Le rêve américain

Dimanche 4 novembre

Nous nous réveillons ce matin après avoir passé la nuit dans le Suzucamp malgré le froid et le grésil. Il n’a pas fait chaud mais dans notre sac de couchage, nous étions confortables.  Merci aux rideaux qui nous donnent de l’intimité et nous protègent des lampadaires ultra éclairant du stationnement.

Visionnez la vidéo du lendemain matin: Première (et dernière) neige

Dès notre réveil, nous profitons des services du « Truck Stop » sur lequel nous avons jeté notre dévolu. Malgré notre activité de repérage chez Walmart la veille, nous n’avons pas été convaincus du confort (sécurité) du stationnement.

Cet épisode chez Walmart a été intéressant. Les conditions économiques aux États-Unis ne sont certainement pas reluisantes.  Par contre, l’éducation ou l’effet culturel est marquant pour ne pas dire traumatisant. Les gens sont malpropres, ils ne sont pas bien habillés, ils sont en majorité gros, ils ont de la difficulté à marcher et ils n’ont pas l’air d’avoir fait d’efforts pour être « présentables ». Devant moi à la caisse, un trio que j’assume être la mère et ses deux adolescentes mettent péniblement (et très très lentement!) les objets sur le comptoir. Je les vois trier des chips, du maquillage, de la soupe en conserve, des bonbons (etc!) dans le panier en comptant leurs billets. Elles donnent l’impression qu’elles s’apprêtent à dépenser leurs dernières économies.  Tout ce qu’elles achètent me laisse perplexe et il me semble qu’elles auraient besoin d’une bonne leçon « d’économie familiale ». Nous avons vu en Inde ou au Vietnam des gens extrêmement pauvres mais ils n’avaient pas l’air de clochards comme pratiquement tous les clients que nous avons croisé à ce Walmart en banlieue de Buffalo.

Le restant de nos rencontres à Erie et Cleveland n’étaient pas vraiment plus reluisantes. C’est triste de voir les gens être pris dans un mode de vie qui n’est pas bon pour eux. De mon point de vue externe bien sûr! Fin de mon éditorial.

En sirotant notre café matinal, nous profitons de la connexion WIFI du New York State Thruway Authority. Vraiment un service merveilleux.

Pour notre départ vers Cincinnati, il neige.  Nous roulons jusqu’à Cleveland où nous arrêtons pour le lunch. Nous demandons à Mme GPS un restaurant Thai. Elle nous guide jusqu’au Siam Café. Une bonne soupe Tom Yum nous réchauffe.

Nous prenons une marche au centre-ville qui est rempli de fans des Browns de Cleveland qui affrontent cet après-midi les Ravens de Baltimore. La ville est tapissée en orange et brun, les couleurs de l’uniforme des Browns.  Au passage, on dépense 5$ au casino où il y a foule.  C’est le montage des lumières de Noël au centre-ville.  Quelques monuments captent notre attention, le Tower Center, le May Building et le mémorial aux soldats et marins des dernières guerres.

On quitte impressionnés par l’activité sportive présente dans la ville : les Browns au football, les Indians au baseball et les Cavaliers au basketball.

La condition des routes est toujours aussi merveilleuse. 700 km de Buffalo à Cincinnati.

3 réflexions au sujet de « Le rêve américain »

  1. Bon voyage à vous deux. Continuez de nous régaler de vos anecdotes. Je crois que je vais bien m’amuser à vous suivre dans les prochains mois. Quelle sorte de voiture avez -vous?

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