Le Portugnol, ça vous dit quelque chose?

Nous sommes dans l’une des régions sauvages les plus vierges du globe soit le Pantanal. C’est le paradis des animaux et de leurs observateurs. On a pu voir un tamanoir à bandeau, un loup, des chouettes, des nandous d’Amérique (petite autruche), des hérons  et poissons en quantité industrielle (Piranha, dourada, piraputanga, pintado) ENTRE AUTRES!!

Nos petites chouettes...Chevêche des terriers
Nos petites chouettes…chevêche des terriers
Sur notre route du Pantanal... tamanoir, nandou et capivara
Sur notre route du Pantanal… tamanoir, nandou et capivara

Il fait 35 degrés durant la journée et un peu plus de 20 degrés durant la nuit. Parfait pour le camping et pour vivre à l’extérieur durant toute la journée!! Nous nous sommes installés dans un camp de pêche. Voici le lien Cachoeira das Palmeiras

La vie au camp de pêche
La vie au camp de pêche

Les Brésiliens sont vraiment très accueillants! Ils sont très heureux de nous faire connaître leurs us et coutumes. Ce grand pays est peuplé d’un mélange de portugais, d’africains, d’allemands, d’italiens… bref un bien beau tissu à découvrir!

On mange du p'tit poisson frit avec Sergio le proprio
On mange du p’tit poisson frit avec Sergio le proprio
Notre chute au camp de pêche
Notre chute au camp de pêche

À notre grande surprise, ils ont une oreille plutôt flexible. En effet, ils nous comprennent plutôt bien. Nous devons tout de même utiliser toutes nos connaissances des langues pour arriver à se faire comprendre en Portugais.

Évidemment, la langue française est une bonne base pour commencer mais l’espagnol est clairement notre planche de salut. Notre passage dans les pays utilisant la langue espagnole pendant près de dix mois maintenant, nous aide incroyablement. Ça prend aussi un peu d’anglais et d’italien pour l’accent et quelques mots de portugais pour arriver à communiquer… C’est ainsi que l’expression ‘Portugnol’ est née!!

Par exemple… Prenez un accent anglais et prononcez;

  • Ca-tor-cé… qui veut dire quatorze!!
  • Car-ta-o… qui veut dire carte!!
  • Cer-ve-ja… qui veut dire bière!!
  • Passar… qui veut dire passer!!
  • Tshi-mi-djo… qui veut dire timide!!

Bref, un peu de Portugnol prononcé à l’anglaise avec quelques ‘sh’, ‘sh’, et ça fait le travail!

Siriema... un oiseau très élégant
Siriema… un oiseau très élégant

Un des moyens pour se rafraichir durant la journée est de s’offrir un ‘sorvete’ !! Les Brésiliens en sont très friands. En effet, les palettes et la crème glacées sont en vente partout. Les rues principales de tous les villages ont d’ailleurs plusieurs commerçants…

Toutefois, ce qui surprend le plus est le nombre de saveurs des dites palettes glacées. On retrouve au Brésil une foule de fruits que nous n’avons jamais vus de notre vie. Il n’est donc pas rare de se voir offrir jusqu’à soixante saveurs différentes!! On peut même y manger un ‘sorvete asado’ ! Soit de la crème glacée grillée au four!?

Sorvete assado
Sorvete assado

Reconnaissez-vous quelques saveurs?

Abacate, abacaxi, açai, bacuri, buriti, cacauaçu, caja, caju, cerveja, chokito, coco, cupuaçu, figo, goaiba, limao, mamao, manga, maracuja, melao, morango, murici, nata, paraense, sapoti, siriguela…

Notre plus beaux problèmes est de se choisir une saveur différentes à tous les jours!!! Un bien beau problème! Vive la chaleur du Brésil!!

 

Sur la route vers Palmeiras
Sur la route vers Palmeiras
La churrasco... avec notre ami et prof de portugais Heitor
La churrasco… avec notre ami et prof de portugais Heitor
D'la poussière après 4h de route ou 100 km!!
D’la poussière après 4h de route ou 100 km!!

Mine de rien, nous en sommes déjà à notre cinquante-troisième blogue depuis notre départ!! Alors à la demande générale ou plutôt de un de nos lecteurs (Merci Luc), voici quelques moments épeurant de notre vie de voyageurs!

  • Mendoza, Argentine; 4h du matin, on dort dans la tente, un individu s’enfarge dans un câble qui tend le toit. La tente bouge dans tous les sens. On a peur d’en sortir. J’empoigne mon trépied de caméra, Marie-Anne son poivre de cayenne, on crie, on sacre et on sort de la tente en trombe… il n’y a plus personne. La police et le gardien du camping discutent un peu plus loin. On apprend alors qu’un meurtre a été commis dans le parc voisin!? Ils essaient de nous rassurer… Non négociable, on se ramasse et on prend le premier bus pour quitter les environs!! Chiant.

 

  • San Agustin, Colombie; Le chemin de terre d’une centaine de kilomètres y menant nous permets soudainement de croiser quatre chars d’assaut de l’armée!? Instantanément, on pense alors aux FARC qui traînent probablement encore dans le coin malgré la présence de l’armée Colombienne. Rendu à San Agustin on nous explique que les FARC ne nous attaquerons pas, ce sont plutôt les ‘guerilleros commun’ qui pourraient sortir de la jungle et nous « faire les poches » à la pointe de leur fusil mitrailleur. Malheureusement, on doit reprendre ce même chemin pour poursuivre notre périple ou une autre route tout aussi inspirante qui porte le surnom de la ‘’Trampolina de la Muerte’’?! Mmmmmm, laquelle choisir?!

 

  •  Isla de La Plata, Équateur; On nous invite à se baigner dans le pacifique pour jeter un coup d’œil au récif de corail et aux poissons colorés qui s’y trouvent. Quelques instants plus tard, une raie noire de 2 mètres surgit des profondeurs et se dirige sur nous (comme celle qui a tué l’Australien Steve Irwin)… on crie et on se débat, on se rend compte que nous ne sommes vraiment pas dans notre élément. On est pris au piège, la raie retourne soudainement vers le fond de l’eau et on est quitte pour une bonne peur! Après vérification, c’est une raie Manta plutôt inoffensive qui est venue nous dire bonjour. À voir sur youtube

 

  • Douane de Nogales, Mexique; Ça fait vingt fois qu’on révise… Preuve d’assurance mexicaine pour l’auto, permis de conduire, immatriculation, passeports, argent, je suis rasé et Marie-Anne est maquillée! On se pense prêt à entrer au Mexique… on s’inscrit même sur le site du gouvernement canadien et on avertit nos parents de notre passage à Nogales. A-t-on réussi à prévoir l’imprévisible? Bien sûr que non. Rendu à la douane, deux jeunes hommes au polo officiels du Mexique nous souhaitent la bienvenue avec le sourire?! Deux estampes dans nos passeports plus tard, on roule sur la ‘main’ à Nogales au Mexique, la musique joue à tue-tête, les revendeurs de barbe à papa, de ballons et de blé d’inde sont là… on a quand même encore les dents serrées car on doit importer temporairement notre véhicule au Mexique. Malgré les explications des douaniers, on trouve bizarre qu’il faille se rendre au bureau d’import à cent quarante kilomètres plus loin pour officialiser le tout… Un poco nervioso!

 

  • Autoroute Nogales-Hermosillo, Mexique; On vient de passer les douanes et on a hâte d’arriver au bureau d’importation. On ne se sent pas bien car nous ne sommes pas totalement en règle. On arrive au premier poste de péage et c’est avec grand plaisir que nous payons notre dû!! On repart et soudainement, un gros pick-up noir apparaît dans mon rétroviseur. On se sent seuls, pas de téléphone cellulaire, pas de trafic. On a pourtant bien lu sur les blogues qu’il était préférable de rouler en groupe et non pas seul comme nous. Je ralentis un peu, le pick-up ne me dépasse pas. Évidemment, il ne semble pas y avoir âme qui vive dans les environs. Après une quinzaine de minutes le pick-up amorce finalement une manœuvre de dépassement. Nos cœurs s’emballent. Ce sont des policiers, ils sont cinq dans la boîte du pick-up, armés de mitraillettes, casqués et cagoulés?! On leur sourit, ils ne nous regardent même pas et continue leur route. Nous attendront-ils un peu plus loin?? Inquiétant…

 

  • Puno, Pérou; Un kilomètre avant d’entrer en ville, barrage policier pour vérification ou peut-être pour s’emplir les poches avant le weekend. Je donne la photocopie couleur de nos passeports, permis de conduire et immatriculation au policier. Il veut plutôt ma preuve d’assurance-auto. Nous faisons semblant de ne pas être en mesure de parler espagnol ni anglais. Nous ne parlons que français dans ces situations. Limitant ainsi toutes communications. Le policier prétend que j’ai falsifié mon certificat d’assurance. Insulté, je commence alors à parler en espagnol pour lui dire que ça me fera plaisir d’aller au poste de police en sa compagnie. Ma blonde me suggère de me la fermer. Il nous demande carrément une contribution pour régler l’imbroglio. Nous feignons de ne pas comprendre. Le chef se pointe et nous demande aussi une contribution. Je l’apostrophe alors en utilisant son nom qui est brodé sur sa chemise. Instantanément, il sourit, nous souhaite une belle soirée et nous prie de bien vouloir continuer. Hé! Hé!
Campo Grande ville jumelée avec Okinawa au Japon
Campo Grande, ville jumelée avec Okinawa au Japon

4 réflexions au sujet de « Le Portugnol, ça vous dit quelque chose? »

    1. 😉

      Salut Lorraine et José!

      On pense à vous aussi…mais on a pas de date d’établie. Ici dasn le Pantanal, on est bien. Il fait chaud et on voit pleins de bibittes.
      xx

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