Les douze travaux d’Asterix…Nicaragua

On s’est pointé à la douane du Honduras à 10h précise. On doit passer deux douanes contrairement à nos habitudes lorsque l’on voyage entre le Canada et les États-Unis. Celle du Honduras dont on sort et celle du Nicaragua où l’on veut se rendre. Il y avait là un bouchon de circulation immense. Il devait y avoir une centaine de camions-remorques en plus des voitures de touristes en cette fin de semaine de Noël (oui, on a un peu de retard dans l’écriture!). Tout ça sur une petite route provinciale à deux voies qui est en réalité la Pan-American!!

Se mélange à tout ce beau monde, quelques douaniers, des individus qui font le change d’argent, des gardes armés de mitraillette, des agents de transbordement sans uniforme bien sûr, des enfants qui vendent des biscuits…

Les douze travaux d'Astérix Arrosage en règle

On arrive à LA 'douane' !!
On arrive à LA ‘douane’ !!

Première et deuxième épreuve
On a commencé par annuler notre permis d’importation de véhicule du côté Honduras à un guichet et fait estamper notre passeport indiquant que nous sommes bel et bien sorti du Honduras à un deuxième guichet.
Troisième épreuve
En pénétrant au Nicaragua cent mètres plus loin, tout en manœuvrant à travers les camions, on a exigé qu’on fasse asperger notre véhicule d’un insecticide pour ne pas traîner les bibittes du Honduras en terre nicaraguayenne. Ça nous coûte environ 3$. C’est à ce moment-là qu’un jeune garçon a commencé à nous guider à travers nos douze travaux d’Astérix en devenir!! Lui, il le savait malgré ses 10 ans.
Quatrième et cinquième épreuve
Sortis de la fumigation, le jeune homme nous a frayé un chemin à travers les camions pour nous faire stationner devant le guichet pour l’importation de véhicule. On a alors commencé à faire la queue pour obtenir un permis d’importation pour notre camionnette. Il a fallu jouer du coude…un peu. J’avais autour de moi des agents de transbordement qui ont les papiers de cinq, six camionneurs, des travailleurs d’ONG, un diplomate qui a passé devant tout le monde et une seule dame au comptoir qui essaie tant bien que mal de nous servir?!

Vu la lenteur du processus, Marie-Anne est allée faire la queue pour l’immigration. On doit aussi faire estamper notre passeport! Nous étions donc les deux à attendre dans deux files différentes! Une heure plus tard, je me suis finalement fait remettre un permis et je me suis rendu rapidement dans la même file que Marie-Anne pour faire estamper mon passeport.

Sixième et septième épreuve

J’ai aussi dû faire signer le permis d’importation par un inspecteur qui va de camions en voitures pour apposer sa griffe et donner son OK. Évidemment, on doit revenir au guichet de la dame des imports de véhicule pour lui remettre la copie?!

Huitième épreuve

Pendant que Marie-Anne attendait patiemment son tour à l’immigration, elle a procédé à la vente de nos Lempiras Hondurien pour des Cordobas Nicaraguayens. En effet, des hommes se promènent à travers les gens avec leur palette d’argent… Elle en a vendu trois fois à trois hommes différents. De cette façon on peut s’informer sur le taux de change et essayer de moins se faire avoir!!

Épreuve hors-catégorie: varia

Au cours de cette attente en ligne à l’immigration,  on a aussi pu s’acheter des biscuits car on commençait à avoir faim, nous qui roulions depuis 7h! On a pu aller à la toilette (à relais), se faire venter, se faire mouiller par une petite ondée, écouter de la musique à tue-tête qui émanait du kiosque du ministère du tourisme du Nicaragua, bouger mon véhicule qui bloquait le passage d’un énorme camion… Évidemment, il y avait pleins de gens qui passait devant la file pour passer plus rapidement que nous, les touristes! Dont le fameux diplomate, un espagnol avec une bonne douzaine de passeports et des locaux qui connaissent la procédure et le douanier!

Neuvième épreuve

Une heure et vingt-cinq dollars plus tard, nous avions nos passeports estampés en bonne et due forme!

Dixième épreuve

Le jeune homme nous a alors repris en main. Il nous a fait embarquer dans la voiture pour avancer à petits pas vers un autre poste et s’arrêter de nouveau. Nous n’avions toujours pas fait faire l’inspection de notre bolide. On était un peu sur nos gardes car on ne voulait pas manquer une étape et se faire prendre en défaut par la police lors de notre entrée au pays. Ça, ça coûte assurément de l’argent.

C’est à ce moment-là qu’on a dû s’acheter de la « seguro ». En effet, le Nicaragua exige que nous achetions une police d’assurance en cas d’accident. Ça nous protège contre l’extorsion par les policiers lorsque des touristes sont impliqués dans un accident de la route. Ils savent bien que nous pouvons payer pour acheter la paix alors… Pour nous procurer cette assurance, nous avons dû aller faire des photocopies de mon permis de conduire, l’immatriculation, mon passeport…

Douze dollars plus tard et il ne nous restait plus qu’à obtenir la griffe de l’inspecteur des véhicules!!

Onzième  et douzième épreuve

L’inspecteur était à la bourre entre les camions, les autos, le bus de touristes, le diplomate… Le jeune garçon nous a alors guidé pour s’approcher de cet inspecteur! Ce représentant a jetté un coup d’oeil à mon attestation de fumigation, ma preuve d’assurance automobile et a finalement apposé sa signature sur le permis d’import!! Yahoo!! Toutefois, nous devions retourner une copie de ce permis à la dame qui me l’avait remis précédemment… grrrr!

On a remis un « propina » au jeune homme qui nous a guidé sans pression et qui connaissait très bien la procédure ainsi que les prix à payer à toutes les étapes. Muchas gracias!

C’est donc ainsi que se termine notre passage du Honduras au Nicaragua. Deux heures vingt plus tard, nous reprenions enfin la route avec le sourire… en coin!! Astérix n’aurait pas fait mieux…

Top 5 du Nicaragua

 

  • Le calme du pays… il y a moins de trafic et beaucoup de gens se déplacent à pied, à cheval ou à vélo
  • Le coût de la vie est peu élevé, les gens profitent de certains luxes modernes comme le téléphone cellulaire mais lavent toujours à la main et font du transport avec des ânes!
  • Granada, belle ville coloniale où il fait du bien s’installer pour quelques nuits
  • Coucher de soleil parfait sur la plage de Las Penitas près de Leon
  • Camping à la Coop Revolucion Cafe sur la Playa Madera près de San Juan del Sur

Une réflexion au sujet de « Les douze travaux d’Asterix…Nicaragua »

Laissez-nous vos commentaires