Géométrie formée naturellement dans le sel

Mon pays c’est l’altitude… bienvenidos en Bolivia

La police cherche son propina, nous sommes donc heureux de sortir du Pérou. Lors d’un de nos arrêt de contrôle, l’un d’eux va même jusqu’à prétendre qu’on a falsifié notre papier d’assurance et que nous ne sommes plus assurés. On s’obstine dur comme fer! Une fois reparti (sans amende ni pot-de-vin) nous amorcerons les enquêtes car il a réussi à mettre le doute dans nos têtes sur la validité de notre assurance. Après détour par le poste de police de Puno, on conclut que nous nous sommes fait avoir à l’achat. Le vendeur nous a remplis l’information sur un formulaire périmé et mis la moitié de la prime dans sa poche. Nous n’avons été assurés que le premier mois sur deux.

Notre assurance... de 2012 mais payée pour 2013
Notre assurance… de 2012 mais payée pour 2013
Sceau et signature pour confirmer que l'assurance est périmée!
Sceau et signature pour confirmer que l’assurance est périmée!

On n’ose plus conduire avec le bolide au Pérou car chaque arrêt policier se transforme en négociation. Nous nous obstinons à ne pas payer de pot de vin. On ose croire que la vertu a encore sa place.  Malheureusement, la conséquence, c’est que Ninon prendra le bus pour l’aéroport. Pas le service qu’on aurait aimé offrir à notre amie qui est venue nous voir au Pérou.

La Bolivie de Copacabana à Uyuni  en passant par La Paz c’est :

  • Être à bout de souffle en marchant
  • Vivre à une température constante : froide
  • Avoir constamment les mains et pieds gelés
  • Avoir la bouche sèche, les lèvres gercées et le nez brulé

La Bolivie à l’heure des repas c’est:

  • Être à bout de souffle en mangeant
  • Ne pas avoir faim
  • Adorer la soupe chaude
  • Toujours avoir soif
  • Ne pas avoir le goût d’une bière froide
  • Faire cuire c’est plus long… le riz est souvent « al dente »
  • Manger gras
  • Jus d’orange frais pressé sur le coin de la rue à 50 cennes

Les paysages de la Bolivie c’est:

  • Du ciel bleu
  • Des pics enneigés
  • Du soleil intense
  • Des paysages uniques
  • De la misère… Charles Aznavour avait raison. La misère est moins pénible au soleil mais surtout en basse altitude et au chaud.

 

Avec nos sympatiques vendeurs de fruitsloops boliviens
Avec nos sympatiques vendeurs de fruitsloops boliviens

Les hôtels de la Bolivie c’est:

  • Être à bout de souffle en dormant
  • N’avoir qu’un filet d’eau chaude à la douche
  • Se faire des bouillotes pour mettre sous les couvertes avant de dormir
  • Être habillé de la tête aux pieds
  • Ne pas avoir de chauffage à l’hôtel
  • Se coucher sous 6 couvertes de laines (!!!)… et avoir froid quand même
  • Dormir avec tuque, gants, bas…
  • Laisser couler le filet d’eau chaude de la douche 15 minutes pour créer un espace sauna
  • Étancher sa soif avec une tasse d’eau chaude
  • Utiliser nos sacs de couchage même à l’hôtel
  • Sortir de la chambre pour se rendre compte qu’il fait plus chaud à l’extérieur que dans l’hôtel
    La Paz!
    La Paz!

La Bolivie c’est aussi:

  • Se rendre à l’évidence qu’il est impossible de jogger
  • Marcher sur le trottoir du côté ensoleillé et idéalement à l’abri du vent
  • Partir longtemps à l’avance car on ne peut pas courir!!
  • Fermer les portes… l’expression « on chauffe le d’word » ne s’est pas rendue jusqu’ici. Ah c’est vrai, il n’y a pas de chauffage! Au moins sans courant d’air! Donnez-vous une chance!
  • L’équipe nationale de soccer Bolivienne gagne très souvent à La Paz (3700m) mais perd toujours à l’étranger…

    Laguna rosée
    Laguna rosée
Tout un spectacle vu du train
Tout un spectacle vu du train

A notre entrée en Bolivie, on cherche le gaz. On nous dit dans 5 km, puis on fait 5 km et on nous dit dans 5 km… on fait ça pendant près de 150 km jusqu’à une station d’essence. Une fois-là, ils nous annoncent qu’ils n’en n’ont plus. Grrgh!

« Et c’est où la prochaine station »

« 5 km »

20 km passent. L’armée nous arrête.

« C’est où la prochaine station »

« 5 km  dans la courbe ».

Maudite marde… on fait la file mais ils ne veulent pas nous en vendre! Le prix international est 2,5x le prix bolivien. On veut du gaz. On ne se rendra pas à La Paz sur les vapeurs. On va payer. Nous n’avions pas compris qu’ils se négociaient une vente sans facture. C’est une leçon qu’on aura apprise pour le reste de notre voyage en Bolivie. Pas de facture, le gaz coûte 7 bolivianos le litre (1,10$) mi-chemin entre 9,11 bolivianos, le prix international et 3,75 bolivianos prix local.

File à la station
File à la station

 

Notre passage à Copacabana est fascinant. Un peu à cause du lac et du charme de la ville mais surtout parce que nous avons droit à tout un show!  À bout de souffle, les pauvres gens grimpent au calvario. Au sommet, on y achète des miniatures pour les faire bénir par des sois disant représentants du « pouvoir occulte »! Ils font faire la bénédiction de voitures, camions, paquets d’argent Monopoly, maisonnettes et poupées.

Le dimanche, c’est en face de l’église que ça se passe… cette fois-ci, ce ne sont pas des miniatures mais bien les vraies voitures.  Elles sont décorées de fleurs, guirlandes, choux. Après la bénédiction du père avec de l’eau bénite dans tous les racoins de la voiture (et la remise d’un 10 bolivianos par le propriétaire), on lance des grains de riz, on brasse le champagne, on en verse sur l’auto et on fait exploser les pétards! Un peu plus et le Suzucamp y passait.

Le Salar d’Uyuni est notre deuxième fascination Bolivienne. On dirait un grand lac gelé. C’est l’impression que cette immense étendue de sel blanc nous donne. On a froid, ça ne fait qu’améliorer l’effet!

On se paye un grand luxe…une nuit dans un très bel hôtel de sel. Les murs sont en brique de sel! Les joints aussi! Ah, et le mobilier! Chaise, tables, lit… on y fait la rencontre de sympathiques voyageurs qui sont surpris de nous voir boire de la bière à cette altitude. Ils nous jasent ça entre deux respirations à même la bombonne d’oxygène dans le lobby. Bien que l’altitude nous fasse souffrir, notre mois passé en altitude nous a clairement permis de s’acclimater!!

Salar de Uyuni
Salar de Uyuni
Petite bière en altitude confortablement installé sur un fauteuil en sel
Petite bière en altitude confortablement installé sur un fauteuil en sel

12 réflexions au sujet de « Mon pays c’est l’altitude… bienvenidos en Bolivia »

  1. Wow, très intéressant. Le petit passage a Copacabana me rappelle mes plus beaux souvenirs de Bolivie. Nous n avons pas monté le  » calvaire » . Nous avons préféré se promener dans la ville , et acheter plein de foulards en laine  »alpaga » à des prix dérisoires au marché publique installé en face de l église.
    Merci encore de ce beau reportage et bonne route  » les enfants  » !

    1. Bonne fête en retard Marie-Anne xxx xxx
      On pense à vous spécialement en Bolivie…un pays magnifique !
      Bonne route !

    2. Un voyage plein d’aventure même quand tu sembles ne pas en souhaiter! Mais pour les lecteurs que nous sommes c’est des plus excitant. Lorraine xx

  2. Quelle belle aventure! Bonne lecture…ici nous suivons le hockey. Le petit-fils Anthony Mantha (le fils de Daniel Pronovost) s’entraine présentement avec équipe Canada.
    Continuez votre beau voyage. Des saluts à tous.
    André Pro

  3. Ouais c’est qq chose la Bolivie… …
    Et que dire de la crosse de votre assurance. Nos petits scandales municipaux à côté du côté corrompu de tout ceux que vous croisez ? 😉

    1. Ah! la corruption! On fait tout ce qu’on peut pour ne pas « embarquer » dans ça. On se dit que si tout le monde résistait, ça serait un monde meilleur.

  4. Interessant de se replonger dans quelques souvenirs  » perso » a travers cette lecture que j’ai appréciée!
    Il y a juste un point que je ne partage pas la preuve : http://www.runningwithoutborders.com/bolivia/

    J’ai loupé de 1er marathon de La Paz de une semaine et viens juste de terminer le Sky Race  » Death Road  » de bas en haut.

    1. Quelle bonne idée de courir la Death Road!! Bon, tout ça est dit à 100 m d’altitude assis confortablement au chaud.
      Miyuki avait passé son tour?

      On vous lève notre chapeau pour la course à La Paz… non seulement pour l’effort physique mais pour le courage de trouver un endroit « calme » et sans trop de poussière!

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