Ça tremble un peu fort, non?

On se pointe à Lima avant midi mais nous sommes ralentis par le trafic. Huit millions de personnes génèrent tout de même son lot de congestions routières. On rate alors notre rendez-vous à l’ambassade du Brésil pour y déposer notre demande de visa.

On nous explique qu’on doit revenir le lendemain, avant midi, pour y soumettre notre candidature avec nos états bancaires des trois derniers mois, une photocopie de carte de crédit, un itinéraire de notre périple au Brésil et soixante-cinq dollars US. Un chausson avec ça!

Ambassade du Brésil
Ambassade du Brésil

Le jour suivant on a bien sur dû lever le ton pour expliquer au représentant de l’ambassade que nous n’avions pas de billet d’avion ou d’itinéraire confirmé par une agence car nous voyageons en voiture. Nous leur avons fait comprendre qu’ils n’ont rien à craindre, qu’on ressortira du pays… Paraît-il qu’ils ne font qu’appliquer la même médecine que le Canada impose aux brésiliens qui veulent venir dans notre beau pays?! Bref, ils sont plutôt envahissants et suspicieux.

Confortablement installés dans notre belle chambre au 11ième étage, notre idée de prendre une semaine de répit à Lima s’avère fort à propos. On doit attendre nos visas alors on en profite pour aller au gym à tous les matins, on reçoit le journal quotidiennement, on a une vue splendide sur Lima, les déjeuners sont fruités à souhait, la connexion wi-fi est performante, le lit est immense, on a même eu droit à la présence de l’équipe de soccer professionnelle Allianza… On est dans le grand luxe pour la première fois depuis un sapré moment et pour la quart du prix!! Vive Sky Auction et le Casa Andina!!

 

Le quartier Miraflores à Lima sied sur une falaise et à ses pieds se trouve le Pacifique et ses vagues déferlantes. Les adeptes du parapente et du surf profitent des largesses qu’offre l’emplacement de ce quartier. Un parc bien aménagé s’y trouve et les expats y déambulent en grand nombre. On retrouve tout ce qu’il faut pour passer un bon moment à Lima. Au point que nous pourrions considérer s’y installer, un jour!!

Notre top 5 de Lima

  1. Quartier Miraflores, ses restos cool, ses boutiques, sa falaise en bord de mer…,
  2. Parc sur l’océan pour courir, jouer au tennis, surfer… et voler en parapente,
  3. Centre d’achat chic avec un Tony Romas (on s’est retenu car on est au régime)
  4. Épicerie comme chez nous, Chez Wong! Oui, oui, les chinois sont prospères au Pérou,
  5. Centre historique et archéologique en plein centre-ville!

Un midi, alors que je jase avec mon père (skype), dans le confort de notre chambre. Le plancher, les fenêtres, les chaises, tout se met à vibrer? Quelques secondes plus tard, une deuxième séquence de vibrations sévit. Ni une, ni deux, je salue mon père et nous sortons de l’hôtel rapidement. C’est un tremblement de terre de 5,6 qui nous fout la trouille. On apprend alors que la terre tremble depuis toujours au Pérou!! Même les Incas bâtissaient en conséquence… Bienvenidos en Peru!!

Notre hôtel à Lima... en es`pérant que les petits blocs soient antiséisme
Notre hôtel à Lima… en es`pérant que les petits blocs soient antiséisme

Deux pneus de notre bolide sont percés de vis. On profite de notre congé de la route pour les faire réparer. Les deux gars qui attendent derrière nous en BMW M3 sont plutôt intrigués par notre plaque du Québec et nos bas de portes en « duck tape »!! Hi! Hi!

La communauté chinoise est très bien représentée au Pérou. À la fin du 19ième siècle, une vague d’immigrants chinois s’y sont pointés car le travail ne manquait pas. Ainsi aujourd’hui on peut facilement déguster des mets chinois dans une chifa et ce dans toutes les villes du pays. Les Péruviens sont d’ailleurs très friands des riz frits!

Les parapentes s'en donnent à coeur joie en cette journée ensoleillée de Lima
Les parapentes s’en donnent à coeur joie en cette journée ensoleillée de Lima

Notre semaine de vacances terminée au Casa Andina et toujours dans l’attente de nos visas brésiliens, on se pointe alors dans une auberge de jeunesse. On y passe une seule nuit. On a d’ailleurs la chance de pouvoir camper dans le SuzuCamp sur le stationnement de l’auberge. On passe alors de notre chambre du 11ième étage au confort de notre camion, ouf!!!

On prend finalement possession de nos passeports à l’ambassade du Brésil. On continue notre route sur la côte Pacifique en direction de Nazca. C’est là qu’on peut voir d’énormes figures tracées sur le sol désertique. Par exemple, du haut d’une tour d’observation, on peut voir un arbre, un oiseau… Il y a des centaines de ces géoglyphes qui ont été fait il y a plus de 1500 ans!!?? Plutôt surprenant que cet écosystème désertique conserve si bien ces images à même le sol.

La grenouille...ou les mains à Nazca
La grenouille…ou les mains à Nazca

À notre grande surprise, la côte pacifique nous réserve des apparitions plutôt uniques. On croise, quelques oasis au fond de canyons entre les montagnes. Ces îlots verdoyants nous offre la chance de goûter des olives, des clémentines et même du miel à l’eucalyptus!! Wow! Vraiment fascinant de passer du désert en bord d’océan à ces enclaves agricole au climat quasi parfait!!

Grande primeur… notre nouvelle collaboraton au site Moi mes souliers!! C’est le portail d’information francophone destiné aux globe-trotteurs en tous genres. Nous ferons régulièrement une chronique sur la forme et la santé en voyage. Allez voir notre premier article en cliquant sur le lien suivant: Étirer l’élastique en voyage.

Hasta luego chicos y chicas!!

 

Le berceau des Amériques…

Camion bien chargé!
Camion bien chargé!

Le nord du Pérou n’a pas bonne réputation et malheureusement reçoit peu de touristes. Probablement que les avertissements des guides de voyage nous informant des attaques « choke & grab » sur les sites archéologiques n’aident pas à populariser la destination. Quant à nous, après un mois de pluie quotidienne en Équateur, c’est avec grand plaisir que nous découvrons, poivre de cayenne en main, la côte nord désertique du Pérou.

Incroyable paysage... du sable à perte de vue
Incroyable paysage… du sable à perte de vue

Top premières impressions du Pérou:

  • Camions ultra chargés de foin et de canne à sucre… sur la Panaméricaine.
  • Le désert, la poussière (partout, partout, partout) et les Tuk-Tuk nous rappellent l’Inde!
  • La pauvreté est frappante. Les habitations faites en bambou ou paille tissée sont abondantes. L’autre type de construction populaire utilisée depuis plus de 2000 ans : la brique d’adobe (terre).
  • En ville,  les gens se construisent des murs de 2 à 3 mètres de haut pour entourer leurs maisons.
  • L’Inca Kola, ce n’est pas seulement une légende. Ils en boivent en quantité  industrielle de ce liquide jaune. Ça goûte comme notre cream soda.
    Après un mois de pluie en Équateur, ce paysage est le bienvenu
    Après un mois de pluie en Équateur, ce paysage est le bienvenu

     

     

     

     

    Top Pimentel (petit village près de Chiclayo):

  • Boardwalk digne de Fort Lauderdale,
  • Long quai qui avance dans la mer qui servait au transport du sucre au cours du siècle dernier. On doit acheter un billet pour y accéder et ça assure un minimum de sécurité et de surveillance,
  • Nombreux restos de poisson et fruits de mer avec vue sur le Pacifique,
  • Proximité de plusieurs sites archéologiques Chimu,
  • Pêcheurs qui utilisent les bateaux en paille totora pour pêcher dans l’eau froide du Pacifique. Ces embarcations sont utilisées depuis des milliers d’années!

Top Lambayeque, Sipan & Tucume:

  • Musée Tumbes Reales (tombes royales) qui nous plonge dans la pénombre dans le but de conserver corps et objets en cuivre recouverts d’or… À cette époque, la mort du roi entrainait le sacrifice de sa cour, ses femmes, enfants, lamas?! Malheureusement, on ne pouvait pas prendre de photo,
  • La tombe du Senor de Sipan avait été préservée intacte car on bâtissait en pyramide par-dessus la pyramide précédente,
  • Intéressant d’apprendre que suite au pillage des tombes, les recherches et la vigilance aux douanes américaines a permis de retrouver des objets jusqu’aux USA et en Europe,
  • Site archéologique en brique d’adobe (sable, eau, paille, coquillages)… c’est cool mais pour la préservation, bien que ça soit assez solide, les intempéries ont souvent raison des structures,
  • Ça ne fait que 20 ans que ces sites Chimu sont passés au peigne fin par des équipes d’archéologues… le meilleur est à venir!

Top Huanchaco et Trujillo:

  • Surf en wet-suit à Huanchaco… et toute la culture et la faune qui vient avec! Certains sont là pour surfer et d’autres pour vendre leur artisanat (argentins),
  • Bord de plage avec restos, pêcheurs, quai, terrain de jogging,
  • Manger un type de poisson différent à tous les jours,
  • Passer un après-midi dans un centre d’achats moderne et siroter un petit café Juan Valdez comme si on était chez-nous,
  • Centre de Trujillo, sa grande place, ses rues piétonnes et ses bâtiments coloniaux.

Top Chan Chan (Arco iris, Esmeralda, Huaca de la Luna…y Sol):

  • Bas-relief en terre fait par les Moche, amicalement surnommés la culture de la bouette,
  • Site où on est les seuls touristes et où on peut prendre toutes les photos qu’on veut,
  • Chiens chauds ou Viringo: ces chiens sont une espèce endémique du Pérou. Leur température corporelle est supérieure à celle des chiens de chez nous. Les ancêtres les utilisaient pour guérir les rhumatismes, l’arthrite et même la grippe,
  • Bonnes visites guidées en même temps que notre leçon d’espagnol,
  • Poche : le risque d’attaque et le manque d’indications pour se rendre aux sites.

    Chien chaud... littéralement
    Chien chaud… littéralement

Top Caral-Supe:

  • Le berceau de l’Amérique!! Visiter le deuxième plus vieux site de présence humaine au monde après la Mésopotamie!! Quelques 250 ans avant l’Égypte!
  • Ils ont commencé à excaver en 1994 et 15 ans plus tard, ils étaient admis sur la liste de protection du patrimoine de l’Unesco!
  • C’est une civilisation qui a utilisé la pierre et non la terre comme les Moche ou Chimu. La région a 20 sites, Caral est le plus gros… il y en a 8 autres qui sont à être excavés,
  • Constater que l’aide de pays étrangers permets aux Pérou de bâtir des sites de classe internationale (toilette, stationnement, petits kiosques…),
  • Le logo du Pérou est inspiré d’un pétroglyphe en forme de colimaçon retrouvé sur ce site!!