La spécialiste des cordes à l'oeuvre

Panama… première partie

Nous arrivons au Panama en reprenant nos douze travaux d’Astérix car les douanes ne sont pas plus rapides que nos précédentes d’Amérique Centrale. La route qui nous attend au Panama est belle et souvent à deux voies. Par contre, la chaleur est vraiment intense. Il doit faire 45 degrés Celsius. On fera notre premier arrêt à David. On y mange du succulent poulet avec yuca et patacones. Le yuca est une racine qui est assez répandue dans l’alimentation à travers le monde et les patacones sont des bananes plantain tranchées et frites. Nous les avons préférés aux frites par principe de voyageur et nous avons été agréablement surpris… beaucoup de sel et de sauce à l’ail font des miracles!

 

 

On reprend notre chemin pour faire un autre 400km pour nous rapprocher de notre rendez-vous à  Panama City. L’armée nous arrête après quelques heures de route. On nous demande nos papiers.

-          Vous allez devoir faire un détour
-          Quoi!?
-          Oui, les indiens bloquent la route. Ils manifestent contre le développement d’une mine.
-          Ah ok! On est habitués à ça chez nous aussi.
-          Ouin mais ici, on pourrait vous prendre pour des gringos qui viennent faire de l’exploration. Ils aiment bien en prendre en otage une fois de temps en temps pour donner une tribune à leur cause.
-          OK. Non non, nous on veut juste aller à Panama city.

Fiou… tout ça en espagnol! On s’améliore!

À bout de nerfs, étant donné la chaleur et la route de détour étroite et en serpentin, on décide de se diriger vers les montagnes pour trouver du répit. On arrive à El Valle en fin de journée. On est surpris des petits 20 degrés. C’est ici que les riches immigrants retraités viennent s’installer. Les camions Audi, BMW et Lexus sont la règle…  à part pour les employés de ces gens riches qui, on l’apprend plus tard, doivent employer quatre personnes pour avoir le statut de résident. Ces employés ont leur maison sur le terrain et un genre de 4 roues de ville pour aller faire les commissions! Ayoye! Le Panama offre toutes sortes d’incitatifs pour les gens qui veulent venir s’y établir.

Premièrement, pas de taxe sur les revenus. Donc, ceux qui vivent de revenus de placements, ne paient pas d’impôt. Il y a aussi toutes sortes d’avantages comme des rabais importants (25 à 50%) dans les commerces (agences de voyage, dentiste, resto, médecin…) en tant que « retraités » (peu importe l’âge).  Et on ne se rappelle plus exactement pour la taxe sur la propriété mais c’est soit gratuit…pour toujours ou pour 20 ans?? En tout cas, on est presque déménagé quand on s’est fait raconter ça. Il y en a plusieurs qui en profitent! En plus, parait-il que les employés sont payés 70$/semaine pour 6 jours de travail. Sapristi, une femme de ménage fait ça en une demi-journée chez nous. Cash!

 Pendant notre visite à El Valle, nous profitons des eaux thermales. Une petite visite aux Pozos avec un traitement à l’argile.  On croise beaucoup d’indiens Kunas. Les gars sont habillés ‘normal’ et les filles portent le costume traditionnel avec bracelets et bas réchaud en billes. Avec le cellulaire en main, le contraste  est plutôt cocasse.

Après un départ rapide d’El Valle et un bouchon de trafic à notre arrivée dans la ville, nous empruntons le Corredor Sur. Étant donné qu’on est en retard, on est très heureux de pouvoir rouler rapidement et ne pas être à pas de tortue sur la route au centre-ville. C’est un peu comme arriver sur l’autoroute Ville-Marie quand ça fait une heure qu’on est dans le trafic, lumière après lumière sur Notre-Dame. On nous annonce un péage. Pas de problème. Ça nous fait plaisir de payer. Étant donné qu’on est en retard, on vise la ligne la plus courte. Le co-pilote lâche la route des yeux pour trouver de l’argent quand on arrive au guichet.

-          Votre tarjeta.
-          Quelle tarjeta?
-          C’est 7$. Vous avez pris la voie avec une tarjeta alors vous devez l’acheter.
-          Mais c’est 1,40$ pour passer.
-          Ah…vous avez pris la mauvaise file.

Les quelques instants de cette conversation et la file s’accumule derrière nous. Il doit bien y avoir un moyen de payer 1,40$ et de passer… c’est non négociable. On va vous aider à reculer. OK. On va reculer à travers 300 autos pour aller prendre la voie d’à côté… bien sûr, en essayant de couper les gens qui attendent dans la longue voie d’ effectivo . Eh!! La chicane entre le pilote et le co-pilote commence.

-          On va la payer la maudite carte là! On n’est pas pour reculer sur l’autoroute avec les voitures qui attendent en file.
-          Ben non, c’est correct, on recule et on prend une autre ligne…

Le pauvre gars qui a reçu nos insultes nous assiste dans l’opération. Ayoye. Tout ça pour dire qu’on a payé 1,40$! Disons qu’à notre deuxième arrêt de péage, on s’est assuré de prendre la longue file!

On est arrivés à l’aéroport en retard mais ma famille était toujours là. Fiou! Une belle réunion chaude, il faisait environ 45 degrés! On a ensuite entrepris de mettre les bagages sur le toit de l’auto. On avait déjà l’expérience avec Mic&Mic mais là, on avait un passager de plus!

à suivre…

2 réflexions au sujet de « Panama… première partie »

  1. Je vous suis depuis le début, mais là je vous trouve très courageux. Je viens de réaliser que je suis vieille, vous me donner un coup de vieux… mais j’ai toujours hâte de vous lire.

    1. Bonjour madame Boisvert,

      Bien content d’avoir de vos nouvelles!! À vous regarder vous déplacer de l’IDS au chalet et en Floride… C’est inspirant!! Saluez André de notre part!

      à plus

      Martin et Marie-Anne

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