour la préservation, bien que ça soit assez solide, les intempéries ont souvent raison des structures,
  • Ça ne fait que 20 ans que ces sites Chimu sont passés au peigne fin par des équipes d’archéologues… le meilleur est à venir!

Top Huanchaco et Trujillo:

  • Surf en wet-suit à Huanchaco… et toute la culture et la faune qui vient avec! Certains sont là pour surfer et d’autres pour vendre leur artisanat (argentins),
  • Bord de plage avec restos, pêcheurs, quai, terrain de jogging,
  • Manger un type de poisson différent à tous les jours,
  • Passer un après-midi dans un centre d’achats moderne et siroter un petit café Juan Valdez comme si on était chez-nous,
  • Centre de Trujillo, sa grande place, ses rues piétonnes et ses bâtiments coloniaux.

Top Chan Chan (Arco iris, Esmeralda, Huaca de la Luna…y Sol):

  • Bas-relief en terre fait par les Moche, amicalement surnommés la culture de la bouette,
  • Site où on est les seuls touristes et où on peut prendre toutes les photos qu’on veut,
  • Chiens chauds ou Viringo: ces chiens sont une espèce endémique du Pérou. Leur température corporelle est supérieure à celle des chiens de chez nous. Les ancêtres les utilisaient pour guérir les rhumatismes, l’arthrite et même la grippe,
  • Bonnes visites guidées en même temps que notre leçon d’espagnol,
  • Poche : le risque d’attaque et le manque d’indications pour se rendre aux sites.

    Chien chaud... littéralement
    Chien chaud… littéralement

Top Caral-Supe:

  • Le berceau de l’Amérique!! Visiter le deuxième plus vieux site de présence humaine au monde après la Mésopotamie!! Quelques 250 ans avant l’Égypte!
  • Ils ont commencé à excaver en 1994 et 15 ans plus tard, ils étaient admis sur la liste de protection du patrimoine de l’Unesco!
  • C’est une civilisation qui a utilisé la pierre et non la terre comme les Moche ou Chimu. La région a 20 sites, Caral est le plus gros… il y en a 8 autres qui sont à être excavés,
  • Constater que l’aide de pays étrangers permets aux Pérou de bâtir des sites de classe internationale (toilette, stationnement, petits kiosques…),
  • Le logo du Pérou est inspiré d’un pétroglyphe en forme de colimaçon retrouvé sur ce site!!

 

Un drapeau canadien à l’horizon…

C’est à regret que nous avons quitté la plage de Puerto Lopez. On était bien, sur la côte Pacifique de l’Équateur. On a pu manger du poisson au quotidien et prendre des apéros en bord de mer!! La température plus chaude nous a permis de relaxer et surtout de prendre le dessus sur nos rhumes!

On a donc repris la route des montagnes en direction de Cuenca. Chemin faisant, on est allé se perdre à Guayaquil pendant près d’une heure… Malheureusement, notre GPS est plus près de la boussole qu’autre chose… Il montre une route mais le bolide est constamment à côté de celle-ci?? Essai, erreur, essai, erreur… On a finalement trouvé la bretelle du pont!! Yahoo!

Une heure avant de se pointer à Cuenca, on a eu la chance de traverser le parc national Cajas. Une superbe balade dans le paramo! En effet, cet écosystème qui fournit l’eau à la vallée de Cuenca, nous a permis de voir une foule de lagunes au détour des nombreuses courbes de la route!

 

Cuenca est une ville qui a gardé son charme colonial malgré la forte présence occidentale. Beaucoup d’américains s’y sont installés pour leur retraite profitant d’un climat printanier à l’année. Les rues sont encore faites de pavés et on peut y admirer plusieurs églises. Le rio Tomebamba provenant des montagnes coule en son centre et permet une jolie promenade sur sa rive. On peut y découvrir des vestiges Incas. On y a acheté notre fameux Panama Hat! Et on a même pris la chance de goûter au cuy!


Le cuy est une délicatesse que les Équatoriens s’offrent occasionnellement. On l’enfile sur un bâton et on l’enduit d’un beurre d’achiote pour le cuire sur charbon de bois… Mais qu’est-ce que du cuy? C’est du cochon d’Inde!!!! Le goût est doux mais l’image qui nous reste en tête est difficile à oublier… Bref, vive les ailes de poulet!

En compagnie de la présidente d'Homero Ortega
En compagnie de la présidente d’Homero Ortega

  Anecdote : Le chapeau ‘Panama’ est originaire de Cuenca en Équateur et non du Panama. C’est ce chapeau reconnu pour sa légèreté et son confort qui fut fourni à tous les travailleurs du canal de Panama au début du siècle dernier. C’est ainsi qu’il se procura un ‘nom’ et la popularité dont il jouit encore aujourd’hui! Les chapeaux Homero Ortega

Trois nuits plus tard, on a repris la route vers le sud en direction de Vilcabamba. Située dans la vallée de la longévité, une foule de retraités de pays développés occidentaux s’y sont établis. Malheureusement, le centre du village n’est maintenant occupé que par des cafés et des restaurants accessibles seulement aux touristes fortunés. Les locaux ne peuvent pas s’offrir les plats qui y sont servis. Solidarité obligeant, on a donc fréquenté seulement les restos Équatoriens!!

Un gros garage : En chemin, on a dû s’arrêter pour remplacer une des rotulas Costaricienne par un modèle Équatorien! On avait pourtant changé les deux le 1er janvier 2013 à Tamarindo au Costa Rica. Sachant que Vilcabamba est reconnu comme un village qui abrite plusieurs centenaires, nous espérons que ça aura un effet sur notre SuzuCamp!! Facture 20$!

Après cette dose de longévité, on fonce vers le Pérou!! On a dû littéralement s’extirper pendant près de cinq heures des montagnes Équatoriennes avant de voir notre premier drapeau Canadien ou plutôt Péruvien!! 200km de courbes ininterrompus !

Le Drapeau Péruvien ressemble étrangement au drapeau Canadien. Il ne manque que la feuille d’érable!! Nous fûmes confondus en traversant le pont international qui relie l’Équateur et le Pérou à la vue de ce drapeau rouge et blanc… Le drapeau Péruvien

Ce passage de douanes fut le plus facile depuis notre départ du Québec. Est-ce l’expérience ou la bonté des douaniers de ces deux pays… bref, dès notre départ des douanes péruviennes, on a pu constater que  le niveau de vie du Pérou est vraiment inférieur à celui de l’Équateur.

Le pétrole Équatorien y est pour beaucoup. On a retrouvé, non sans déception, le litre d’essence à 3.70 Soles ou 1.40$… Les voitures sur la route sont majoritairement âgées de plus de quinze ans. On croise sur la chaussé des ânes, des chèvres, des poules, des chiens et des bus …

Toutefois, on est sorti des montagnes!! On est entré dans le désert de la côte Péruvienne, c’est plat et on avance maintenant à une moyenne de 80km/h au lieu des 50km/h des six derniers mois… Le pilote et le co-pilote apprécient cette pause de courbes incessantes!! En plus, il fait soleil au Pérou!!!! À nous les Moche, Chimu, Incas…