L'itinéraire de notre croisière

Vie de crucero!

Dès notre arrivée au port d’embarquement, on nous met au pas…ou à la file. Deux heures d’attente pour l’embarquement. Ce sera le thème de fond de cette odyssée de 13 jours.

Voici notre itinéraire représenté sur la carte :

L'itinéraire de notre croisière
L’itinéraire de notre croisière

Top 5 : Agréable en croisière

  • Couvrir plus de 8000km de territoire en 13 jours sans avoir à se soucier de la route, des douanes, des trous, de la police…ou de se trouver de l’hébergement, un resto ou de l’essence. C’est la GRANDE GRANDE vie. On se réveille le matin et on a fait près de 300 km!
  • Aller à la Thalasso tous les jours : On a pris cet extra par crainte d’avoir à se battre pour des chaises à l’extérieur à la piscine. On ne savait pas jusqu’à quel point on faisait une bonne affaire car la seule journée possible pour se baigner était celle à notre départ… y faisait trop frette pour rester à l’extérieur.
  • Se faire servir le café et les fruits à la chambre en guise de réveille-matin. La liberté et le luxe de manger ce qu’on veut…quand on veut! Petit cornets de crème glacée, bouffe indienne, wok et table privée au souper.
  • Retourner à l’entraînement dans un gym full equipped! Ça fait changement car il faut oublier la course. La piste de « marche » sur le pont mesure 150m! Il faut faire 7 tours pour faire 1km et il vente à écorner un bœuf! Et pour les tapis roulant au gym…il faut faire LA FILE en plus de gérer la houle. Vivement l’elliptique!
  • Avoir une foule de divertissements disponibles : films « en plein air »  avec couvertures et popcorn, casino, spectacles, bingo, encans d’art, danse (on regarde et on est impressionnés des asiatiques qui savent très bien danser.)

Top 5 : « bof »

  • La file, la file et encore la file… spécialement pour sortir et entrer du bateau, mais aussi au service à la clientèle, au buffet…
  • Durant notre croisière, quatre personnes sont mortes sur le bateau. Rien pour faire le 24 hours Mystery… avec une population d’âge moyen de 70 ans, on imagine que c’est normal. Crise cardiaque pour la plupart.
  • La télé sur le bateau était nulle! On n’avait que des postes de nouvelles américains. On s’est « passioné » pour l’histoire de Jody Arias. Il n’y avait rien que ça. Même le film gratuit se répétait aux 2 jours. OUF. Tout pour qu’on achète les films du « pay per view ».
  • En 4e et 5e position: Les retards…et les temps très limités de visite lors des arrêts. Typiquement, nous arrivions à notre destination une heure en retard…puis c’est le processus de désembarquement. On a deux situations, soit on est au quai, soit on doit utiliser les ‘tenders’ (bateaux de sauvetage). Habituellement les quais sont moins pénibles, à moins que, comme à Buenos Aires, qu’on doive prendre une navette pour sortir du port.  Pour les ‘tenders’, il faut se lever à 5h30 am et faire la file pour avoir un « sticker » numéroté avec le ‘tender’ qui nous est attitré. Bien sûr, il se peut qu’on attende 1h30 même si on a le sticker #2… les gens qui ont des excursions achetées via la croisière ont priorité sur tout le monde et les VIP (ceux qui voyagent souvent avec Carnival) aussi! On réussit alors à sortir à 9h  et l’heure de retour sur le bateau est 16h! Ça ne fait pas long de temps libre. Et là, quand on attend depuis une heure pour revenir sur le bateau…on voit finalement les bus d’excursions arriver! FRUSTRANT.

Notre premier arrêt est à Puerto Montt au Chili.  Il pleut mais ça importe peu car on est en excellente compagnie. C’est l’Anniversaire de Mariage de Louise et Bernard! 40 ans!! Ils sont venus nous rejoindre de l’Argentine pour célébrer.

Nous passons ensuite par le Détroit de Magellan… comme une croisière dans les fjords du Saguenay. Le bateau s’insère entre les montagnes rocheuses qui bordent ce bras de mer… Spectaculaire!

Punta Arenas et les Pingouins! Belle ville. Plusieurs banques…riches éleveurs de moutons. On a la chance de visiter une aire protégée où les pingouins de Magellan mettent bas. Toujours impressionnant de voir ce genre d’oiseau qui nage mieux qu’il marche et certainement mieux qu’il vole!! Il se cache dans des terriers comme nos siffleux?! Évidemment, ils retournent à la mer pour s’alimenter.

Le canal de Beagle ou canal de Darwin… on y voit des glaciers. On navigue dans des couloirs très serrés et on aperçoit ces jetées de glace qui semblent déborder de la montagne. Couleur bleutée, l’eau qui s’en échappe contraste avec l’eau salée de la mer. On nous confirme toutefois que l’Alaska est plus spectaculaire au niveau des glaciers.

Nous arrivons à Ushuaia vers midi. Elle se surnomme le bout du monde ou la porte de l’Antarctique. Ville de bord de mer avec les montagnes comme panorama…très belle carte postale! On marche jusqu’au glacier Marcial…toute une expédition. Près de minuit, on repart mais c’est déjà l’automne alors la clarté ne tient pas jusque-là même si nous sommes au 55ième parallèle.

Lendemain matin, c’est le jour tant attendu par plusieurs. C’est le passage du Cap Horn ou ‘U turn’ pour ceux qui font la croisière de Los Angeles à New York. Nous ne faisons que 13 jours de cette croisière qui en prend 48!! On a de la difficulté à évaluer la hauteur des vagues mais ça brasse à souhait! La visibilité est plutôt nulle, il vente tellement que le bateau penche sur sa gauche brusquement et les piscines se vident de leur contenu??!! On vas-tu couler? Ben non!! Un peu épeurant! Il y a un autre bateau de croisière qui lui attend à l’abri d’une île. On ne pourra pas voir le phare du cap Horn mais la météo nous a fait comprendre que de contourner la pointe de l’Amérique du Sud n’est pas de la tarte! Imaginez au temps des galions du 18ième siècle.

Le prochain stop se fait à Puerto Madryn… On retrouve Bernard et Louise qui nous attendent avec une voiture et un lunch. On a la chance de se rendre à la péninsule de Valdès.

Quatuor à Puerto Madryn
Quatuor à Puerto Madryn

Collaboration spéciale de Lumberjack :

On s’est retrouvés ce matin vers 8h au bout du quai. Nos projets de la journée: aller faire le tour de la Péninsule Valdés. La température, quoique nuageuse, est tout de même clémente. On se déplace donc vers l’entrée du parc, site naturel protégé de l’UNESCO.

Il a plu abondamment durant les deux dernières journées et une rumeur circule sur le bateau que certaines routes sont fermées.  Effectivement, à la guérite du parc, on nous annonce qu’il n’est pas possible de faire le tour de la péninsule car la pluie a rendu les routes impraticables. Le plus loin qu’on peut aller est au petit village de Piramides. On nous demande si l’on veut tout de même payer le 20$ de coût d’entrée par personne. Si,si!

Après un court arrêt au centre d’interprétation de la péninsule de Valdés, on se dirige vers Piramides. C’est un petit village de touristes au fond d’une baie ensablée avec la rue principale en pavés unis! On quitte le village en voulant vérifier si les dires de routes bloquées sont bien vrais. À moins de 500 mètres de la sortie du village, la route s’est transformée en un lac d’une dizaine de mètres longueur et on n’ose pas en sonder la profondeur avec notre auto.

On revient au village et on arpente toutes les rues donnant sur la baie. Ceci nous permet de faire la rencontre, dans un stationnement pour campers seulement, d’une famille avec deux enfants, venus de France avec leur camper. Ils veulent visiter l’Amérique pendant un an et demi. Délicieux échanges avec des gens cultivés et ayant des optiques de vie qui s’accordent avec les nôtres.
On s’arrête pour prendre un café et essayer un Yerba Mate. C’est le breuvage chaud typique de l’Argentine et la proprio nous le fait découvrir selon la coutume du pays.

Après un détour à l’information touristique, on nous oriente vers une piste qui nous mène à une loberia. C’est un site ou les loups de mer mettent bas et nourrissent leurs bébés le temps qu’ils soient suffisamment grands pour suivre la meute. Le vent nous souffle le sable dans les oreilles et dans les yeux mais quand il se calme on peut entendre les appels des mères qui sollicitent leurs jeunes à venir téter. Le spectacle est impressionnant. On peut aussi voir à l’occasion une femelle qui après quelques efforts réussit à se hisser sur la plage et de temps à autres un pingouin de Magellan qui refait surface pour reprendre son souffle.
Sur le chemin du retour on photographie des guanacos (petit lama sauvage), choiques (petite autruche) et autres petits oiseaux qui ressemblent à des perdrix. On évite de justesse d’écraser un de leurs lièvres sauvages. Ils sont gros avec de très longues oreilles. On ne photographie même pas l’un des 80 000 moutons qui vit sur la péninsule.
Retour et tour de ville en voiture.  La rentrée à bord est prévue pour 15h30 mais comme d’habitude tout se fait en retard.  On se quitte, il est presque 17h, promettant de se revoir dans 3 jours à Buenos Aires!!


On se réveille à Montevideo en Uruguay. On a l’impression d’avoir traversé l’Atlantique et d’être arrivé en Europe. L’architecture, les voitures et les habitants nous rappellent le vieux continent. La ville est belle, ça boit du maté sur la rue, le soleil nous réchauffe et on s’y sent bien.

Après une autre nuit de navigation, nous arrivons à Buenos Aires…

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